Backslash gallery

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street art

JR s'empare de Shanghaï

Sunday, 26 September 2010 17:37 Published in Blog

JR, l’artiste planétaire, expose à la galerie Magda Danysz de Shanghai une série de portraits de personnes âgées. Comme à son habitude, c’est l’être humain qui est au centre de son travail très engagé. L’être humain mais aussi la mémoire.

L’artiste a choisit des villes en plein changement, à l’image de Shanghai qui devient depuis quelques années une mégapole construite uniquement de buildings et dont les traces de son riche passé disparaissent jour après jour. Aujourd’hui, ne restent que les personnes âgées pour retracer l’histoire de ces cités. Elles sont dépositaires de cette mémoire, de cet héritage trop souvent mis de côté, voire oublié. Témoin de son temps et du temps passé, JR explore ce travail sur la mémoire, dans la suite d’un Boltanski. Ne pas oublier, transmettre !

Parallèlement à l’exposition chez Magda Danysz, l’artiste placardera ses photos également sur les murs de la ville.



JR, mock up, Shanghai, 2010, courtesy JR & 18gallery-Magda Danysz 
« On collera les photos dans des endroits abandonnés, des immeubles… Ce sont vraiment des portraits de personnes très ridées en contraste avec cette ville qui est en mutation… De nouveaux immeubles qui se construisent, d’autres qui se détruisent… Et qui apparaissent comme des ovnis au milieu de cette ville. Ce sont des photos noir et blanc découpées de profil. Ce ne sont pas toujours des regards, bien au contraire, c’est vraiment l’idée de travailler sur la peau, le visage… », explique l’artiste.

Shanghaï est loin, et ça c'est dommage

 

En savoir plus sur JR:
Son site personnel: http://jr-art.net/
Le site de la galerie Magda Danysz:
Paris : Paris Gallery

 


Vous aimez JR ? Voici donc plus de JR ...

Tuesday, 28 September 2010 15:35 Published in Blog

 

Suite à l'article d'hier, JR s'empare de Shanghaï, j'aimerais revenir rapidement sur son oeuvre.

Artiste engagé s'il en est,  JR a l'intelligence de faire se tourner les yeux des pays industrialisés, ô combien fans d'art contemporain, en travaillant sur des espaces de vie que ces mêmes pays refusent de voir. Il centre son travail autour d'un phénomène politique, social ou économique, en liant un état de fait et une population qui le subit.

En deux mots, JR attire l'attention de tous en humanisant ces phénomènes.


JR, Brésil, Favela, 28 millimètres, Women are Heroes, 2008, courtesy JR & 18gallery – Magda Danysz.

JR, Face2face, Israelis and Palestinians, Portrait of twins brothers, 2007, courtesy JR & 18gallery – Magda Danysz

 


JR, Kenya, 28 millimètres, Women are Heroes, 2009, courtesy JR & 18gallery – Magda Danysz

 


JR, portrait, courtesy Christopher Shay, JR & 18gallery – Magda Danysz.

 

Another brick in the wall

Friday, 29 October 2010 09:49 Published in Blog

Radio Nova et Baccardi sont dans la place!
Un DJ, des graffeurs, du street art ... le monde de la rue s'expose sur des cimaises!

Graffitis, pochoirs, bombes, etc... avec les connus et reconnus que sont Miss Tic, Jeff Aerosol, l'Atlas, Shepard Fairey (Obey), on prend plaisir à découvrir le presque-nouveau monde du street art, mouvement artistique qui se développe de plus en plus.

 



De nombreuses galeries ne s'y sont pas trompées! Outre La galerie du Jour (Agnès B), la galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois et la galerie Bailly, toutes les trois partenaires de l'association Le Mur, le monde de l'art contemporain se frotte et s'attache à l'art de la rue. Même le Grand Palais a offert son exposition Tag. On avance!!

A noter et à re-découvrir à la galerie Backslash (on n'est jamais mieux servi que par soi-même), l'artiste urbain Rero. A mi chemin entre street-art et art conceptuel, le plasticien interroge les codes de l’image et de la propriété intellectuelle à travers l'acronyme WYSIWYG (What You See Is What You Get) qui apparaît régulièrement dans ses œuvres. Détournement et auto-censure (il barre lui-même d’un trait épais ses propres slogans) sont les maîtres mots de ses recherches sur la négation de l’image.

Petite surprise et participation inattendue de l'expo : l'immense Jacques Villeglé s'était discrètement mêlé à l'association en réalisant son propre "mur" en parallèle à l'excellente rétrospective que le Centre Georges Pompidou lui a consacré en 2008! Chapeau l'artiste!!

Game Over...

Tuesday, 16 November 2010 21:00 Published in Blog

Lorsque l'on entame des travaux avec un artiste comme Rero à ses côtés, voilà ce que cela donne...
Je ne resiste pas au plaisir de vous faire un compte rendu...  en images.

Je retourne à mes pinceaux...


RERO / BACKSLASH GALLERY / PARIS 2010 / STREET ART
envoyé par rero13. - Découvrez plus de vidéos créatives.

Street (in) Art

Friday, 03 December 2010 15:07 Published in Blog

 

Il est maintenant évident, pour la majorité, que le street art a acquis ses lettres de noblesse et occupe une place de choix dans l'art contemporain. Si certains en doutent encore, l'exposition "Tag" au grand palais, le succès croissant d'artistes comme Evol, Speedy Graffito, Shepard Fairey, L'ATLAS, Nasty, Space Invader ou encore JR devrait les amener à revoir leur position.

Depuis Keith Haring, les descendants du street art débordent de la rue et envahissent l'espace intérieur de certaines galeries d'art contemporain.

S'il est acquis que le street art est un courant large, tant en terme de pensée qu'en terme d'expression, au même titre que le surréalisme, il s'est majoritairement limité à son expression première, le TAG. Apparu dans le getho nord du Bronx des année 65-70, le tag est né pour marquer un territoire, affirmer son courage en taggant des endroits de plus en plus inaccessibles, pour affirmer sa personnalité, son statut. Sorti de la rue, le tag se trouve dénué de ses fonctions primaires, dénué de sens rebel et ne devient qu'un signe graphique. Partant de ce concept, Magda Danysz et JonOne ont amorcé une réflexion nouvelle sur cette expression Ô combien contemporaine.

Loin des ghettos et des gares de triages du nord de NYC, ils se sont penchés sur le sens premier de ce courant, c'est à dire l'affirmation de soi au travers d'une signature et l'ont ensuite transposé dans deux directions bien distinctes.

L'une affère à l'art séculaire de la calligraphie. Lors de son exposition et de ses différents voyages en Chine, JonOne s'est interessé à cet art et l'a intégré à son travail créant ainsi une relation entre contemporain et classicisme, rebellion et tradition, Occident et Orient.

Exit les bombes de 440 ml! Les codes de son TAG se retrouvent ainsi calligraphiés en encre de Chine sur du papier de Chine. Poussant cette mutation à son paroxisme, l'artiste réhausse ses compositions de feuilles d'argent ou d'or.

Le tag s'imprègne de technique, s'offre une pérénité et se pose.

Ce sont ces mêmes codes et signes, l'essence du TAG, qui ont ensuite été exploités dans le second volet de sa recherche. Toujours dans cette perspective d'extension du Grafitti, JonOne s'est amusé à casser la tradition de l'aplat en extrudant tour à tour, le J, la flèche, l'astérisque de sa signature ou encore le nom de son crew "156".

Une fois de plus, les codes du fer de lance du street art se retrouvent projetés vers un nouveau media, la sculpture. L'artiste nous livre ainsi des pièces entre design et sculpture qui envahissent l'espace d'une façon inédite. Ces pièces simposent comme une extension du tag.

Pièces conçues dans un laboratoire, elles sont prêtes à envahir l'espace public, à retourner dans la rue.

Que reste-t-il du street, me demanderez-vous ?

Je vous répondrais qu'en entrant dans un espace intérieur, le street n'était plus mais que cependant, ce qu'il est devenu à l'intérieur pourrait facilement se téléporter et vivre à l'extérieur...

Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme.

 

Toujours plus loin toujours plus haut !...

Wednesday, 13 April 2011 15:08 Published in Blog

 

Ambiance guérilla hier soir au 82 rue Chevaleret dans le 13ème...

Bombe de peinture, plan, rétroprojecteur, drapeau tunisien et nacelle. 
Message en tête, RERO s'est lancé, sur l'invitation de la galerie Itinérance, dans un hommage à la révolution tunisienne hier soir.

 

DEGAGE, le slogan scandé par la foule postée en masse sur la place Al Tahrir ou dans l'avenue Bourguiba, prend forme tout au long de la nuit pour ce matin s'afficher dans sa monumentalité barrant un immeuble désaffecté et nous renvoyant tous à l'ampleur des changements qui s'opèrent dans le bloc du Moyen-Orient, engendrés par le départ de Ben Ali après 10 ans de dictature.







RERO prouve avec cette œuvre monumentale et pleine de sens, une fois de plus, qu'il est le chaînon ralliant l'art contemporain et le street art, la forme et fond. Les badauds regardent, participent, nous fournissent en électricité et les discussions vont bon train autour de la pièce en cours d'achèvement.


DR CRISTOBAL DIAZ


DR CRISTOBAL DIAZ

Un hommage noir mat, sombre comme les jours passés, empli d'actualité qui nous rappelle que cette révolution est un tournant qui ré-instaure la liberté de parole pour tout un peuple. La parole libérée inspire l'expression artistique et laisse libre champs aux artistes tunisiens comme Zed ou Wissem El Abed.





C'est une partie de cette jeune scène tunisienne méconnue qui sera d'ailleurs présente lors de l'exposition 'DEGAGE !'.

DEGAGE! sera verni à la Galerie Itinérance ce vendredi 15 avril à partir de 18h.

 

DELTA alias Boris Tellegen : L'ingénieur du Chaos

Thursday, 06 October 2011 14:13 Published in Blog

Musique electro minimale dans un atelier à côté du cœur d’Amsterdam.

L’homme qui m’ouvre est grand, blond, la quarantaine, tout sourire. C’est lui. Je suis devant Boris Tellegen, alias DELTA.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, sachez que DELTA est un des pionniers du graffiti en Europe. Les premières apparitions de son tag ‘DELTA’ remontent à 1984.

DELTA se démarque tout de suite par son style; il ne sort pas d’une école d’art et n’est pas né dans une cité. Il est brillamment diplômé de l’école d’ingénieur Faculty of Industrial Design at the Technical University. Il ne tag pas pour marquer un territoire, mais pour offrir un mode de lettrage et d’expression différent de ce qui se peignait alors sur les murs du Bronx ou de Brooklyn.

Il refuse très rapidement de suivre une carrière d’ingénieur, et se concentre sur la rue. Ces travaux ne sont pas moins emplis de la rigueur mécanique du designer. Ses graffitis jouent sur des perspectives inversées et /ou contrariées. Ses peintures murales se déstructurent très vite. Les lettrages explosent pour révéler autre chose, des structures inintelligibles et originales.

DELTA disparait en délaissant le graffiti et Boris Tellegen, l’artiste, surgit, fort de l’héritage de son aîné.

Les formes simples se découpent  sur des matériaux de tous ordres, bois, papier, carton, mousse de polyuréthane; et les structures s’assemblent sous des formes diverses comme le collage, la sculpture, la peinture.

Mais en refusant l’ingénierie, c’est surtout l’ordre que DELTA décide de fuir. L’ordre en tant que logique, l’ordre d’assemblage, l’ordre établit.

 

L’amour de la précision méticuleuse des maquettes qu’il a réalisées durant ses années d’étude poussent Delta à délaisser les murs au profit de la sculpture. C’est donc tout naturellement que les formes issues de ces lettrages de graffiti s’extrudent. Les faces des perspectives des lettres de ses tags prennent corps et deviennent les pièces d’un jeu complexe de superpositions.



L’artiste me confit que notre monde est régit par l’ordre et que c’est cet ordre qui dirige nos pensées. Nous nous sommes habitués à vivre avec des représentations très concrètes du monde qui nous entoure : un mur droit et blanc, une lettre plate et noire, une voiture à quatre roues. C’est contre cela que Boris Tellegen lutte. Il se bat contre nos structures de représentations et de constructions mentales.

Il a décidé de laisser une place au chaos. Il a décidé de laisser le chaos supplanter et remplacer la logique des choses. L’ordre.  Aussi lorsque qu’il construit le mur de l’installation « Exothermic », tout est là.

Tous les matériaux nécessaires sont présents, plaquo platre, isolant, structures métalliques et bois; même le câblage électrique est prévu. Se laissant conduire par ce qu’il nomme le chaos et non par la logique, Boris Tellegen construit son mur. Laissant la place à l’imprévu et à un refus des conventions, il élabore une structure mural qui échappe au sens commun nous offrant une pièce qui reprend l’essence même du mur, c'est-à-dire une cloison divisant un espace en deux, mais une séparation assemblée dans un ordre différent et qui nous déstabilise, nous poussant à nous interroger sur la validité des structures qui nous régissent et sur les partis pris qui nous ont, de tout temps, été imposés.

 

Une leçon que nos dirigeants devraient peut-être entendre ; reconstruire les règles qui nous régissent, en y apportant une réflexion moins conventionnelle et établie.

Notez pour finir, que BACKSLASH sera fière de pouvoir vous présenter ces dernières pièces très bientôt... Mais chut! C'est un secret.

 

 

Rero casse la baraque !!!

Friday, 06 April 2012 13:32 Published in Blog

Rero casse la baraque !!!

Une vente, une cimaise qui s’effondre et Rero qui casse la baraque !!

Voici comment résumer la vente aux enchères de Street Art qui s’est déroulée hier à l’Hôtel Salomon de Rothschild sous le marteau de maître Pierre Cornette de Saint Cyr.
Alors que les derniers lots passent, j’entends des craquements bizarres venant de la cimaise devant laquelle je me trouve… Et là, je vois que ça commence à basculer dangereusement. Mon sang ne fait qu’un tour : courage, fuyons !!!

Heureusement, d’autres ont eu le réflexe contraire et sont accourus afin de soutenir l’immense cimaise qui supportait tout de même une bonne vingtaine d’œuvres. Je tiens ici à remercier un collectionneur bien connu de Backslash qui s’est courageusement élancé vers les deux toiles de Rero afin de les protéger !

Pas de blessé, mais par contre, quelques œuvres ont probablement souffert… Je n’en saurai pas plus, tout est immédiatement pris en main par la maison de vente.
Notons que l’étude avait certainement délégué l’accrochage.

Bref, la vente reprend après cet intermède et nous voici venus aux deux toiles de Rero, les derniers lots à passer.  Maître Pierre Cornette de Saint Cyr fait le show, parle d’un artiste devenu une référence dans le monde du Street Art et de sa galerie merveilleuse et dynamique (je ne pouvais pas ne pas mentionner cet aspect nécessaire à mon post) !
Bref, la première œuvre part à un très bon prix (déjà plus que l’estimation) et la seconde… à un excellent prix ! Backslash is delighted !!!!

Cette petite histoire de cimaise est aussi l’occasion pour moi d'écrire mon mécontentement face à un collectionneur peu scrupuleux que nous appellerons Monsieur Olivier D. Ce dernier a mis en vente une grande partie de sa collection et notamment des œuvres acquises depuis à peine deux ou trois semaines. Des œuvres de jeunes artistes qui n’ont pas encore d’intérêt à passer en vente et qui peuvent en souffrir fortement. Certains lots ont été ravalés et les cotes en éprouveront les conséquences !
Bravo Monsieur Olivier D. !!! La spéculation existe évidemment dans le monde de l’art mais parfois de la part d’imbéciles qui ne comprennent probablement pas grand chose à la création et dont le respect pour les artistes est certainement inexistant !

RERO timbre La Poste

Friday, 08 February 2013 10:18 Published in Blog

L'exposition "Au delà du Street art" montre la diversité et l'évolution de l'art urbain. Les techniques, les matériaux et les sujets sont tellement vastes et variés que l'exposition ne laisse aucun répit à l'oeil du spectateur.

Nous voici au coeur d'une exposition haute en couleurs où, après une plongée dans l'histoire du street art avec des noms tels que Ernest Pignon-Ernest et Gérard Zlotykamien, onze artistes de la création contemporaine sont présentés: Banksy, C215, Dran, Invader, L'Atlas, Ludo, Miss.Tic, Rero, Shepard Fairey, Swoon et Vhils.

Notre artiste RERO expose plusieurs oeuvres dont l'installation Sans titre (PAGE NOT FOUND…) présentée pour la première fois lors de ERROR 404 à la galerie Backslash et que nous avons la chance de retrouver lors de cette superbe exposition qui propose un panel intéressant de l'oeuvre de RERO.

C'est une belle occasion de voir ou de revoir, de découvrir ou de redécouvrir des œuvres de l'artiste.



Nous voici plongés dans un univers sombre et tamisé où l'ambiance est propice à la découverte et à la curiosité.

Une belle opportunité de retracer l'histoire du street art  et de pouvoir admirer de nombreux artistes de la création contemporaine.



Après la série de "murs" pour Slick 2011, l'artiste a depuis créé Sans titre (THE END…), oeuvre présentée à la galerie Backslash en mai 2012 lors de son exposition EIDOLON.

A cette occasion La Poste a même timbré quelques uns des artistes présentés!

 

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