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SAMEDI, c'est GALERIES #25

Friday, 28 October 2011 13:51 Published in Blog

Pendant la folie consommatrice des foires, la galerie Anne de Villepoix prenait le parti de vernir une exposition de groupe baptisée "Résonance / Dissonance". Ce n'est pas la seule, loin s'en faut. Nombres de galeries ouvraient cette semaine des expositions qui se penchaient sur le fond et donnaient à voir des artistes que l'on voit peu. A commencer par BACKSLASH…

Pour saluer l'initiative bienvenue d'Anne de Villepoix, et parce qu'une de nos artistes, Charlotte Charbonnel,  a été invitée à y participer, je tenais à dédier ce 25e épisode de SAMEDI, c'est GALERIES, sans "S" pour une fois. Quant aux très belles expositions dont j'ai entendu parlé et que je n'ai pas encore eu le temps de voir (comme tout le monde), je reviendrai dessus dans un prochain épisode.

Intitulée "Résonance / Dissonance", l'exposition fait se dialoguer 12 artistes dans des faces à faces des plus intéressants. Il sont connus ou en passe de le devenir, figuratifs ou radicalement conceptuels; la sélection est large, originale, éclectique. Bref, elle a tout pour nous/vous plaire. Petite visite.


Dans la première salle, deux dialogues se croisent. Ouvrant l'exposition, Vincent Mauger, artiste de la galerie Bertrand Grimont que l'on a vu absolument partout la semaine dernière (au Jardin des Tuileries, en Une du Monde...) et qui a son exposition personnelle juste à quelques pas. Il présente une sphère aux extrémités brûlées, reprenant à son compte les modélisations 3D mais en les matérialisant dans le réel, avec une économie de moyens surprenante, et qui fait directement écho à celle (l'économie de moyens) d'Aurélien Mole (les photographies collées à hauteur des yeux sur les angles de la pièce et au centre).


Dans la même pièce, Hankang Huang, dont l'habituel très beau dessin, précis et surréaliste, rentre en résonance ici avec une oeuvre d'Eduardo Sarabia, connu pour ses vases en céramique à l'iconographie très contemporaine et posés sur des cartons, le tout peint à la main (ici un bac oxxo posé lui-même sur un socle).

 








 

Dans la seconde salle, on découvre au contraire une dissonance extraordinaire, comme on aime à en voir de temps en temps tellement c'est réjouissant : une très imposante peinture de Xie Lei, très en couleur avec un arc-en-ciel qui monopolise le regard, est placée à l'exact opposé d'un tas de néons majoritairement éteints, dont un seul, placé à l'avant, clignote. On ne peut imaginer pareille opposition avec cette œuvre de Vincent Lemaire. Et finalement, cette différence totale sert totalement les deux propos...








Ce choc passé, la 3e salle est, elle, toute en harmonie. Sur le mur de droite, les œuvres de la très talentueuse Cathryn Boch dialoguent avec celles d'Omar Ba. Au centre de la pièce, deux sculptures, l'une de Charlotte Charbonnel, l'autre de Pascal Broccolichi, sont entourées d’œuvres accrochées de ces derniers. Intitulée "Parabols" avec beaucoup d'humour et de simplicité et constituée donc de deux paraboles, comme juchées sur leurs pieds et réunies par une boule en verre qui amplifie, la sculpture de Charlotte Charbonnel enveloppe toute l'exposition d'un son qui fait penser à la méditation tibétaine. Et ce son nous renvoie directement aux œuvres noires et astrales de Broccolichi installées de part et d'autres. On ne pouvait rêver meilleure résonance que celle-ci! Entre ces deux ensembles d’œuvres, elle est parfaite, sensible, presque naturelle. Et comme pour venir ajouter à mon propos, on aperçoit six sublimes dessins de Charbonnel, faits de limaille (de la poudre de fer) fossilisée sur une feuille de papier, là encore avec une sensibilité, une plasticité et une simplicité remarquables!




















Enfin, dans la dernière salle, des branchages comme en suspension (Marc Turlan) viennent faire écho aux photographies en noir et blanc d'Arnaud Lajeunie.











Vous avez encore du temps, mais allez-y vite!!



"Résonance / Dissonance"

Aurélien Mole / Vincent Mauger
Hankang Huang / Eduardo Sarabia
Xie Lei / Vincent Lemaire
Catryn Boch / Omar Ba
Pascal Broccolichi / Charlotte Charbonnel
Marc Turlan / Arnaud Lajeunie

jusqu'au 23 décembre


Galerie Anne de Villepoix
43 rue de Montmorency
mardi - samedi 11h - 19h
http://www.annedevillepoix.com



Vincent Mauger est représenté par la galerie Bertrand Grimont
Son exposition "Solutions techniques à des problèmes théoriques" est visible jusqu'au 30 novembre
47 rue de Montmorency
mardi - samedi 14h - 19h
http://www.bertrandgrimont.com/



Hankang Huang est représenté par la galerie Bertrand & Gruner
16 rue du Simplon
1207 Genève
http://www.bertrand-gruner.com/

 

Xie Lei, Eduardo Sarabia, Catryn Boch, Marc Turlan et Omar Ba sont représentés par la galerie Anne de Villepoix.



Charlotte Charbonnel est représentée par BACKSLASH Gallery
Son exposition personnelle s'y tiendra à partir du 17 mars

SAMEDI, c'est GALERIES #24

Friday, 14 October 2011 14:36 Published in Blog

Un 24e rendez-vous de SAMEDI, c'est GALERIES dans la tumulte des foires, des vernissages, des nocturnes, des rencontres, etc. Pour BACKSLASH aussi. Mais j'ai quand même pris le temps, poussée par la curiosité, d'aller à la rencontre de nouvelles galeries, de nouveaux espaces ou de nouveaux artistes. Petit tour (non exhaustif).




Je ne pouvais pas manquer de vous parler de la galerie Baudouin Lebon qui a déménagé dans notre quartier, rue Charles-François Dupuis, tout près du carreau du Temple, après avoir officié longtemps (plus de 10 ans) rue Sainte Croix de la Bretonnerie. L'espace est beau, bien conçu et nous souhaitons à toute l'équipe la bienvenue!
Après une exposition d'ouverture en septembre dédicacée aux lauréats du prix HSBC pour la Photographie, la galerie présente, avec le collectif "On the Roof" et dans le cadre de la Biennale du Musée du Quai Branly, "Synchronicity" consacrée à 12 photographes originaires du continent africain, et qui prennent pour sujet, comme l'indique le titre, une urbanité toute personnelle.
Parmi ces artistes, peu connus ou peu montrés à Paris, on retrouve pourtant Malala Andrialavidrazana, originaire de Madagascar mais que l'on connait dans le milieu parisien pour ses photographies du monde entier où elle s'intéresse à l'envers du décor dans des mégalopoles en pleine mutation. Elle donne ici à voir, avec la série "Ny Any Way", l'intimité de la société malgache d'aujourd'hui.
Entre autres, on découvre 4 très belles photographies de la série "Ecstatics" du nigérien Abraham Oghobase, très colorées, où il se met en scène dans l'espace public. J'ai bien aimé aussi les deux œuvres très plastiques de François-Xavier Gbré sur les traces laissées par le temps, et également les clichés rétro de James Barnor qui nous plonge dans le Ghana des années 50 et 60.
















Synchronicity

Malala Andrialavidrazana, James Barnor, Abraham Oghobase, Grace Ndiritu, Nkrumah, Calvin Dondo, Steeve Bauras, Amina Menia et Kiluanji Kia Henda
jusqu'au 20 novembre

La galerie est présente à Art Elysées.

Galerie Baudoin Lebon
8 rue charles-françois dupuis
mardi - samedi, 11h - 19h
http://www.baudoin-lebon.com/





Je n'ai pas pu résister non plus à passer devant le nouvel espace d'Eric Dupont au 138 rue Vieille du Temple, ouvert jeudi soir aux happy fews et pour tout le monde à partir de samedi! Si vous n'avez rien ce samedi soir, donc, c'est l'endroit où il faut se rendre.
Je vous ferais découvrir bien sûr ce nouvel écrin dans un prochain numéro. En attendant, je voulais juste rendre un hommage à Eric Dupont, galerie exigeant, modeste et vrai découvreur de talents qui défend le travail de "ses" artistes depuis 15 ans avec une conviction inébranlable. Personnellement, j'ai vu beaucoup de belles expositions dans son espace de la rue Chapon. J'ai donc hâte de découvrir les prochaines! Mention spéciale au nouveau site internet, très bien fait. En attendant, quelques vues…












PASCAL CONVERT
HISTORY - CHILDHOOD
15 octobre - 30 novembre
Vernissage le 15 octobre de 13h à 18h

Nocturne le jeudi 20 octobre jusqu'à 22h

Damien Cabanes sera présenté à la FIAC comme nominé du Prix Marcel Duchamp
STAND N° 0E.42

GALERIE ERIC DUPONT
138 rue du Temple
75003 PARIS
mardi - samedi, 11h - 19h
http://www.eric-dupont.com/





Comme j'étais à deux pas, je suis passée à la galerie Dukan Hourdequin qui montre actuellement pour la première fois en France les œuvres de l'artiste tchèque Richard Stipl. Proches (cela saute aux yeux) des célèbres têtes de Franz-Xavier Messerschmidt, ces sculptures en argile ou en résine, hyperréalistes, vont vous donner vraiment froid dans le dos! Vous serez prévenus!
Cela étant dit, il est plaisant d'essayer de déceler les multiples références présentes dans le travail, tant populaires qu'historiques.




















Richard  Stipl   
Remembering Disasters   
jusqu'au 15 octobre   

galerie  dukan  hourdequin   
24  rue  Pastourelle   
mardi - samedi, 11h - 19h     
http://www.dukanhourdequin.com/






Direction ensuite une galerie qui vient tout juste d'ouvrir : la Galerie Sator, passage des Gravilliers (entre la rue du même nom et la rue Chapon). Quand on sait ce qu'était l'espace précédent, il faut féliciter le galeriste, Vincent Sator pour cette utilisation élégante de l'espace. (PS : et son salon cosy au sous-sol qui donne envie de rester.)
Cela ne gâche rien : l'ensemble des œuvres présentées pour cette première exposition est séduisant et très international (Russie, Chine, Japon, Grèce, Bulgarie et France). Cela mérite d'être souligné!. Les œuvres sont, à l'envi… :

Floues, avec les belles photographies d'Alexei Vassiliev.
Tricoteuses selon Muriel Decaillet.
...
Mégalo, non, Indispensables : Raphaël Denis propose ses messages aux collectionneurs d'art contemporain, entre cynisme et double jeu, que personnellement je trouve hilarants, et en même temps, ils touchent à un point fondamental du monde de l'art.
Vous pourrez retrouvez une très belle installation monumentale de Raphaël Denis à Chic Art Fair la semaine prochaine ainsi que quelques uns de ses messages chez… BACKSLASH dans notre prochaine exposition! La galerie Sator lui consacrera une exposition personnelle en novembre et décembre.




















INCIPIT
Alexei Vassiliev, Yevgeniy Fiks, Igor Makarevich, Muriel Decaillet, Raphaël Denis, Yan Heng, Yu Hirai, Kristina Irobalieva, Evangelia Kranioti et Gabriel Léger
jusqu'au 19 novembre
Galerie Vincent Sator
8 passage des Gravilliers
mardi - samedi, 14h - 19h
http://galeriesator.com/






Et enfin, cela faisait un bon mois que je voulais en parler : une nouvelle galerie s'est ouverte rue Chapon, à deux pas de Sémiose et Zürcher. La galerie ALB, pour Anouk Le Bourdiec, interpelle les passants avec sa devanture rouge. Mais c'est son important capital sympathie qui vous retient dans la galerie. Encore un(e) de ses jeunes galeristes qui vous accueille avec gentillesse, ouvert(e) aux questions, débonnaire. Ce qui me permet de me poser une question : que se passe-t-il lorsque l'on devient plus reconnu? Il doit forcément y avoir quelque chose qui change tant la différence de ton est flagrante. Mais je m'éloigne de mon sujet.
C'est donc depuis le 8 septembre que l'on vous accueille avec joie à la galerie ALB, qui présente le second volet de son exposition inaugurale. J'aime bien ce choix de rester dans des médiums traditionnels mais sous des formes qui ne lassent pas de vous surprendre, avec notamment l'oeuvre sur papier de Samuel Martin ou la tension présente dans la toile idyllique d'Yves Gobart. On est attiré aussi par la lumière rose qui se dégage du sous-sol. On se demande bien ce que l'on va y trouver lorsque la galeriste vous propose de descendre...

















Samuel Martin, Yves Gobart, Aurélie de la Cadière, Etienne Hacquin, Sonia Foulc
jusqu'au 23 novembre

La galerie participe à Cutlog avec l'oeuvre "Remy" d'Aurélie de la Cadière (le néon)

Galerie ALB
64 rue Chapon
www.galeriealb.com
mardi - samedi, 11h - 19h

La BLOBO quoi ?

Wednesday, 26 October 2011 09:54 Published in Blog

 

Comment intéresser nos chers enfants aux musées... ? C'est une question qui nous taraude tous un jour.

Le Centre Georges Pompidou a, de son côté, proposé une solution par l'intermédiaire de deux espaces dédiés aux enfants et aux adolescents.

Le premier propose en ce moment La BLOBOTERRE de matali crasset.

matali crasset n'en n'est pas à sa première collaboration avec le Centre Pompidou autour d'ateliers d'enfants. Aussi lorsqu'il lui a été proposé de réfléchir à la notion de jardin, elle a tout de suite accepté.

Travailler sur la frontière entre naturel et artificiel, imaginaire et primitivité, lui a permis de créer un univers totalement fantasque inspiré de la nature.

L'artiste a mis en oeuvre un lieu dynamique, peuplé d'êtres imaginaires végétaux, régis par des lois et des fonctions propres.

Plus qu'un lieu, c'est une société complète et complexe qui nous est contée, une société avec son vocabulaire verbal mais aussi olfactif et visuel.

Les éléments qui composent l'installation sont pourvus de matières, de couleurs et d'odeurs différentes. Les êtres qui habitent ce monde portent des noms de contes: Taupinan, Fl'om ou encore Hypoplop.

Ils participent d'une véritable société mue par une organisation sociale tangible.

Chacun d'entre eux existe pour une raison spécifique: créer de la matière, procurer de l'eau, bref, apporter sa pierre à l'édifice sociétal qui se dévoile au travers de l'installation.

Ces habitants hybrides sont entourés de Domosquelettes, Foll et autres Extratoof qui sont autant de structures habitables constituant des terrains de découverte pour les enfants qui se les approprient. Cette installation n'a pas de but écologique, mais propose une expérience ludique qui permettra à l'enfant d'appréhender un territoire métaphorique dans sa globalité, ses êtres, ses structures et les règles qui le régissent.

Le propos noue enfants et installation : dans toute société, chacun à son propre rôle à jouer. Un concept à rappeler également aux parents.

 

 

2 ricards, sinon rien

Thursday, 13 October 2011 09:20 Published in Blog

 

Cette année encore, à l'approche de la FIAC et du fameux bal jaune, le prix de la fondation Ricard pour l'art contemporain a été décerné. Nouveauté cette année : deux lauréats sont arrivés ex æquo, Isabelle Cornaro et Benoît Maire.

Rappelons juste pour les non-initiés que ce prix permet à de jeunes artistes de rentrer rejoindre les 65 000 pièces du Centre Georges Pompidou, ce qui en dehors d'être une consécration, leur offre une très forte visibilité à l'instar du prix Marcel Duchamp.

Cette année, comme je vous le disais, ce sont donc deux lauréats qui ont été élus Isabelle Cornaro et Benoît Maire. Double acquisition donc pour le Centre avec les pièces, pour "Paysage avec Poussin et témoins oculaires (III)" pour la première et "Esthétique des différents, point 1 et 2" pour le second.

 

 

 

 

C'est tout naturellement, sous le patronage de Corinne Ricard, Collette Barbier, Alain Seban et Alfred Pacquement, qu'ont été salués ces deux artistes prometteurs.

Longue route à eux deux !

Soulignons pour finir, que contrairement aux préjugés, cette année, une galerie bordelaise et non la moindre, a été mise en valeur au travers de ce prix, Cortex Athletico.

 

Pour infos, voici les grandes lignes de leurs travaux respectifs.

 

ISABELLE CORNARO

Dans ses oeuvres, Isabelle Cornaro interroge les systèmes et les signes de représentation dans l'histoire de l'art. À travers la série Paysage avec Poussin et témoins oculaires, elle s'intéresse à la transposition de l'espace réel en représentation abstraite. Inspirées des paysages idéalisés de Nicolas Poussin (1594-1665), ces installations font référence à la technique de Poussin qui consistait à construire des chambres noires percées d'un trou par lequel l'artiste regardait ses mises en scène de figurines et d'objets en cire composant les éléments du paysage qu'il était en train de peindre. Chez Isabelle Cornaro, les figures peintes sont transposées en objets, placés selon un principe de vues en contre-plongée et de perspective. Ils sont choisis pour leur signification ou leur charge symbolique.

 

BENOIT MAIRE

Depuis 2009, Benoît Maire poursuit des recherches dans le cadre d'un "work in progress" intitulé Esthétique des différends dont l'oeuvre distinguée par le Prix Fondation d'entreprise Ricard est la première étape. La notion du différend est empruntée au philosophe Jean-François Lyotard. Elle permet à l'artiste de travailler avec deux outils de pensée : le relativisme et la forme linguistique. "Comment puis-je dire ce que je vois ? Je propose donc un travail où le mot remplace l'image et vice versa.", précise l'artiste.

L'oeuvre Esthétique des différends, point 1 et 2 (2009) comprend deux vitrines avec des notes, dessins, ébauches de sculptures, photomontages, collages ou peintures, ainsi qu'une vidéo sur un socle qui présente des textes de l'artiste. Toute la recherche est également publiée au fur et à mesure dans les cahiers d'un coffret qui se trouve dans la collection de la Bibliothèque Kandinsky.

Une séance du cycle Prospectif Cinéma sera dédiée aux vidéos et films expérimentaux de l'artiste Benoît Maire le 27 octobre 2011 au cinéma 1 du Centre Pompidou.

 

 

 

 

 

 

 

 

Du purgatoire au paradis, il n’y a qu’un pas.

Wednesday, 12 October 2011 07:40 Published in Blog

Bien que le concept fleurisse dans des villes comme Berlin, New York ou même Londres, le monde des galeries parisiennes à du mal à concilier 2 espaces : galerie et bar ou galerie et restaurant. Notre consoeur de Russian Tea Room s’y risque depuis quelques mois dans son nouvel espace (ex galerie La B.A.N.K.) Il s’agit du Purgatoire. Lancer en grande pompe par l’agence Eleganz, cet espace combine une galerie d’art contemporain au rez-de-chaussée ainsi qu’un restaurant au sous sol. Typé loft avec gaines apparentes et escaliers industriels métalliques, Le Purgatoire vous propose de venir découvrir les expositions tout en dégustant une cuisine raffinée. Point de table ni de chaise, vous dégusterez debout quelques assiettes exquises style cocktail (mais de bon goût) Et c’est un verre de vin à la main que vous pourrez découvrir l’exposition.

Pour son ouverture, Le Purgatoire à choisi de mettre en avant un jeune collectif d’artistes. Sous titre, l’exposition présentée est un regard croisé entre une série de cadres méconnaissables en bois, alliant formes géométriques, naturelles et jouant des diverses matières du bois. Opposé à ces contenants vides,  une série de photos aux titres ambigüs qui leur répondent se présentent comme un contenu extrait de ces premiers.



L’ensemble de cette exposition se trouve rehaussé par un fanzine fermé par une couture qui est une représentation écriture, forme de prolongement des œuvres accrochées.

L’ensemble forme un tout comme un puzzle à remettre en forme dans son esprit.

Il est évident que c’est la programmation du lieu qui lui permettra d’acquérir ses lettres de noblesse en tant que galerie… A suivre donc

A visiter pour se faire une idée avec les yeux, et les papilles.

 

Brève du Street-Art londonien,

Friday, 28 October 2011 12:41 Published in Blog

 

Ce détail a-t-il une importance ? Pour la famille de King Robbo, c’est sûr. Le monde de la rue est un univers impitoyable et l’on a souvent entendu parler de gueguerre entre les différents acteurs du mouvement Street Art !

Mais alors celle que je vais vous raconter, elle est pas mal !

On connaît tous Banksy (avatar surmédiatisé d’un inconnu qui se cache toujours), on connaît moins King Robbo. Mais les deux se connaissent bien en tous cas. Les faits : les deux artistes se livrent une guerre de tags depuis déjà quelques temps, l’un taggant sur les œuvres de l’autre et vice versa.

Bref, ils ne sont pas trop copains dans la vraie vie et chacun descend le travail de l’autre en toute intelligence ( ?)

Channel 4, la chaîne de télévision britannique, a récemment diffusé un documentaire intitulé « Graffiti Wars » dans lequel on laisse entendre que Banksy se serait un peu trop « lâché » sur King Robbo et que l’état actuel du second ne serait pas étranger aux faits du premier. King Robbo est aujourd’hui dans le coma… No Comment

 

 

SAMEDI, c'est GALERIES #23

Friday, 07 October 2011 15:03 Published in Blog

Pour ce 23e rendez-vous de SAMEDI, c'est GALERIES, je suis allée me balader dans un tout petit périmètre (parfois, cela suffit!) : rue des Coutures Saint-Gervais, rue du Perche et au 108 rue Vieille du Temple, en prenant comme prétexte d'aller découvrir une galerie que je voulais connaître depuis longtemps : la galerie Schirman et de Beaucé, mais aussi l'exposition de Vincent Ganivet chez Yvon Lambert qui me "disait" bien.

Mais d'abord direction la galerie Odile Ouizeman, dont je n'ai jamais parlé dans ce rendez-vous bien que j'aime beaucoup et depuis longtemps quelques uns des artistes qu'elle représente (notamment Laurent Pernot). Dans son bel espace, lumineux et ouvert, Odile Ouizeman met à l'honneur les peintures récentes d'Iris Levasseur. Je ne suis pas tellement réceptive à ce type de peinture habituellement mais je dois dire que dès l'entrée vous êtes saisis par l'étrangeté et la maîtrise qui se dégage des œuvres. Née en 72, l'artiste reprend, comme à son habitude, un thème important dans l'histoire de l'art : celui du portrait et de la figure humaine. Le corps est l’une des figures centrales de toute la démarche d’Iris Levasseur. Un corps hyper réaliste et ultra contemporain, appréhendé souvent de plein pied, à grande échelle, dans des couleurs assez incroyables et surtout à travers des saynètes déstabilisantes et inquiétantes dont vous avez du mal à décrocher les yeux. A mon avis, mais je ne suis sans doute pas la mieux placée pour le dire, un des plus beaux ensembles de l'artiste et à des prix somme toute raisonnables pour de si grands formats… A voir donc, ne serait-ce que pour l'accueil charmant et discret qui est réservé aux visiteurs!


















IRIS LEVASSEUR
Amnésie
jusqu'au 29 octobre

Galerie Odile Ouizeman
10 - 12 rue des Coutures Saint-Gervais
Mardi - samedi 11h - 19h
http://www.galerieouizeman.com






Tout près dans la même rue, je ne pouvais pas manquer l'exposition de Gilles Balmet, dont beaucoup de monde m'a parlé. L'artiste y présente plusieurs séries, et notamment des œuvres créées au Japon, à Kyoto plus précisément, où l'artiste était en résidence pendant 6 mois. Toute la finesse et la liberté de ce travail vient du contrôle dans les divers procédés décidés et dans les accidents qui en découlent. Qu'est-ce que cela donne concrètement? Des paysages qui semble tendre vers l'abstraction, ou peut-être le contraire. Des matières stupéfiantes sur des supports d'une qualité exemplaire (notamment ceux réalisées au Japon sur papier Washi avec de l'encre Sumi). Ceux que j'ai préféré : la série “Ink Mountains” et les gouttelettes pulvérisées qui s’écoulent dans “Waterfalls”.


















GILLES BALMET
Silver Mountains
jusqu'au 12 octobre 2011

Galerie Dominique Fiat
16 rue des Coutures Saint-Gervais
du mardi au samedi  de 11h à 19h
http://www.dominiquefiat.com






Il suffit de traverser la rue (Vieille du Temple) pour se retrouver rue du Perche. Caroline Schirman et Esther de Beaucé nous propose de découvrir une artiste berlinoise bien connue Outre-Rhin : Caro Suerkemper, que les plus pointus avaient eu l'occasion de remarquer à l'exposition "A Rebours" au Centre Culturel Suisse. Tout de suite, on est frappé par l'opposition entre la forme très doucereuse des œuvres (céramiques et gouaches aux couleurs enfantines, avec un côté tarte à la crème) et leur sujet : un érotisme appuyé teinté de grotesque. Les corps de femmes s'empilent, s'empalent ou sont définitivement ligotés…

















Caro SUERKEMPER
Grâce et Dignité

CAROLINE SCHIRMAN & ESTHER DE BEAUCÉ
7bis - 9 rue du Perche
Mardi au vendredi 11h à 19h
Samedi 14h à 19h30
http://www.schirman-debeauce.com







Retour rue Vieille du Temple, où avant d'aller chez Yvon Lambert, je fais un saut pour voir l'exposition de Carlos Cardenas, nouveau directeur de la galerie Xippas. On pourrait dire que “There are two sides to every coin, and two sides to your face” s'exprime dans la mixité et la multiplicité autant que dans la confrontation et la convergence. Une exposition complexe en somme, qui ne se laisse pas aller au simplisme ni à la facilité.
Variété des origines géographiques des artistes, multiplicité des pratiques, jeunes artistes et artistes reconnus se côtoient dans une exposition qui ne délaisse pourtant ni les formes ni les idées. Je vous laisse découvrir par vous-même. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé les œuvres de Sophie Bueno-Boutellier et de Claudia Wieser. Finalement, "There are two sides to every coin, and two sides to your face” reflète bien, je pense, l'esprit qui anime Carlos Cardenas depuis tant d'années, qui vous accueille avec toujours autant de gentillesse…




 
















 

There are two sides to every coin, and two sides to your face
carl andre, farah atassi, sophie bueno-boutellier, stéphane calais, martin soto climent, andy coolquitt, alistair frost, anthea hamilton, evan holloway, rashid johnson, bruce nauman, raha raissnia, claudia wieser
jusqu'au 29 octobre

Galerie Xippas
108 rue vieille du temple
du mardi au vendredi 10h00 - 13h00 et 14h00 - 19h00
samedi 10h00 - 19h00
http://xippas.com





Et pour finir, une très très belle double exposition : Candida Höfer et Vincent Ganivet à la galerie Yvon Lambert. Pour être tout à fait franche, je pensais qu'il s'agissait de deux expositions personnelles conjointes et bien que ces deux artistes m'intéressent beaucoup en eux-mêmes, j'y allais un peu blasée, en tout cas en ne pensant pas avoir de réelle découverte, tant leur travail est reconnaissable et identifié. Mais ce qu'il y a de bien dans les expositions, c'est que l'on a souvent des surprises! Les œuvres de Candida Höfer accrochées dans les deux salles mythiques de la galerie dialoguent incroyablement bien avec les sculptures de Vincent Ganivet. Ces dernières apportent une radicalité et une fraicheur, une certaine ironie aussi, aux photographies. Et il y a sans aucun doute une certaine justesse qui se joue ici...

 



















Candida Höfer
Erinnern

Vincent Ganivet
Noli me tangere

jusqu'au 9 octobre

Galerie Yvon Lambert
108 rue Vieille du Temple
mardi - samedi 10h - 19h
http://www.yvon-lambert.com


Les projets de Marc-O

Tuesday, 11 October 2011 12:59 Published in Blog

 

Après la bataille, le départ. Les tensions entre Marc-Olivier Wahler (MOW) et Olivier Kaeppelin ont abouti au départ de ce dernier pour la Fondation Maeght. Mais n’oublions pas que le mandat du directeur du Palais de Tokyo touche à sa fin également. Exit : janvier.

MOW prépare la suite de sa carrière, déjà très riche (rappelons-le), avec un nouveau projet d’envergure sur 3 continents (pour le moment…) D’abord l’Amérique et l’Europe : deux centres d’art contemporain ouvriront au printemps prochain à Paris et à Los Angeles sous deux noms presque identiques : respectivement le Chalet Society et le Chalet Hollywood. Comme l’explique MOW, l’idée était de trouver un dénominateur commun, « Chalet », qui engloberait les notions de marque, d’identité et d’image. Il s’agira de centres temporaires. L’idée de lieu de création temporaire regroupera tous les futurs centres dans un esprit de dynamisme et de mouvement. J’avoue ne pas avoir bien compris le système de fonctionnement pour le moment… J’attends que MOW m’appelle pour mieux m’expliquer ! Je vous tiendrai au courant asap. Je sais seulement qu’il s’agira également de lieux de production, de rencontre avec les artistes et d’expositions.

Le Palais de Tokyo avait déjà organisé des expositions et des projets d’artistes sous le nom « Les Chalets » à Tokyo, Buenos Aires, Roswell, Edimbourg, Séoul, NY et Coimbra au Portugal. Le nouveau projet s’inscrit donc dans la continuation de ces premiers évènements.

Hollywood : le centre, financé par des donateurs privés, s’ouvrira au Los Angeles Contemporary Exhibitions (LACE). L’entrée se fera par derrière, genre un peu club privé ou speakeasy, sur carte de membre. Les horaires : de 18h à 2h du matin. On est à fond dans le délire prohibition post-18ème amendement. Mais c’est sympathique ! De Niro, si tu nous entends…

Paris : Boulevard Raspail, un espace de 1 000 m2 proposera les mêmes activités qu’à Los Angeles.

Un peu plus tard, MOW ouvrira un autre « chalet » en Afrique, à Marrakech. C’est une excellente initiative car la ville marocaine est en plein développement sur le plan de l’art contemporain, avec notamment sa foire et sa biennale.

thefairgoer ou slick en ligne

Wednesday, 05 October 2011 16:12 Published in Blog

En marge de Slick (et de Chic, soyons fairplay), une plateforme Internet va vous permettre de visiter les stands de chacune des galeries participantes en avant-avant-première, notamment pour les visiteurs qui ne pourront pas se déplacer à Paris. Les œuvres seront donc mises en ligne « before the preview » et comme toute bonne fête qui se respecte, l’after aura également lieu.

Tout collectionneur aguerri à la VIP Artfair, et autres India Art Collective pour ne citer qu’eux, aura la liberté de se promener virtuellement sans interruption au travers des œuvres présentées par chaque galerie.

C’est une société américaine qui gère, en partenariat avec les foires, cette mise en ligne.

On voit bien les avantages de cette initiative : les collectionneurs du monde entier peuvent visiter les stands quand bon leur semble et les galeristes exposants acquièrent une plus grande visibilité.

Rendez-vous sur : www.thefairgoer.com/slick

Ceci étant dit, on espère que vous vous déplacerez quand même !

 

Whiter than white, largest than large!

Tuesday, 04 October 2011 16:37 Published in Blog

 

L’impressionnante programmation de la galerie londonienne White Cube pourra bientôt s’agrandir (avis aux artistes talentueux) ! L’institution se paie un nouvel espace de … 5 400 m2 ! Rien que ça ! Et dire que la première galerie du fondateur, Jay Jopling, n’en faisait que 4 …

Ce nouvel espace se situe au sud de la Tamise, vers West End et Hackney et ne se veut pas seulement galerie d’art. Dans le désordre : salle d’archives, salle de projection de 60 sièges, bookshop, workshop, studio photo, et même un projet de programme éducatif. L’espace possèdera également une cuisine pour faciliter l’organisation des dîners qui restent l’essence même du tout bon relationnel nécessaire à une galerie d’art. Car n’oublions pas qu’il s’agit d’une galerie d’art à but lucratif (avec une centaine d’employés) Pour preuve : tandis que la Tate Modern, située pas très loin, organisera une rétrospective de Damien Hirst l’année prochaine, White Cube proposera au même moment un solo show de l’artiste.

Très prochainement, White Cube ouvre un espace à Hong Kong. A suivre…

Paris-Londres le 12 octobre en Eurostar à 150 euros environ, si vous avez le précieux sésame (le carton d’invitation quoi !)

 

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