GRÉGORY DERENNE

Res in Luce

 

March 12 – April 18, 2026
opening on Thursday, March 12 from 2 to 9 pm

12 mars - 18 avril 2026
vernissage le jeudi 12 mars de 14h à 21h

 
 

Le lapin blanc, 2025
Oil on black canvas mounted on wood. 15.5 x 11.6 in. Gold wooden frame: 18.5 x 14.5 in.
Huile sur toile noire encollée sur bois. 39,5 x 29,5 cm. Encadrement bois ancien doré: 47 x 37 cm

 

Le Crocodile, 2022
Oil on black canvas mounted on wood. 22.8 x 29.7 in. Black wooden frame : 32 x 38.5 in.
Huile sur toile noire montée sur bois. 58 x 75,5 cm. Encadrement en bois noir : 81 x 98 cm

 

After exploring the flows and lights of the nocturnal city in his emblematic series of escalators and urban landscapes, Gregory Derenne now opens a new chapter in his work with his first solo exhibition at Backslash, shifting his approach toward a more interior and meditative mode of painting. Through an unprecedented group of still lifes, the painter redirects his gaze from architectural flux to more confined, silent spaces, where light, matter, and time seem suspended.

Initiated in 2020, this new body of work is rooted in a patient and intuitive practice of still life painting. Derenne does not assemble objects for pictorial purposes; he paints those that present themselves to him by chance or through use. While his compositions engage with a centuries-old tradition, they offer a distinctly contemporary reactivation, particularly through the nature of the objects depicted, and are freed from any direct reference to a specific old master. Nourished by a vast repertoire of images and memories of works encountered in museums, the artist nonetheless avoids explicit quotation, preferring to construct a personal visual language. This series represents the culmination of his long-standing inquiry into the pictorial treatment of still life, following many years of reflection and experimentation around this genre.

Each work is set within a frame that asserts itself as a constitutive element, inseparable from the painting itself. Sourced from flea markets and then reworked by the artist, these frames do more than simply surround the image. Derenne selects them as one might gather fragments of time, extending the artwork beyond its painted surface.

Conceived as a subtle continuity rather than a rupture with his previous series, the exhibition retains the same precision of framing and the same attentiveness to variations of light, now applied to intimate, almost meditative subjects. The objects become witnesses to a human presence held in abeyance, inviting the viewer toward a slower, more inward form of contemplation. Still life is not merely an arrangement of inanimate objects; it becomes a mirror of our own lives. Each fruit, each vase, each object carries the weight of time and memory. Within these silent compositions, the passage of hours can be sensed through light, texture, and materiality.

Gregory Derenne graduated from the École Nationale Supérieure des Beaux-Arts of Paris in 2007. His work has been shown in numerous international fairs and galleries. He recently took part in the exhibitions Immortelle at the Mo.Co in Montpellier and Le Jour des Peintres at the Musée d’Orsay.

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Après avoir parcouru les flux et les lumières de la ville nocturne dans ses séries emblématiques d’escalators et de paysages urbains, Gregory Derenne ouvre aujourd’hui, pour sa première exposition personnelle à Backslash, un nouveau temps de son œuvre, tournant son approche vers une peinture plus intérieure et méditative. À travers un ensemble inédit de natures mortes, le peintre déplace son regard du flux architectural vers des espaces plus resserrés, silencieux, où la lumière, la matière et le temps semblent suspendus.

Entamée en 2020, cette nouvelle série s’inscrit dans une pratique patiente et intuitive de la nature morte. Derenne ne constitue pas de collection d’objets à des fins picturales. Il peint ceux qui s’imposent à lui par hasard ou par usage. Si ses compositions s’inscrivent dans une tradition séculaire, elles en proposent une réactivation contemporaine, notamment par la nature même des objets représentés, et affranchie de toute référence directe à un maître ancien précis. Nourri d’un vaste répertoire d’images et de souvenirs d’œuvres vues dans les musées, l’artiste évite pourtant toute citation explicite, préférant construire un langage personnel. Cette série marque l’aboutissement de sa recherche sur le rendu pictural de la nature morte après de nombreuses années de réflexion et d’expérimentation autour de ce thème.

Chaque œuvre prend place dans un cadre qui s’impose comme un élément constitutif, indissociable de la peinture elle-même. Chinés puis retravaillés par l’artiste, ces cadres ne se contentent pas d’entourer l’image. Derenne les choisit comme on recueille des fragments de temps, prolongeant l’œuvre au-delà de sa surface.

Pensée comme une continuité subtile plutôt qu’une rupture avec ses anciennes séries, cette exposition joue avec la même précision du cadrage, la même attention portée aux variations lumineuses, mais désormais appliquées à des sujets intimes, presque méditatifs. Les objets deviennent les témoins d’une présence humaine en retrait, invitant le regardeur à une contemplation plus lente, plus intérieure. La nature morte n’est pas simplement un arrangement d’objets inanimés. Elle se fait le miroir de nos existences. Chaque fruit, chaque vase, chaque objet porte le poids du temps, de la mémoire. Dans ces compositions silencieuses, le passage des heures se devine dans la lumière, la texture et la matière.
Gregory Derenne est diplômé de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2007. Son travail a été exposé dans plusieurs salons et galeries internationaux. Il a récemment participé aux expositions Immortelle au Mo.Co de Montpellier et Le jour des peintres au Musée d’Orsay.