FAHAMU PECOU

b(EYE)rth r(EYE)ght

 

17 octobre - 21 novembre 2026
vernissage le samedi 17 octobre de 14h à 20h

October 17 - November 21, 2026
opening on Saturday, October 17 from 2 to 8 pm

 
 

Atom, 2026
Acrylique sur lin belge. 45 x 125 cm
Acrylic on Belgian linen. 18 x 49 in. 

L'artiste américain Fahamu Pecou a posé, il y a déjà de nombreuses années, les bases d'un manifeste artistique où la peinture s'affirme comme un territoire de déconstruction et de reconfiguration des récits dominants sur l'identité noire, à la croisée de l'histoire, de la culture populaire et des imaginaires contemporains.

L’exposition b(EYE)rth r(EYE)ght célèbre la vision comme un droit de naissance inaliénable, intime et souverain. Le titre s'affirme comme une déclaration visuelle et sémantique : en insérant le mot EYE (l'œil) au cœur de birthright (le droit de naissance), elle proclame que la façon de voir de chacun est son héritage le plus absolu.

À travers un véritable récit de genèse, les œuvres font se rencontrer des figures contemporaines et des formes sculpturales africaines, élevant ces objets ancestraux au rang de compagnons et de témoins du devenir des noirs. Loin des injonctions à la justification ou à la résistance politique, l'exposition réclame le droit fondamental au plaisir, au repos et à la beauté pour eux-mêmes. C’est une invitation puissante, pour les noirs, à se réapproprier leurs propres regards et à se réinventer, non plus à travers les yeux des autres, mais selon leurs propres visions.

Fahamu Pecou est docteur en philosophie et Chevalier de l'ordre français des Arts et des Lettres. Son travail a été montré dans de nombreuses institutions prestigieuses à travers le monde, notamment au Museum Of Contemporary Art et au High Museum d’Atlanta, au Baltimore Museum of Art, à la Ludwig Foundation de Vienne ou encore au Yokohama Museum of Art au Japon, parmi beaucoup d'autres. Ses oeuvres sont présentes dans de nombreuses collections telles que le MUMOK en Autriche, le Seattle Art Museum, le Smithsonian National Museum of African American History and Culture de Washington, The West Collection de Philadelphie, le High Museum d'Atlanta ou encore la Collection Société Générale en France, Google et la Banque CBH en Suisse.

 

b(EYE)rth r(EYE)ght

Ceci est une genèse.
Des yeux vierges qui s’ouvrent.
Un nouveau jour se lève.

Voir le monde comme pour la première fois.
Nous voir naissants. Indéterminés.
Sans attente.
Sans avoir à nous expliquer.

b(EYE)rth r(EYE)ght commence ici.

Ces œuvres imaginent la vision comme quelque chose qui nous appartient. Non pas la visibilité, mais la vision. Car la visibilité demande à être reconnue. Elle nécessite l’autre. La vision est tout autre chose. Elle est intérieure. Intime. Infinie.

Je vois, donc je suis.

Dans ces œuvres, les figures rencontrent des formes sculpturales africaines comme des compagnons, des ancêtres, des prolongements et des témoins. Elles sont tenues, portées, contemplées. Elles étendent la vision au-delà des limites du corps. Ces objets ne représentent pas simplement d’où nous venons. Ils représentent ce que nous sommes en train de devenir.

L’œil est à la fois organe et métaphore. Il regarde vers l’extérieur et vers l’intérieur. Il se souvient. Il rêve. Il désire. Il imagine.

Et ce qu’il voit est un monde de possibles :

Le plaisir.
La curiosité.
L’intimité.
Le jeu.
La beauté.
La sensualité.
Le mystère.
Le divin.
L’émerveillement.

Rien de tout cela n’a besoin d’être justifié.
Le plaisir n’a pas besoin d’être radical.
Le repos n’a pas besoin d’être un acte de résistance.
La beauté n’a pas besoin d’être provocatrice.

Tout cela nous appartient, tout simplement.

B(EYE)rth r(EYE)ght est un récit de création fondé sur l’idée que nous héritons non seulement d’histoires, de traditions, de noms, d’objets et de mémoires, mais aussi de la possibilité elle-même.

Le droit d’imaginer.
Le droit de désirer.
Le droit de s’émerveiller.
Le droit de voir.

Et peut-être, plus important encore, le droit de nous rencontrer nous-mêmes.

Non pas tels que nous avons été vus.

Mais tels que nous nous voyons.

Des yeux vierges qui s’ouvrent.

Un nouveau jour se lève.

Notre droit de naissance.

Dr. FAHAMU PECOU

 

Reflection Eternal I, 2026
Acrylique sur lin belge. 90 x 60 cm
Acrylic on Belgian linen. 35 × 24 in.

Reflection Eternal II, 2026
Acrylique sur lin belge. 90 x 60 cm
Acrylic on Belgian linen. 35 × 24 in.

 

American artist Fahamu Pecou laid the foundations many years ago for an artistic manifesto in which painting asserts itself as a territory for deconstructing and reconfiguring dominant narratives surrounding Black identity, at the intersection of history, popular culture, and contemporary imaginaries.

The exhibition b(EYE)rth r(EYE)ght celebrates vision as an inalienable, intimate, and sovereign birthright. The title operates as both a visual and semantic declaration: by inserting the word EYE at the heart of birthright, it proclaims that the way each of us sees is our most absolute inheritance.

Through a true creation narrative, the works bring contemporary figures into dialogue with African sculptural forms, elevating these ancestral objects to the status of companions and witnesses to the unfolding of Black futures. Far from calls for justification or political resistance, the exhibition claims the fundamental right to pleasure, rest, and beauty for their own sake. It offers a powerful invitation to Black people to reclaim their own ways of seeing and to reinvent themselves, not through the eyes of others, but according to their own visions.

Fahamu Pecou holds a PhD in Philosophy and is a Knight of the French Order of Arts and Letters. His work has been exhibited at numerous prestigious institutions around the world, including the Museum of Contemporary Art and the High Museum in Atlanta, the Baltimore Museum of Art, the Ludwig Foundation in Vienna and the Yokohama Museum of Art in Japan, among many others. His works are held in numerous collections, including MUMOK in Austria, the Seattle Art Museum, the Smithsonian National Museum of African American History and Culture in Washington, The West Collection in Philadelphia, the High Museum in Atlanta, the Société Générale Collection in France, Google, and CBH Bank in Switzerland.

 

b(EYE)rth r(EYE)ght

This is a genesis.
Virgin eyes opening.
A new day dawning.

To see the world as if for the first time.
To see ourselves nascent. Undetermined.
Without expectation.
Without the need to explain.

b(EYE)rth r(EYE)ght begins here.

These works imagine seeing as something that belongs to us. Not visibility, but vision.
Because visibility asks for recognition. It requires another.
Vision is something else entirely. Vision is interior.
Intimate. Infinite.

I see, therefore I am.

Throughout the works, figures encounter African sculptural forms as companions, ancestors, extensions, and witnesses.
They are held, carried, contemplated. They extend sight beyond the limits of the body.
These objects do not simply represent where we have come from.
They represent what we are becoming.

The eye is both organ and metaphor.
It looks outward and inward.
It remembers. It dreams. It desires. It imagines.

And what it sees is a world of possibility:

Pleasure
Curiosity
Intimacy
Play
Beauty
Sensuality
Mystery
Divinity
Wonder

None of these things require justfication.

Pleasure does not have to be radical.
Rest does not have to be resistance.
Beauty does not have to be defiant.

They simply belong to us.

B(eye)RTH R(eye)IGHT is a creation story rooted in the proposition that we inherit not only histories, traditions,
names, objects, and memories, but possibility itself.

The right to imagine
The right to desire
The right to wonder
The right to see

And perhaps, most importantly, the right to encounter ourselves. Not as we have been seen.
But as we see.
Virgin eyes opening.

A new day dawning.

Our birthright.

Dr. FAHAMU PECOU