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Suzanne Tarasiève

SAMEDI, c'est GALERIES #12

Friday, 15 April 2011 16:14 Published in Blog

Cette semaine, SAMEDI, c'est GALERIES vous emmène dans un des quartiers dynamiques de la capitale : le quartier de Belleville dans l'est de Paris. Pour certains exotique, pour d'autres rendez-vous habituel, l'est de Paris n'est qu'à 3 stations de métro d'Arts et Métiers et quelques minutes à pieds du Plateau-FRAC Ile de France.



Créée en 2002 (bientôt 10 ans!) par Claudia Cargnel et Frédéric Bugada, anciennement sous le nom de Cosmic Galerie, la galerie BUGADA & CARGNEL est un des piliers du quartier. Elle s'est installée il y a de nombreuses années dans un magnifique bâtiment industriel de 500m2, un ancien garage des années 30, avec une hauteur sous plafond vertigineuse et une luminosité extraordinaire. Personnellement, c'est une de mes galeries favorites et il m'est peu arrivé d'être déçue.

La galerie présente actuellement le film d'Étienne Chambaud, Contre-histoire de la séparation, co-écrit avec Vincent Normand. Projeté au début de chaque heure (le film dure 52 minutes) dans le second espace de la galerie, ce "documentaire" fait le rapprochement entre la guillotine et la création du musée moderne. Plus précisément entre la Terreur, période sanglante en France qui invente simultanément la guillotine et le prototype du musée moderne avec l'ouverture du Muséum central des arts de la République, ancêtre du musée du Louvre, comme première collection publique. Puis entre l'année de la dernière décapitation en France, en 1977, qui est aussi l'année de l'inauguration du Centre Pompidou, nouveau paradigme muséal. C'est pour le moins insolite.
Un ensemble étonnant et très beau de "tableaux-sculptures", reprenant des éléments du film, est montré dans l'espace principal.
















Étienne CHAMBAUD
O-RA-LI-TÉ
jusqu'au 21 mai

BUGADA & CARGNEL
7-9 rue de l'Equerre
http://bugadacargnel.com
mardi - samedi, 14h - 19h



A quelques rues, la rue Jouye-Rouve, perpendiculaire à la rue de Belleville, a vu deux galeries s'installer côte à côte : en septembre 2009 pour la galerie Marcelle Alix, en novembre de la même année pour la galerie Crèvecoeur.
Il est fort à parier que d'autres ouvriront dans cette rue ou alentours.

La galerie Marcelle Alix montre en ce moment une très belle exposition d'Aurélien Froment, dont c'est la deuxième proposition à la galerie. Parfois un peu décontenancée, celle-ci m'a laissée sous le charme. Par un jeu de libre association, de chassé croisé ténu entre, en vrac, des idées, des objets et/ou des images, l'artiste recouvre une partie des murs de la galerie d'un papier peint construit, d'un "mobile" que l'on retrouve dans une photographie ou d'un dessin qui "colle" au papier peint. Une vidéo est présentée au 2e sous-sol de la galerie. N'hésitez pas à vous y rendre!
A noter la belle actualité de l'artiste, avec une exposition personnelle au CREDAC d'Ivry (jusqu'au 12 juin), que je n'ai pas encore eu le temps de voir, et une autre au Musée Départemental de Rochechouart à l'été 2011



© Aurélien Mole. Courtesy Marcelle Alix, Paris


© Aurélien Mole. Courtesy Marcelle Alix, Paris


© Aurélien Mole. Courtesy Marcelle Alix, Paris


© Aurélien Mole. Courtesy Marcelle Alix, Paris


© Aurélien Mole. Courtesy Marcelle Alix, Paris




Aurélien Froment
Les articles indéfinis
jusqu'au 21 mai

Marcelle Alix
4 rue Jouye-Rouve
http://www.marcellealix.com/
mercredi - samedi, 14h - 19h



De son côté, la galerie Crèvecoeur, créée en 2008 et précédemment installée rue de Malte dans le 11e, présente The Promise, une exposition proposée par Martha Kirszenbaum, commissaire indépendante basée à Paris, qui mêle jeunes artistes américains et européens autour de l'idée de réappropriation de l'objet. Si cela vous parle peu, les oeuvres présentées sont, elles, éclairantes : la vidéo d'Agnieszka Polska jouxte le papier peint (tiens, là aussi) de Florian & Michaël Quistrebert. J'ai particulièrement aimé les impressions d'Erin Shirreff et, à l'opposé, la drôlissisme vidéo de Shana Moulton, The Galactic Pot Healer, que je vous recommande particulièrement.


© Hélène Giansily. Courtesy Galerie Crèvecoeur, Paris


© Hélène Giansily. Courtesy Galerie Crèvecoeur, Paris


© Hélène Giansily. Courtesy Galerie Crèvecoeur, Paris


© Hélène Giansily. Courtesy Galerie Crèvecoeur, Paris


The Promise
Agnieszka Polska, Shana Moulton, Susanne M. Winterling
, David Malek, Erin Shirreff, Florian & Michaël Quistrebert
Une proposition de Martha Kirzsenbaum
jusqu'au 30 avril

Galerie Crèvecoeur
4 rue Jouye-Rouve
http://galeriecrevecoeur.com/
mercredi - samedi, 14h - 19h



Parfois, ce genre de ballades réserve des surprises. Je ne sais pas pourquoi, mais je n'avais jamais réalisé que le bureau de Contexts était à deux numéros de la galerie BaliceHertling. Quesako? Contexts rassemble dans un même lieu un bureau d’études, une agence de production et de diffusion de l'art contemporain ainsi qu'un espace d’exposition qui propose régulièrement à un artiste de présenter un projet singulier.
C'est un amas de débris de verre recouvrant tout le sol de l'espace qui m'a arrêtée en plein élan. Il faut dépasser sa peur et marcher sur ces morceaux de verre pour entendre tout autant que voir cette installation complexe qui mêle crissements au sol et bribes sonores de films-catastrophe, et captations de l'extérieur. Dans le même temps, une couverture médiatique diffuse vers la rue reportages et breaking news.
Depuis hier, Contexts a laissé à l'artiste Thierry Fournier déployer ce dispositif, Hotspot, réalisé avec la collaboration de Jean-François Robardet, au sein de l’atelier de recherche et création Electrohop, porté par l’École nationale supérieure d’art de Nancy et Artem.







Thierry Fournier
Hotspot
jusqu'au 5 mai

Contexts
49 rue Ramponeau
http://www.contexts.fr/
mercredi - samedi, 15h - 19h


Ouverte en septembre 2007 (déjà), la galerie BaliceHertling s'est taillée une belle réputation dans le monde de l'art français et international. Elle présente actuellement une exposition étonnante de la très provocante K8 Hardy, une artiste américaine partie prenante d'une nouvelle mouvance du féminisme, plutôt trash, et fondatrice du collectif radical LTTR. Si personnellement les mannequins recouverts de peinture aux allures de grandes fées porte-drapeaux ne m'ont pas réellement séduite, les photographies sont en revanche bien plus intéressantes. Fonctionnant seules, par diptyque ou polyptyque, l'artiste se met en scène dans des situations souvent drôles, et toujours avec une idée du mauvais goût assez jouissive.



Courtesy BaliceHertling, Paris


Courtesy BaliceHertling, Paris


Courtesy BaliceHertling, Paris


Courtesy BaliceHertling, Paris


K8 Hardy
jusqu'au 14 mai

BaliceHertling
47 rue Ramponeau
http://www.balicehertling.com
mercredi - samedi, 14h - 19h



Je termine par un autre des piliers du quartier, la très impressionnante galerie Jocelyn Wolff. Créée en 2003 dans un petit espace rue Rébéval, avec pour sa première exposition, tenez-vous bien, une proposition de Clemens von Wedemeyer (dont on voit aujourd'hui les oeuvres dans tous les plus grands musées et les foires les plus fréquentées)! D'ailleurs, ce sera aussi la prochaine exposition à la galerie.
La galerie a déménagé dans son espace actuel en 2006. Faisant fi de la modestie du lieu, Jocelyn Wolff y a présenté de nombreux artistes pour la première fois en France et aujourd'hui unanimement reconnus tels que Guillaume Leblon, Katinka Bock, Isa Melsheimer et bien d'autres.
La galerie présente en ce moment les dessins d'une artiste bâloise, Miriam Cahn. Comme toujours, vous serez surpris si vous vous attendiez à trouver une exposition de dessins classiques. Si quelques œuvres, choisies par l'artiste sont effectivement délicatement accrochées aux murs, une construction de bois occupe l'espace. Dans une impossibilité de faire une sélection de ces dessins sur Sarajevo et la guerre, l'artiste a choisi de ne pas choisir. La construction de bois contient l'ensemble des dessins réalisés à ce jour. Et cela donne envie forcément de rester…



Courtesy Galerie Jocelyn Wolff, Paris


Courtesy Galerie Jocelyn Wolff, Paris


Courtesy Galerie Jocelyn Wolff, Paris


Courtesy Galerie Jocelyn Wolff, Paris


Miriam Cahn
le travail sarajevo
jusqu'au 23 avril

Galerie Jocelyn Wolff
78 rue Julien-Lacroix
http://www.galeriewolff.com
mercredi - samedi, 14h - 19h



A noter que la galerie castillo/corrales, a quitté son espace rue Rébéval début avril pour s'installer juste à côté au 80 rue Julien Lacroix en mai.
http://www.castillocorrales.fr



Et enfin, et si j'étais vous et que j'avais encore le temps, je me rendrais au LOFT 19 de Suzanne Tarasiève, mais il faut quand même que je retourne m'occuper de BACKSLASH…

Yassine 'Yaze' Mekhnache
LYFE
jusqu'au 7 mai

LOFT 19
Passage de l'Atlas / 5, Villa Marcel Lods
Mardi - Samedi, 11h - 19h
http://www.suzanne-tarasieve.com/loft19



Et puis parfois, il se passe des choses étranges...






SAMEDI, c'est GALERIES #16

Friday, 17 June 2011 13:58 Published in Blog


Ce week-end, je profite du calme parisien (pour cause de foire suisse) pour vous faire découvrir 3 nouveaux lieux dont je ne vous avais pas encore parlé. Il me faut réparer cette faute impardonnable!


Ouvert il y a quelques semaines, le nouvel espace de la galerie Vanessa Quang est à la hauteur de cette galeriste, que nous sommes nombreux à suivre depuis quelques années. Si je n'ai pas connu son premier lieu dans le 9ème arrondissement de Paris (de 2000 à 2007), je suis souvent passée dans celui qu'elle vient de quitter, rue des Filles du Calvaire, et qui était loin d'être trop étroit. L'accueil y a toujours été cordial, l'éclectisme de rigueur et la programmation prospective réjouissante. La galerie est aussi une des rares à utiliser avec bonheur les réseaux sociaux, en mettant par exemple des photos des montages d'exposition ou des petits plus sur son site à destination des internautes, ce qui la rend tellement plus humaine.

C'est avec ravissement que j'ai passé la porte un peu austère de la galerie ce matin. Un très bel espace, qui se déploie sur 2 niveaux, avec un rez-de-chaussée sous verrière lumineux et un second que l'on a peine à qualifier de sous-sol tant la lumière naturelle est présente, avec des correspondances entre les niveaux, et deux escaliers qui permettent un sens de circulation naturel.

Quant à l'exposition, The Cutting Light, pensée par Stephen Sarrazin, artiste de la galerie, elle présente élégamment les œuvres de Miya Ando, Yasuhiro Morinaga et du premier. Si j'avoue avoir été peu sensible au travail de Stephen Sarrazin, qui poursuit à travers photographies et vidéos son exploration du personnage de la princesse Padme de Star Wars, j'ai beaucoup aimé l'ambiance créée par l’œuvre sonore de Yasuhiro Morinaga (une respiration omniprésente) et j'ai plus qu'adoré les "sculptures" de Miya Ando. Russo-japonaise, originaire d'une ancienne famille japonaise (qui fabrique des Katanas, rien que cela!), influencée par un grand-père moine dans un grand temple, l'artiste intègre tout cet héritage dans de fines plaques métalliques, traitées et colorées, suspendues au mur. Et non accrochées! D'où mes guillemets à "sculptures" tant l'impression délicate de flottement est prenante. Douceur et dureté se dégagent de ces œuvres qui semblent mêler avec tant de facilité héritage familial et culturel et tradition minimaliste.

La galerie fête donc ses dix ans et des poussières en beauté avec un nouvel espace vraiment beau et toujours plus de découvertes!

 

 

 

 

 





 

The Cutting Light
Stephen Sarrazin, Miya Ando et Yasuhiro Morinaga
jusqu'au 23 juillet

Galerie Vanessa Quang
5 bis rue de Beauce
(au niveau du 45 rue de Bretagne)
mardi-samedi 11h-19h
http://www.galerie-quang.com

 

Une des premières à poser la question d'une foire off au moment de la Fiac, la galerie organise depuis 6 ans Show Off. La foire fait aujourd'hui partie de celles qui comptent et vous donne rendez-vous du 20 au 23 octobre pour une nouvelle édition!

Show Off 2011 >> SOLO SHOW  6ème Edition
Port des Champs Elysées
20 au 23 Octobre 2011




Direction ensuite rue Pastourelle, juste au bout de la rue de Poitou, pour découvrir le second espace que Suzanne Tarasieve vient d'ouvrir. Un peu d'histoire. Cette galeriste dynamique, dont tout le monde connaissait l'espace rue du Chevaleret (de 2003 à 2009) dans le quartier de la rue Louise Weiss dans le 13e, a inauguré en 2008 LOFT 19, un lieu à vocation expérimentale. Et c'est un vendredi 13 qu'elle a ouvert ce nouvel espace dans le Marais.

Le lieu est très beau et s'organise essentiellement autour d'une pièce sur rue, d'un grand espace de plein pied, magnifique, et d'un plus petit premier étage. Les artistes présentés reflètent bien l'éclectisme impressionnant de la galerie, avec à l'entrée les sculptures colorées et extravagantes de Nick Cave, entre haute couture, et carnaval, et les peintures chaotiques d'Eddie Martinez, qui tentent de retracer avec spontanéité et une certaine brutalité les choses éphémères de la vie quotidienne.







L'espace principal fait quant à lui dialoguer les très belles peintures de Pierre Schwerzmann, dont j'ai aimé la simplicité et la proximité apparente avec l'art minimal tout en arrivant à s'en détacher, et les installations d'Angelika Markul qui travaille le plastique.











La suite de l'exposition, plus narrative, à l'étage m'a beaucoup plu, avec les œuvres de Delphine Balley, artiste lyonnaise très prometteuse que BACKSLASH aime beaucoup, et des américains Robert et Shana Parke Harrison, dont les belles photographies semblent d'un autre temps tout en nous parlant pourtant de l'absurdité du nôtre.
Coup de cœur donc pour les photographies et objets de Delphine Balley qui fait se rejoindre la mise en scène, les arts plastiques et la photographie dans des œuvres au fort potentiel d'étrangeté qui partent de fictions pour se mêler à l'histoire de sa propre famille. Une artiste à suivre…











Delphine Balley, Nick Cave, Robert & Shana ParkeHarrison, Angelika Markul, Eddie Martinez, Pierre Schwerzmann
jusqu'au 30 juillet

Suzanne Tarasieve
7 rue Pastourelle
mardi-samedi 11h-19h
http://www.suzanne-tarasieve.com


et aussi:

Juliette Savaëte
Infinitudes
jusqu'au 2 juillet

Suzanne Tarasieve - LOFT19
Passage de l'Atlas / 5 Villa Marcel Lods
mardi-samedi 11h-19h
http://www.suzanne-tarasieve.com




Enfin, je voulais absolument vous faire découvrir l'espace parisien de la galerie Dukan Hourdequin, jeune galerie dont on parle beaucoup et qui a pourtant déjà 5 ans d'expérience marseillaise derrière elle! Pour son exposition inaugurale, la galerie présente l'artiste britannique Nina Fowler qui joue sur de grands formats avec certaines icônes cinématographiques qu'elle place dans un contexte différent. La méticulosité et la précision de ces grands dessins au crayon impressionnent tout comme l'idée de voyeurisme qui affleure avec le glamour nous trouble.
BACKSLASH souhaite la bienvenue aux galeristes! Et promet de revenir rue Pastourelle qui décidément fait preuve de dynamisme!

 











Nina Fowler
A Real Allegory : Part I & 2
jusqu'au 2 juillet

Dukan Hourdequin
24 rue Pastourelle
mardi-samedi 11h-19h
http://www.dukanhourdequin.com/

SAMEDI, c’est GALERIES #37

Friday, 30 March 2012 14:24 Published in Blog

En cette semaine dédiée au dessin, SAMEDI, c'est GALERIES prend le relai du post de Miss D. sur DRAWING NOW et se consacre exceptionnellement à son HORS LES MURS à seulement quelques minutes de la foire.

Vous ne pouvez pas louper l'entrée de l'immeuble rue de Richelieu avec ses grandes bannières et une immense œuvre de Jacques Villeglé en façade. Artiste invité par Philippe Piguet, il nous parle en hiéroglyphes. Attention quand même de ne pas vous laisser absorber par le déchiffrage et la contemplation, la circulation va à toute vitesse!




Après un accueil chaleureux, vous pouvez découvrir un très beau grand format d'Iris Levasseur représentée par la galerie Odile Ouizeman. Outre l'étrangeté envoutante du sujet, on retrouve bien le "coup de pinceau" (ou plutôt ici "le coup de crayon") admirable de l'artiste.






Dans une grande salle, sont mis face à face, dans un accrochage sobre et qui laisse respirer les œuvres, un fusain de Nina Fowler (Galerie Dukan Hourdequin), des dessins de Le Gun dans des cercueils (Exquisite Corpse Series, Galerie Suzanne Tarasiève), un grand format de Jérôme Zonder, qui vient habilement compléter l'exposition récente chez Eva Hober, bien que j'ai préféré les œuvres vues à la galerie à celle présentée ici, et enfin des découpages de Mathias Schmied (Galerie Olivier Houg). Ce dernier a découpé et plastifié des pages de comics (en VF: de bandes dessinées), ne retenant que des explosions ou des éléments d'architecture, pour ensuite les agencer en une frise. Le procédé est original et l'ensemble vraiment magnifique! J'ai beaucoup aimé.














Il faut oser pousser un rideau, dans cette même salle, pour découvrir une installation incroyable d'Eric Winarto (Galerie Charlotte Moser). Une longue bande qui semble faite de diverses séquences est éblouissante. Réalisé avec de l'acrylique blanche que fait vibrer la lumière noire, le dessin est minutieux et en même temps d'une belle sensibilité. Voici encore une variante bien peu traditionnelle du dessin!










Toujours au rez-de-chaussée, une petite salle est consacrée à Pierre Weiss, invité par Catherine Millet (auteure cette année du Musée Imaginaire de Drawing Now).




D'autres surprises nous attentent à l'étage, avec à gauche plusieurs salles consacrées à Gilgian Gelzer (Galerie Jean Fournier), qui joue avec les perspectives avec de grands traits rouges et bleus.








A droite, d'immenses dessins-écritures au ton sarcastique et militant de Charles Derenne (Galerie du Jour - Agnès B.) viennent envahir les murs blancs.






Et puis une superbe vidéo, Other Faces, de William Kentridge (Marian Goodman) qui vous retient, avec une bande-son troublante et l'habituel talent de l'artiste. Prenez 9 minutes pour voir la vidéo. Elle est visible également à la galerie dans le cadre d'une exposition autour du dessin (Dean, Penone, Orozco, Toroni et Wiener).






On change ensuite radicalement d'univers avec les fragiles dessins et les sculptures de Catherine Melin (Galerie Isabelle Gounod). Toute en retenue, l'artiste a inscrit avec une grande délicatesse ses structures étranges, éléments d'architecture, objets, on ne sait, qui répondent avec grâce à d'autres structures, tangibles celles-ci, en bois calciné, presque intemporelles.












On termine avec un grand format de Nina Fowler.




Je ne peux que vous recommander cette visite à l'opposée des stands bien alignés et de la foule. C'est tout à l'honneur de Drawing Now et des exposants que de nous proposer cette respiration.
C'est un peu comme se balader dans des galeries le samedi : avoir tout son temps pour regarder les œuvres et faire quelques rencontres. Il y a d'ailleurs pas mal de galeries qui ont joué le jeu avec une programmation tournée vers le dessin, voire des expositions pensées vers cette actualité!
A samedi prochain!

Drawing Now Hors les murs
17 rue Richelieu
jusqu'au 1er avril
http://www.drawingnowparis.com

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