France bizot

shift and shuffle




du 6 juin au 20 juillet
vernissage le jeudi 6 juin
de 14h à 21h
fermeture du 18 au 26 juin inclus



from June 6 to July 20, 2019
Opening on Thursday, June 6 from 2 to 9 pm
closed from June 18 to June 26 included

 
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Les deux mondes, 2019. Crayon de couleur sur papier marouflé. Hêtre contrecollé. 61 x 50 cm
\ Les deux mondes (The Two Worlds), 2019. Coloured pencil on paper, laminated beech. 61 x 50 cm / 24 x 19,6 in.

 

ENGLISH PRESS RELEASE BELOW


shift and shuffle
 – « changement et réaménagement » en anglais – est le titre de la quatrième exposition personnelle de France Bizot à la galerie. Il reflète bien la démarche de l’artiste qui se ré-approprie les images du quotidien et celles de nos réseaux sociaux en les retravaillant et les juxtaposant jusqu’à les sacraliser, telles des icônes – ses icônes.

De la pratique photographique, avec laquelle elle a produit plusieurs séries à partir de 2004, à celle du dessin, son médium de prédilection depuis toujours, les nouveaux outils d’ouverture au monde et d’internationalisation de notre quotidien ont fortement influencé ses recherches.

En 2015, France Bizot apportait une dimension supplémentaire à ses dessins figuratifs par le biais de formes géométriques, superposées en 3 dimensions ou en aplat direct sur le papier. Fidèle à ces recherches sur la déconstruction du dessin, elle introduit maintenant l'idée de défragmentation totale en dissociant le dessin de son support traditionnel. Qu'ils soient cadres, plaques de bois ou autres, ils jouent un rôle égal à celui du dessin dans la partition de l'œuvre finale.

France Bizot propose, par ailleurs, une série de dessins qu'elle intitule Small Things. Il s'agit de détails ou d'images dérisoires du quotidien, “capturés” sur les réseaux ou dans sa vie quotidienne, qui la réjouissent. Elle les sacralise sur papier avec un regard humoristique et bienveillant qui interroge sur le sens de certains de nos gestes et sur l’infiniment “petit”, au sens pascalien du terme, de nos vies. 

Virtuose du crayon, France Bizot a aussi commencé en 2017 une série de dessins sur des livres qu'elle collecte et qui sont présentés pour la première fois. Chaque ouvrage est mûrement choisi pour sa couverture et son titre puis l'imagination de l'artiste crée des images, souvent teintées d'humour, en rapport avec les histoires de ces écrits. Ainsi un portrait du jeune David Bowie se déploie sur une biographie de Lord Byron ; une magistrale côte de boeuf illustre désormais un essai sur la pornographie ; un cachet de somnifères décore un ouvrage sur les souvenirs imaginaires ; le Bruno Ganz 'ailé' de Wim Wenders semble vouloir se jeter sur Sophocle ; Booba développe ses pectoraux sur Les vigiles de l'esprit du philosophe Alain ; etc. Certains livres sont agrémentés d'autres dessins au fil des pages. Et il n'est pas rare de tomber sur des réinterprétations et agréments d'images déjà imprimées.

France Bizot est diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Remarquée pour ses différentes séries photographiques autour du quotidien, elle a initié en 2011 une série de dessins sur le thème des réseaux sociaux et du statut de l’image. Depuis, elle ne cesse de développer et enrichir son univers artistique et propose à chaque exposition de nouvelles séries fidèles à ses recherches de déconstruction du dessin. En 2018, elle a obtenu le premier prix du Derwent Art Prize à Londres.

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shift and shuffle is the title of France Bizot's fourth solo exhibition at Backslash. The new show eloquently reflects the approach of an artist who reappropriates images from everyday life and social media by reworking and juxtaposing them until they take on a sacred status, like true icons – her icons.

Her artistic explorations, ranging from photography, which she has been using since 2004 in the production of several series, to drawing, which has always been her medium of choice, have been heavily influenced by the new tools that unlock the wider world and globalise our daily lives.

In 2015, France Bizot brought an extra dimension to her figurative drawings with geometric shapes, superimposed in three dimensions or in two dimensions directly on the paper. In line with her explorations of the deconstruction of drawing, she is now introducing the idea of total defragmentation by separating drawing from its traditional support. From frames to wooden panels and everything in between, they all play an equal part in the final composition.

France Bizot has also produced a series of drawings titled Small Things. They depict insignificant details or images from everyday life, captured online or in her own life and which she finds delightful. She transforms them into sacred elements on paper with a benevolence and humor that question the meaning underpinning some of our actions and our infinitely “insignificant” – in the Pascalian sense of the word – lives. 

Drawing on her prodigious talent with a pencil, in 2017 France Bizot also started a series of drawings, on display for the very first time in the exhibition, based on the books she collects. Each book is carefully chosen for its cover and title, then the artist’s imagination creates images, often with a hint of humour, relating to the stories behind the stories. A portrait of a young David Bowie appears on a biography of Lord Byron; a prime piece of beef illustrates an essay on pornography; a sleeping pill decorates a book on imaginary memories; Wim Wenders’ “winged” Bruno Ganz seems to want to throw himself onto Sophocles, and Booba is showing off his pecs on Les vigiles de l'esprit by the philosopher Alain. Some of the books are adorned with more drawings on different pages. And it is not unusual to come across reinterpretations and embellishments of previously printed images.

France Bizot graduated from the Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs of Paris. She first gained recognition for a series of photos centred on daily life. In 2011, she began a series of drawings looking at social media and the status of the image. Since then, she has continued to develop and expand her artistic universe, offering fresh series rooted in her exploration of the deconstruction of drawing in each new exhibition. In 2018, she won the top award at the Derwent Art Prize in London.