Backslash gallery

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2011 : un bon millésime

Thursday, 22 December 2011 13:31 Published in Blog

La crise, la récession, le triple A, … On en a soupé toute l’année !
Pourtant, le marché de l’art, enfin surtout celui des ventes, se porte bien… Pour le moment…
Les sur-puissantes maisons Sotheby’s et Christie’s ont enregistré des chiffres record. Mais Drouot également, et ce malgré la réforme de 2001 sur le monopole des commissaires-priseurs.
+ 13% pour Christie’s France par rapport à 2010
+ 9 % pour Sotheby’s
+ 7, 7 % pour Drouot

Mais rappelons tout de même que la France n’est pas la place forte des ventes d’art contemporain. Les bons résultats que vous venez d’apprécier concernent surtout l’art moderne et l’art ancien.
Pour le contemporain, le monde entier se presse aux ventes de New York en novembre et en mai. Ces deux évènements sont toujours les rendez-vous les plus importants de l’année et l’on peut y croiser toute l’élite du marché de l’art actuel, collectionneurs, institutionnels, galeristes… Les résultats de ces ventes, surtout celles du soir, sont attendus comme le messie.
Mais la crise reste surtout financière et boursière pour le moment. Avant de se sentir à l’abri, attendons que cette fameuse crise atteigne plus fortement l’économie réelle et nous verrons. Le second semestre a été plus difficile que le premier pour les maisons de vente. Et puis comme le rappelle François de Riqlès, président de Christie’s France, "on subit les effets de la crise, mais pas sur les chefs-d'oeuvre et les oeuvres importantes, où il y a une concurrence qui fait que ces oeuvres se vendent extrêmement cher. Les effets de la crise se font plus sentir sur le moyen de gamme et le bas de gamme. »
Ah bon ?
J’aurais envie d’ajouter que de plus en plus de gens s’intéressent à l’art contemporain. Les galeries fleurissent, du moins à Paris, et « le moyen de gamme et le bas de gamme », comme dit François de Riqlès, fait vibrer de nombreux nouveaux collectionneurs qui s’attachent peut-être plus au coup de cœur qu’à l’investissement. 
A Backslash, on défend la jeune création et on en est fier !

Car-Koons !

Saturday, 17 December 2011 15:50 Published in Blog

Car-Koons !

En 2010, the Artist (Jeff Koons) « décorait » la BWM des 24h du Mans.

Jeff Koons

Le constructeur automobile avait lancé, dans les années 70, une série de voitures habillées par de grands noms de l’art contemporain dont Calder, Warhol, Stella, Lichtenstein, Holzer,… et même plus récemment Olafur Eliasson.

Alexander Calder

Andy Warhol

Frank Stella

Depuis le début du mois de décembre, il paraît que l’on peut acquérir une réplique miniature de la voiture de Koons (échelle 1 :18) sur le site de BMW, éditée à 5 000 exemplaires.

Roy Lichtenstein

Olafur Eliasson

Bon, vous allez me dire que nous aurions pu allègrement nous passer de cette information capitale… Certes ! Mais un petit Koons, même petit, ça fait toujours plaisir pour Noël !

http://shop.bmwgroup.com

 

SAMEDI, c’est GALERIES #30

Friday, 16 December 2011 15:53 Published in Blog

Pour cette dernière édition de l'année 2011, un SAMEDI, c'est GALERIES sous la pluie et le vent dans une contrée éloignée et dont je n'ai pas encore parlé dans ce rendez-vous : le 8e arrondissement. Un SAMEDI, c'est GALERIES avec peu d'images malheureusement car il n'est pas possible d'en publier sans une demande d'autorisation dûment demandée. Je ferai donc sans. C'est dommage, les espaces sont si beaux. J'espère que cela vous donnera envie d'aller voir les expositions par vous-même.
Je vous mets quand même quelques images des décorations de Noël qui ornent toutes les galeries de l'avenue Matignon. On peut discuter l'esthétique de ces dernières, qui ne sont pas si mal, mais en tous cas, cela a un joli impact sur les passants et les amateurs.






Depuis Miromesnil, on passe d'abord devant la galerie RX, que je n'ai malheureusement pu visiter car elle ouvre à 14h, mais que je voulais annoncer :

 


 

WANG Luyan 
Visual Thinking and Measured Painting
jusqu'au 3 janvier 2012

Galerie RX
6 avenue Delcassé
mardi au samedi de 14h à 19h
http://www.galerierx.com




Ensuite, avenue Matignon, il y a l'incontournable galerie Jérôme de Noirmont dont j'aime bien le programme. En ce moment, il y a une exposition de A. R. Penck, le grand artiste allemand qui a bénéficié notamment d'une importante rétrospective au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris en 2008. Il présente actuellement 23 peintures récentes, entre abstraction et figuration, expressionnisme et didactisme (?). N'étant pas une grande fan de son travail, je n'ai pas été particulièrement touchée mais je suis sûre que les amateurs de son travail n'ont pas manqué d'aller visiter l'exposition. Quant à vous, je vous laisse aller voir par vous-même.





A.R. PENCK
ENTRE FEU ET GLACE
jusqu'au 7 janvier

GALERIE JÉRÔME DE NOIRMONT
36-38 AVENUE MATIGNON
Lundi-samedi 11h -19h
http://www.denoirmont.com





Sur l'avenue, on saute plusieurs décennies à chaque boutique. Il y a des Braque, des Lanskoy, une sublime exposition de Victor Brauner chez Malingue… C'est plutôt agréable, il est vrai. Même si le temps ne se prête pas à flâner, on peut passer un certain temps sans quitter la rue. Et puis on arrive au sublissime espace de la Galerie Tornabuoni, qui présente "la plus grande rétrospective jamais réalisée en France" d'Enrico Castellani. En effet, l'ensemble réuni est conséquent et prestigieux. Il regroupe des œuvres des années 50 à des productions plus récentes sur les 3 niveaux de cette galerie élégante et impeccable. Et puis, l'accueil y est sympathique, ce qui semble de plus en plus rare.
La signature de l'artiste, c'est le clou. En tendant des toiles sur ces éléments perturbateurs, Castellani brise l'immobilité et la rigidité du monochrome. Pour ceux qui ne peuvent s'offrir une toile du maître, un catalogue a été édité spécialement, préfacé par Bernard Blistène. Allez-y, c'est le dernier jour!















Enrico Castellani
Rétrospective
jusqu'au 17 décembre

Galerie Tornabuoni Art
16 avenue Matignon
Du lundi au samedi 10h-18h30
http://www.tornabuoniart.fr

 

Vient ensuite la tentaculaire Galerie Guy Pieters et ses 4 espaces (Paris et Saint-Paul en France, Knokke et Sint-Martens-Latem en Belgique).  Celui de Paris a été inauguré en mars 2010. Les œuvres de Jan Fabre, Robert Combas, Wim Delvoye, Christo, Sam Francis entre autres y ont été montrées (dont beaucoup d'artistes sont déjà représentés à Paris). En ce moment, c'est Niki de Saint-Phalle dont j'aime beaucoup le travail réjouissant et iconoclaste normalement. Là, en ce matin pluvieux, c'est un effet de trop plein, trop coloré qui m'a frappé, à la limite du kitsch. C'est volontaire d'ailleurs. A aller admirer cependant.

 

Niki de Saint-Phalle
jusqu'au 28 janvier

Galerie Guy Pieters

2 avenue Matignon
lundi - samedi 10h - 19h
http://www.guypietersgallery.com





Enfin, le "saint des saints", pour certains : le 9e espace de la galerie Larry Gagosian, ouvert en octobre 2010. Je ne pouvais pas manquer l'exposition de Richard Serra! C'est d'ailleurs le grand prétexte de ma visite du quartier. Alors, je voulais prévenir ceux qui ne seraient pas encore allés visiter la galerie (…) de ne pas avoir peur : il y a des vigiles et des déclencheurs d'ouverture partout. Allez-y. Entrer. Ils sont très sympathiques, les vigiles. Évidemment, les dessins présentés au rez-de-chaussée (si on peut encore appeler ces immenses formats, des dessins) sont sublimes. Ils n'ont pas l'impact des sculptures de l'artiste à mon avis mais ils sont quand même très beaux. Magistraux. Physiques. En revanche, ceux de plus petits formats montrés à l'étage ne m'ont vraiment pas du tout convaincue… Une vague impression de déjà-vu. Ils ne laisseront pas un souvenir mémorable.














Et puis, à l'opposé de ce travail, il y a une petite exposition de William Eggleston dans le "projet space"! Elle annonce officiellement en quelque sorte la représentation de l'artiste par la galerie à Los Angeles. Il s'agit d'une série qui s'intitule "Election Eve" et qui date de 1976. Prises à la veille de l'élection de Jimmy Carter, les photographies sont très représentatives du travail d'Eggleston.
Que dire? C'est incroyablement beau. Humain. Les couleurs sont sublimes. Les sujets touchants. La prise de vue…
Quelques photographies ont réussies à faire mon bonheur ce matin et je dois dire que si j'avais les moyens, je sais celle que j'aurais acheté… J'en avais même très très envie… Mais les œuvres d'Eggleston, ce n'est pas donné, alors celles de cette période, je n'ose pas imaginer. Mais ce qui est bien, c'est que l'on peut toujours rêver…







RICHARD SERRA
DRAWINGS
jusqu'au 7 janvier

WILLIAM EGGLESTON
ELECTION EVE
jusqu'au 23 décembre

Galerie Gagosian
4 rue de Ponthieu
mardi - samedi 11h-19h
http://www.gagosian.com

 

Ce Matin, pour changer, direction le nord. Rendez-vous au studio Mercier pour une visite.

Mathieu Mercier, au cas où votre mémoire défaillirait, est le lauréat du prix Marcel Duchamp 2003. Depuis, il est représenté par de prestigieuses galeries de part le monde. Son travail a fait l’objet de rétrospectives, notamment au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 2007.

Vous aurez certainement remarqué son solo show lors de la dernière édition de la FIAC sur le stand de la galerie Mehdi Chouakri.

L'artiste travaille principalement les installations ainsi que les multiples. Il s'intéresse majoritairement aux objets du quotidien, donc aux ready-mades initiés par Marcel Duchamp. On lui doit, entres autres, ces casques de baseball sacralisés sous vitrines.

Mélaminé, plexiglas, aggloméré, fils électriques, l’artiste utilise des matériaux non nobles pour interroger l'uniformisation et donc l'aliénation de nos sociétés contemporaines.

Artiste avant tout, il aime exercer sa créativité sur des domaines très différents comme l’architecture, le design et les commissariats.

C’est ici que se créent les pièces. Les « Diamants »,les « MASKs », sont fabriqués, assemblés ou peints dans cet espace par Mathieu et son assistant Aldéric.

Une brève discussion sur ses vélos (dont il est fan), quelques conseils et un plan de réaménagement de la galerie plus tard, nous abordons le sujet du rendez-vous, notre prochaine exposition : Backstage (Retour de stage) qui sera vernie le 7 Janvier à la Backslash Gallery.



Un commissariat de Mathieu qui regroupera la majorité des assistants ayant collaboré avec lui. Au total 26 artistes

Designers, architectes, styliste etc. de talents qui présenteront sous son œil de commissaire leurs travaux.

Surprise ultime, Mathieu nous confiera également quelques-unes de ses propres éditions… Alors à vos agendas.

A noter également  que les dernières réalisations de Mathieu Mercier seront exposées au CREDAC d'Ivry-sur-Seine du 20 janvier au 25 mars 2012.

 

Janvier 2012, Damien Hirst à travers le monde ! Littéralement WHOLE WIDE WORLD !!!!

© DR

Larry Gagosian, cet ami qui nous veut du bien, lance la plus grande exposition jamais consacrée à un artiste vivant. Du Hirst dans ses onze espaces, en même temps ! Ca laisse rêveur… songeur ?

© DR

New York, Los Angeles, Hong Kong, Athènes, Rome, Paris, Londres et Genève : 15 000 m2 (à peu près) !
Et sur le site de l’international marchand, les expositions sont annoncées mais un seul thème, le fameux petit point, les « Spot Paintings ». 300 œuvres au total issues de collections privées, d’institutions publiques et de la collection  de l’artiste. Majestueux coup de pub ! Chapeau bas, Messieurs !

Le Young British Artist n’en est pas à son premier exploit. Rappelons la vente aux en enchères de ses œuvres chez Sotheby’s organisée par lui-même ou encore son crâne incrusté de diamants à 100 millions de dollars  et racheté par un groupe d’investisseurs dont Hirst faisait partie, faute d’autre acquéreur…

Et je prenais un billet tour-du-monde pour aller admirer les œuvres de chaque Gagosian Gallery, en attendant l’expo Damien Hirst à la Tate Modern en avril prochain ?

Et pendant ce temps-là, au Comité…

Wednesday, 14 December 2011 15:48 Published in Blog

Et pendant ce temps-là, au Comité…


Voici donc la nouvelle équipe du Comité Professionnel des Galeries d’Art :
Président : Georges-Philippe Vallois (il remplace Patrick Bongers)
Vice-présidents : Bruno Delavallade et Kamel Mennour
Conseillers : Thomas Bernard de l’excellente galerie Cortex Athletico de Bordeaux, Chantal Crousel, Agnès Fierobe de chez Marian Goodman, l’über actif David Fleiss (Galerie 1900-2000), Véronique Jaeger (galerie Jeanne-Bucher et Jaeger Bucher), Fabienne Leclerc (In-Situ), Claudine Papillon, Benoit Sapiro (Le Minotaure) et l’über sympathique Philippe Valentin ! (deux übers : deux potes !)

Il faut savoir que le Comité Professionnel des Galeries d’Art (CPGA) est l’organe qui représente les galeries françaises auprès des pouvoirs publics ! Quand une galerie a un problème à résoudre, elle s’adresse au comité (genre fiscalité, douanes,...) Et là, je me sens dans l’obligation de vous annoncer, chers confrères galeristes, que la TVA pour les œuvres d’art à l’importation passe de 5,5% à 7% dès le 1er janvier… Bonne année à tous !
Le CPGA est également garant de la déontologie du métier de galeriste et veille au bon respect des bonnes manières entre marchands, artistes et autres acteurs du marché de l’art…

Bon, il paraît qu’une galerie doit avoir deux années d’existence pour rentrer dans le Comité… Encore un an à attendre pour Backslash… Mais j’y ai des contacts maintenant :-)

http://www.cpga.info/

 

SAMEDI, c’est GALERIES #29

Friday, 09 December 2011 16:19 Published in Blog

Cette semaine, j'ai pris le prétexte d'aller voir l'exposition étonnante de Norbert Bisky chez Daniel Templon (et celle de He An à l'impasse) pour dédier ce SAMEDI, c'est GALERIES n°29 à quelques galeries alentour.



D'abord tout près, chez Laurent Godin, qui présente quatre très grands formats de Henrik Samuelsson, un suédois d'une cinquantaine d'années à l'univers légèrement apocalyptique, proche du côté obscur, sur fond de crise économique et de désolation.
Si j'ai trouvé trois des quatre toiles intéressantes, celle où figurent des cadres qui volent dans un ciel couvert avec ces personnages qui nous tournent le dos au premier plan, celle-ci mériterait une analyse bien plus approfondie…
Une mention spéciale pour le communiqué de l'exposition : une conversation entre Donatien Grau et Jan Aman qui nous parlent de beaucoup de choses (le nord de la Suède, la crise économique européenne, la crise globale que traverse notre époque, Michel Houellebecq, Marcel Duchamp, les indignés, Damien Hirst, JG Ballard, etc.), pour en fait nous parler du travail de l'artiste.
Cela commence par une réflexion sur l'eschatologie. Je vous traduis :
L'eschatologie (du grec ἔσχατος / eschatos, « dernier », et λόγος / lógos, « parole », « étude ») est le discours sur la fin des temps. Il relève de la théologie et de la philosophie en lien avec les derniers temps, les derniers événements de l’histoire du monde ou l’ultime destinée du genre humain, couramment appelée la « fin du monde » Voilà qui est plus clair. Et cela finit par l'idée que la Tate Modern est bombardée par un groupement de propriétaires siroteurs de Chablis. Je vous laisse découvrir ce qu'il y a entre les deux et aller voir l'exposition pour penser à tout cela!













Henrik Samuelsson
Speaking In Tongues At Shitty Hotels
jusqu'au 7 janvier 2012

Galerie Laurent Godin
5 rue du grenier Saint-Lazare
du mardi au samedi de 11h à 19h
http://www.laurentgodin.com





A deux pas également, Michel Verjux expose chez Jean Brolly, un artiste que j'aime beaucoup et dont j'ai malheureusement manqué l'exposition, avec Philippe Daney, à la Galerie Edouard Manet de Gennevilliers (sept.-oct.) qui avait l'air sublime. Cela tombe bien, les deux expositions sont liées. Sauf que nous ne sommes pas là dans un centre d'art mais dans une galerie, et non des moindres. Une exposition engagée, pour le moins.
Michel Verjux est un artiste qui travaille avec la lumière. C'est un peu réducteur mais je vous laisserai creuser un peu. Cela fait 20 ans qu'il expérimente ses "éclairages". Ils peuvent être vus comme des formes, des images, mais aussi comme un dispositif qui nous révèle tout le contexte de l'exposition et même notre propre présence.

Une exposition magnifique de simplicité. Je vous laisse regarder plutôt que de discourir plus avant.

















A noter que l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts publie, avec la collaboration de Jacinto Lageira, professeur d'esthétique à Paris I et critique d’art, les écrits de Michel Verjux.

MICHEL VERJUX
VANITÉ
jusqu'au 30 décembre 2011

Galerie Jean Brolly
+ La Vitrine
16 rue de Montmorency 

du mardi au samedi de 11h à 19h
http://www.jeanbrolly.com/

 



Autre exposition engagée, mais pas du tout dans le même sens, chez Eric Dupont, un autre prétexte de SAMEDI, c'est GALERIES pour aller découvrir son nouvel espace, qui est… absolument magnifique!! Nouvel espace, nouveau site internet mais une programmation toujours identique: engagée, profonde, réflexive et efficace, à l'image du galeriste?

Je découvre donc autant l'espace que le travail de Taysir Batniji, palestinien d'une quarantaine d'années, qui a exposé rien qu'en 2011 à la villa Emerige, à la biennale de Venise, au Centre Pompidou, à la Biennale d'Istanbul et au CRAC de Sète. Les oeuvres sont pour le moins percutantes. On commence avec des dizaines d'annonces immobilières vantant les mérites de villas de Gaza à deux pas de la plage, dont il ne reste pas grand chose, et le décompte du nombre de personnes y ayant habité. Dénonciation des bombardements de l'armée israélienne dans une esthétique reprenant la trivialité des annonces immobilières.

La suite de l'exposition est plus tournée vers la forme et le sensible. L'artiste semble partir d'idées de rien du tout, de pensées fugitives, pour construire son oeuvre. D'où un énorme MINE DE RIEN en… mine de plomb sur le mur du fond, un trousseau de clés en verre, un matelas en pavé, etc. Choses réjouissantes pour l'oeil et pour le cerveau. En souhaitant une très belle continuation au galeriste, je rentre dans mes pénates...






























Taysir BATNIJI
Le monde n’est pas arrivé
jusqu'au 21 janvier 2012

Galerie Eric Dupont
138 rue du Temple
du mardi au samedi de 11h à 19h
http://www.eric-dupont.com

Turner Prize édition 2011

Friday, 09 December 2011 13:59 Published in Blog

Le très attendu Turner Prize a été annoncé hier. Martin Boyce, artiste écossais, l’a remporté avec une sculpture à la frontière entre architecture et design.

Do Words Have Voices révèle une structure où des arbres sont matérialisés par des piliers en acier. Des feuilles de papier sont accrochées à la manière d’un Calder. Une grande planche de bois posée sur la structure rappelle une table de bibliothèque fortement inspirée par Jean Prouvé. La table même est gravée d’inscriptions issues de l’univers des écoliers.

Il faut retenir ici la lumière qui se détache et sculpte parfaitement la mise en espace de l’œuvre.
En ce qui concerne la récompense, l’artiste part avec une somme en poche de £ 25 000 ( environ 29 000 €).
Parlons polémique : Jonathan Jones, critique au Guardian et membre du jury en 2009, envoie un uppercut aux visages du comité et de l’artiste ! Il dénonce une culture de la superficialité et la récompense « de la prétention et du vide » ! A bon entendeurs… Un petit plaisantin est également venu perturber la cérémonie de récompense, habillé d’un tutu rose. Quel était son message exact ? Probablement pas très sympathique mais nous n’en saurons pas plus…

Pour info, le Turner Prize, crée en 1984, récompense un artiste britannique de moins de 50 ans. La liste est impressionnante ! Entre autres : Anish Kapoor, Tracey Emin, Damien Hirst, Malcolm Morley, Anthony Gormley, Steve Mc Queen, etc…

Une Gaîté monstre!

Thursday, 08 December 2011 14:24 Published in Blog

On peut dans un sens considérer que l’injonction première de la théorie freudienne est : Libérez le monstre qui est en vous et vous redeviendrez vous-même. C’est peut-être sous l’effet de nos pulsions que sont sortis les monstres de leurs tanières. Du monstre du Loch Ness à Monstres & Cie, de Totoro à Alien, le monstre EST depuis toujours. A écailles ou à poils, dévastateur ou confident, imaginaire ou réel, ils ont toujours été présents dans nos rêves puis dans nos vies. Ils symbolisent les peurs, rassemblent les fantaisies, vont au-delà de la conscience et nous proposent finalement des formes de « moi » imaginaires et figuratifs.


(A.J. FOSIK qui, notons le expose en ce moment à la galerie LJ, rue des commines à Paris)


Rassembler cette population extraordinaire, qui nous entoure et nous fait (vouloir)  avoir peur de ce qui est différent, est l’objectif de PICTOPLASMA, un festival né en 1999. Le principe est simple : réunir une collection, un ensemble de toutes ces représentations. Illustrateurs, graphistes, réalisateurs, danseurs, tous ceux qui donnent une représentation tangible et/ou figurative à ces « autres » nous.



Dans le cadre de ce festival, s’est ouvert hier soir l’exposition PICTOPLASMA  (Post Digital Monsters) à la Gaîté Lyrique. Loin de présenter des photos floues de « Nessy » ou d’un quelconque fantôme, la Gaîté Lyrique s’ouvre à des milliers de créatures. Dessins, installations, sculptures, illustrations en pixels, 3D, peluches et autres marionnettes ont envahi son espace et utilise au mieux ce lieu de technologies.



Si d’aucuns s’interrogent encore sur l’exposition dédiée au skate, la dimension numérique de la Gaîté est parfaitement exploitée dans ce projet et permet d’élargir les frontières d’un monde étrange. Un monde à découvrir au travers d’un parcours qui va crescendo, de « portraits de famille » jusqu’à « the Missing link », œuvre qui occupe la salle de projection où s’offre une installation représentant un totem et des statues qui le vénèrent. Cette scène, issue de rites humains et pratiquée par des non-humains est plongée dans un monde imaginaire peuplé d’autres êtres, de sons, de décors. Une véritable immersion dans un monde parallèle tout comme dans « Max et les maximonstres ».

Une autre particularité de cette œuvre, et qui en fait en est une à part entière, est la réunion de dessins qui viennent du globe entier réunis à la demande du festival sur le site de pictoplasma.com/missing-link. Ces dessins sont tout autant de visions de ce fameux chaînon manquant entre le singe et l’homme. Le Yéti, ici, représente ce lien manquant.

Le  festival propose bien sûr cette exposition mais également de nombreuses performances, conférences, rencontres avec les artistes et ateliers pour enfants. Il s’étend même au-delà des murs via le « Character Walk », un parcours constitué de galeries, concept stores (dont Colette), studio de tatouage & librairie, qui se sont tous axés autour du Character Design.

 

Dans le saint des saints

Wednesday, 07 December 2011 11:37 Published in Blog

 

Jeudi soir, une séance d’acquisition au Centre Georges Pompidou à Paris.

Tout le monde est là, d’Alfred Pacquement à Jacques Boissonnas, le nouveau Président de la Société des Amis du Centre qui vient de remplacer le très actif François Trèves.

Il s’agit d’une séance réservée aux membres de la section Perspective, les jeunes amis du Centre (moins de 40 ans)

Nous étions donc réunis pour choisir des dessins d’artistes contemporains qui entreront ensuite dans les collections du musée. C’est un des moments importants de l’année. Toutes les séances ne sont pas dédiées au dessin, la dernière concernait le design.

Les artistes sélectionnés sont Dove Allouche, Ulla von Brandenburg, Inci Eviner, Linda Matalon, Georgia Russel, Benjamin Swaim et Jérôme Zonder.

Jonas Storsve, le conservateur du cabinet des arts graphiques, nous fait la présentation des artistes et des œuvres sélectionnées. Les travaux défilent sur le grand écran du cinéma du Centre. Tout le monde est attentif. A la fin, nous sommes priés de choisir 4 œuvres en les numérotant de 1 à 4, par un bulletin de vote anonyme.

Le budget d’acquisition étant pré-déterminé, plusieurs œuvres pourront rentrer dans les collections, en fonction des prix.

Petit intermède toujours agréable : le cocktail qui nous fait patienter jusqu’aux résultats. L’occasion de serrer la pince d’Alfred P., de discuter avec les jeunes collectionneurs, de parler de la pluie et du beau temps.

On nous indique que les votes sont serrés et qu’il va falloir recompter pour ôter le moindre doute. Le cocktail s’éternise donc.

Une petite heure plus tard, un peu éméchés, on nous fait entrer de nouveau dans la salle de cinéma. Les résultats tombent :

Dove Allouche sort grand gagnant, suivi de Georgia Russel puis d’Ulla von Brandenburg.

Les prix des 3 œuvres excédant le budget initial, Jacques Boissonnas fera peut-être une exception ou un appel aux dons pour l’œuvre d’Ulla von Brandenburg. Nous ne le saurons que plus tard…

 

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