April 29 – June 13, 2026
opening on Wednesday, April 29 from 3 to 9 pm

29 avril - 13 juin 2026
vernissage le mercredi 29 avril de 15h à 21h

 
 

Orchis, 2025
Aquatint and dry pastel on Rives paper. 47 x 31.1 in.
Aquatinte et pastel sec sur papier Rives. 119,5 x 79 cm

 

Etoile 4, 2025
Embossing and dry pastel on paper. 17.7 x 13 in.
Gaufrage et pastel sec sur papier. 45 x 33 cm

Cymette, 2025
Set of 11 elements. Ceramic. 15.7 x 17.7 x 13.7 in.
Ensemble de 11 éléments. 40 x 45 x 35 cm

 

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Pour sa première exposition à Backslash, l’artiste pluridisciplinaire Frédérique Lucien présente un ensemble d’œuvres inédites qui s’inscrivent dans le prolongement d’une recherche engagée dès les années 1980, notamment au sein de la galerie Jean Fournier. Fidèle à son exploration des territoires du végétal, du minéral et du vivant, elle tisse un continuum sensible où les formes, les matières et les rythmes dialoguent, comme autant de manifestations d’un même souffle. L’exposition se déploie en ensembles de céramiques, de pastels et de papiers découpés, composant un véritable abécédaire de son iconographie personnelle. Chaque œuvre y apparaît comme une lettre, fragmentaire et essentielle, d’un vocabulaire plastique singulier, patiemment élaboré au fil du temps. En explorant de nouvelles séries, matières et motifs, Frédérique Lucien renouvelle sans cesse son geste tout en faisant advenir un ensemble d’œuvres immédiatement reconnaissables, comme si chaque forme, malgré sa nouveauté, se souvenait d’un langage déjà là.

Conçue comme une forme autonome, l’exposition s’invente une scénographie intégrale et un parcours habité par le regard et le pas, offrant au visiteur l’expérience d’un monde à parcourir, semblable à un jardin anglais où l’ordre et l’imprévu, la rigueur et la liberté, composent l’univers de l’artiste. L’exposition met en lumière la cohérence d’une œuvre qui, depuis plus de quarante ans, interroge avec constance les relations entre observation, mémoire des formes et invention plastique.

Depuis la fin des années 1980, Frédérique Lucien développe une œuvre subtile et protéiforme, nourrie d’une observation minutieuse du végétal, du minéral, de l’organique et du corps humain. Par la répétition et la variation, sa pratique multidisciplinaire est ancrée dans le geste du trait et de la forme. Elle élabore ainsi une oeuvre unique où le motif devient prétexte à une exploration formelle, loin de toute imitation. Ces fragments botaniques ou anatomiques prennent alors corps dans un entre-deux troublant : par le dessin au fusain, la découpe de métal, la céramique ou la sérigraphie sur verre, elle explore les tensions entre vide et plein, opacité et transparence, surface et profondeur. Chez Lucien, l'observation devient langage. Son œuvre délicate et précise dissèque ainsi la vie pour mieux en révéler sa vision poétique du monde.

Née en 1960, Frédérique Lucien vit et travaille à Paris. Diplômée de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, elle commence à travailler immédiatement avec la galerie Jean Fournier jusqu'à la fermeture de cette dernière en 2024. Pensionnaire à la Villa Médicis au début des années 1990, Lucien expose rapidement dans le monde entier, de Rome à Rotterdam, Busan, Kyoto ou encore Mexico City et New York. Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques majeures dont la Bibliothèque Nationale de France, le Bryn Mawr College de Philadelphie, le Fonds national d’art contemporain, le Kiscelli Museum de Budapest, le MAC/VAL ou encore la Manufacture nationale de Sèvres. Récipiendaire de plusieurs prix, dont la Bourse de la Fondation Cartier pour l'art contemporain, Lucien exposera son travail au Musée de la dentelle de Chantilly, lors de l'exposition de groupe Arachnéen, commissariat de Pascal Neveux et Florence Coesnefroy du 28 mars au 30 août 2026.