SÉPÀND DANESH

HUBTOPIA




du 4 janvier au 24 février 2018



from January 4 to February 24, 2018

 

photos : Jérôme Michel

 

PRESS RELEASE BELOW


Hubtopia, la nouvelle exposition de Sépànd Danesh, traite avec toujours plus de ferveur d’un sujet devenu prédilection : le coin.

Les tableaux de Sépànd Danesh sont peints avec minutie et représentent en trompe l’œil la connexion de deux pans de mur en un coin, face auquel le spectateur n’a d’autre échappatoire que son monde imaginaire et l’espace mental proposé par l’artiste. Un monde mental, fait d’objets suspendus, dont l’imaginaire se nourrit de littérature et d'histoire de l’art, issu d’une double culture franco-iranienne.

Hubtopia, le titre de l'exposition, est un néologisme qui définit le coin comme un lieu (du grec topos) où tout converge et d'où tout part (hub). Le hub est défini comme un commutateur de connexions virtuelles ou réelles qui, dans le travail de Sépànd Danesh, devient un concentrateur d’idées. Arrivé en France à l’âge de 12 ans, l’artiste pense que sa fascination trouve ses origines dans la salle d'attente à l'aéroport de Téhéran d'où l’enfant voyait partir et atterrir des centaines d'avions, dans une sorte de tourbillon vertigineux, et qui l'a mené sur un nouveau continent où il a fallu repartir de zéro, notamment en franchissant la barrière de la langue. 

Les motifs des toiles transportent le spectateur : de la Renaissance aux années disco, de l'hommage à un Diego Velasquez en pixels à une accumulation d'architectures contemporaines surplombant une grotte de Lascaux. Ce sont autant d'univers différents qui composent un imaginaire ultra connecté à toute une multitude d'influences, comme si le cerveau de l'artiste, son langage figuré, sa verve dessinée, demeuraient l'essence même d'une évasion du monde réel vers le monde de l'imaginaire. « Je ressens cet état de suspension face à l'évasion au quotidien lorsque je compose mes toiles. Je transcris par une accumulation d'objets, parfois chaotique, ce caractère vivant, cette part d'inattendu qui a été la mienne lors de mon arrivée en France », explique l'artiste.

Né en 1984, Sépànd Danesh a notamment étudié à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris et à l'Académie des Beaux-Arts d'Helsinki. Découvert au Salon de Montrouge, son travail a été montré au Mac/Val, aux FRACs Poitou-Charentes et PACA, à la Biennale de Marrakech ou encore à la Vitrine am.

Avec le soutien à une recherche/production artistique du Centre national des arts plastiques.

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Hubtopia, Sépànd Danesh’s new exhibition at Backslash, is an increasingly in-depth exploration of what has become a favourite theme: the corner.

Sépànd Danesh’s pictures, painted with great attention to detail, provide a trompe l’œil representation of two wall panels meeting as a corner. Faced with this corner, viewers have no other outlet than their imagination and the mental space proposed by the artist. This is a world of the mind, made up of hanging objects associated with images of literature and art history rooted in a dual French-Iranian culture.

Hubtopia, the exhibition’s title, is a neologism that defines the corner as a place (from the Greek topos) where everything converges and everything originates (hub). The hub is defined as a switch for virtual or real connections which, in Sépànd Danesh’s work, serves to concentrate ideas. The artist, having arrived in France at the age of 12, thinks that his fascination springs from the waiting room at Teheran airport. It was there that the young Sépànd watched hundreds of planes taking off and landing in a sort of dizzying whirlwind which took him off to a new continent where he had start again from scratch and overcome the language barrier.

The paintings feature motifs that transport viewers from the Renaissance to the disco era, from a pixelated Diego Velasquez homage to an accumulation of contemporary architectures overlooking a Lascaux cave. An array of different universes constituting an imagination ultra-connected to a multitude of influences, as though the artist’s brain, his figurative language, the energy conveyed on the canvas, were continuing to capture the essence of an escape from the real world to an imaginary world. “I feel this state of suspension in the face of an escape from daily life when I put together my paintings. I use an accumulation of objects, sometimes chaotic, to translate this living character, this fragment of the unexpected that belonged to me when I arrived in France,” explains the artist.

Born in 1984, Sépànd Danesh has studied at the Ecole Nationale des Beaux-Arts in Paris and Helsinki Academy of Fine Arts. He was discovered at the Salon de Montrouge, and his work has since been shown at Mac/Val, FRACs Poitou-Charentes and PACA, the Marrakech Biennale and Vitrine am.

With the support of Centre national des arts plastiques (National Center for Visual Arts), grant for research/production

 

PRESSE

Vincent Delaury, "Sépànd Danesh", L'Oeil, 2018
Laurent Boudier, "Sépànd Danesh - Hubtopia", Télérama, 2018
Aude Lavigne, "La promesse d'un espace avec Sépànd Daneh", France Culture, 2018
Muriel Berthou Crestey, "Entretien avec Sépànd Danesh, le 24 janvier à l'EHESS", Le regard à facettes, 2018
Guy Boyer, "Votre photo du jour : Sépànd Danesh à la galerie Backslash", Connaissance des Arts, 2018
Chris Cyille, "Sépànd Danesh, "Huptopia" : le coin comme contre-hétérotopie", Point Contemporain, 2018