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SAMEDI, c'est GALERIES #2

Friday, 21 January 2011 18:31 Published in Blog

Faire un tour des galeries relève parfois du parcours du combattant.

Comme tous les vendredi désormais, je suis partie prendre le pouls de ce qui se montre actuellement chez quelques confrères pour vous concocter une ballade du samedi pour notre nouveau rendez vous SAMEDI, c'est GALERIES. En fait, il y avait deux expositions que je voulais absolument voir : Eric Poitevin chez Nelson-Freeman, dont j'admire depuis longtemps le travail et qui se termine samedi, et Cyril Hatt à la galerie Bertrand Grimont, dont on m'a beaucoup parlé.

 

 

Parée contre le froid glaçant, je suis d'abord passée Galerie de France, rue de la Verrerie. J'ai beaucoup aimé l'histoire et le récit sans concession de Catherine Thieck dans Galeristes d'Anne Martin-Fugier. Je m'étais dit que je n'y passais pas assez souvent. C'est chose faite.

L'exposition se nomme Les tableaux d'une exposition et présente les oeuvres de Jean Degottex, Gilles Aillaud et Judith Reigl. Les grands "monochromes" noirs de Degottex sont absolument sublimes. Ils valent à eux seuls le déplacement. J'ai peu aimé en revanche les oeuvres de Judith Reigl. Et je suis carrément passée à côté des grands paysages de Gilles Aillaud. Et je vois encore moins la correspondance entre les tableaux profonds de Degottex et ces paysages colorés. Je vous laisse juger.

 

 

Jean Degottex

 

 

Jean Degottex

 

 

Jean Degottex / Gilles Aillaud

 

 

Gilles Aillaud

 

 

Gilles Aillaud

 

 

Gilles Aillaud

 

 

Les tableaux d'une exposition

jusqu'au 29 janvier

 

Galerie de France

54 rue de la Verrerie

12h-19h

galeriedefrance.collectio.org

 

 

 

A deux pas, la Galerie Nathalie Obadia, dont on ne peut que saluer la programmation et le professionnalisme, présente les (immenses) photographies de Luc Delahaye. Je ne suis pas très sensible à ce type de photographies, ancrées dans le réel et collées à notre époque. Elles ne me font pas rêver, ni réfléchir d'ailleurs.

Mais l'exposition est très belle et ces grands formats très impressionnants.

Deux oeuvres en particulier m'ont arrêtée, pour leur beauté. Un paysage urbain, avec un tank sur le côté, comme s'effaçant dans le brouillard, la matière. Et la vue d'une fosse (?). Je n'aime pas tellement le macabre d'habitude. Cela me refroidit et je vois pas toujours l'intérêt. Mais cette photographie est d'une grande plasticité, en même temps qu'elle interpelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Luc Delahaye

2006-2010

jusqu'au 5 mars

 

Galerie Nathalie Obadia

3 rue du Cloître Saint-Merry

11h-19h

www.galerie-obadia.com

 

 

 

Je file ensuite chez Nelson-Freeman qui présente, donc, depuis le 20 novembre une exposition d'Eric Poitevin, et que, je dois bien l'avouer, je n'avais toujours pas vue!

Et là…. Déception! Porte fermée, des caisses envahissent l'espace.

Je me dis : "Cela arrive". Les galeries ont bien souvent des urgences à gérer. Je me dis même que c'est un peu de ma faute, j'ai mis tant de temps à passer!

Je vous délivre donc des photos trouvées sur le site de la galerie et je ne peux que vous recommander d'y aller demain! C'est le dernier jour!!

Eric Poitevin revisite avec un immense talent les grands thèmes de l'histoire de l'art, via le médium photographique. Au rez-de-chaussée sont montrés des nus, où plutôt des "morceaux" de nus, féminins et masculins, dont la mise en espace questionne. A l'étage, ces vues de branchages, froides, presque abstraites, semblent sublimes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eric Poitevin

jusqu'au 22 janvier

 

Galerie Nelson-Freeman

59 rue Quincampoix

11h-13h / 14h - 19h

www.galerienelsonfreeman.com

 

 

 

Je vous passe les horreurs montrées dans certaines galeries de la rue Quincampoix, notamment chez Polad Hardouin. Allez, non, je vous en montre quelques unes.

 

Louise Giamari                                              Christine Sefolosha

 

 

 

 

Je passe devant chez Daniel Templon. Miss D. avait fait un post il y a peu sur l'exposition de Jonathan Meese :

http://www.backslashgallery.com/blog/item/50-jonathan-meese-st-neutralité.html

Puis devant les galeries Laurent Godin, Anne de Villepoix et la Galerie Plume, que j'ai chroniqué la semaine dernière : http://www.backslashgallery.com/blog/item/52-samedi-cest-galeries-#1.html

 

 

 

Prochaine étape : la galerie Bertrand Grimont, dont j'aime beaucoup la programmation. L'atmosphère qui se dégage de la galerie est vraiment sympathique, tout comme Bertrand Grimont et Francis Coraboeuf, que j'avais rencontrés à la FIAC autour, justement!, des oeuvres de Cyril Hatt.

Et comme beaucoup m'ont conseillée d'y aller, je me suis précipitée.

Je ne dois vraiment pas avoir de chance aujourd'hui, encore fermé! Il est 14h30 et je commence à me demander s'il n'y aurait pas quelque chose qui se trame, un évènement, une tempête, quelqu'un qui distribue des billets dans la rue d'à côté, quelque chose…

Voici donc aussi des photos que j'ai prises sur le site de la galerie.

 

J'aime bien le travail de Cyril Hatt, qui avait déjà rencontré beaucoup de succès à la FIAC semble-t-il. Ces "objets", sculptures, sujets, un peu hype, et en tout cas très contemporaines me parlent. Et puis j'aime bien cette utilisation du matériau (ce sont des tirages photos reliés par des agrafes). A la fois simple et ingénieux. Provoquant et profond. La réflexion sur l'image, comme sur l'objet, est très intelligente.

Mais c'est promis, j'y retournerai, pour voir les oeuvres.

Et découvrir aussi le travail de Bertrand Planes, qui m'intrigue beaucoup.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cyril Hatt et Bertrand Planes

Révélations

jusqu'au 26 février

 

Galerie Bertrand Grimont

47 rue de Montmorency

14h-19h

www.bertrandgrimont.com

 

 

 

Dernier stop, la galerie Zürcher, que j'avais oublié de visiter la dernière fois en allant chez Sémiose.

Je ne suis pas tellement emballée par l'exposition de Sarah Rapson même si les tableaux faits de coupures de journaux vieillies sont à la fois attirants dans l'idée, ce sont des extraits de revues d'expositions ou de ventes aux enchères, mais peu dans la forme.

Je suis restée en revanche quelque peu envoutée par la vidéo en noir et blanc, floue, lente, où l'on voit une femme tirant une valise dans le sable, à bout de force, luttant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sarah Rapson

Transcendental Materialism

jusqu'au 25 février

 

Galerie Zürcher

56 rue Chapon

12h-19h

www.galeriezurcher.com

 

Je voulais passer chez Isabelle Gounod mais comme elle revenait dans 10 minutes et qu'il faisait froid, j'ai abandonné...

Mais le samedi, vous ne rencontrerez jamais aucun problème! Les galeries vous attendent. Promis! :-)

 

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