Backslash gallery

A+ R A-
PierreLaurent CASSIERE

SAMEDI, c'est GALERIES #11

Friday, 08 April 2011 13:57 Published in Blog

A Paris comme ailleurs, il y a rarement besoin d'aller très loin pour découvrir de nouveaux lieux ou de nouveaux artistes. Je vous emmène cette semaine à la galerie L MD, créée en 2009 par Laetitia Delorme, et qui s'est installée en décembre dernier rue Charlot. On m'avait déjà parlé de cette galerie mais je dois dire que lorsque l'on pousse la porte cochère qui la cache de la rue, on découvre avec bonheur le lieu, très beau et magnifiquement mis en valeur. Tout y est pensé et impeccable. Mention spéciale à l'architecte et au professionnalisme de la galerie!

La galerie L MD présente actuellement 2 jeunes artistes, l'intéressante Julie Béna dans l'espace principal et les expérimentations plastiques de Julien Pastor dans le project room. Assez austères, j'ai surtout aimé des œuvres de Julie Béna les très beaux tirages jets d'encre où toute la sensibilité de la matière s'exprime sur une surface plane.











Julie Béna
Tout ce qui arrive arrive par l'escalier
jusqu'au 16 avril

Julien Pastor
ABC
jusqu'au 16 avril

galerie L MD
56 rue Charlot
http://www.lmd-art.com/
mardi - samedi 11h - 13h / 14h - 19h



On ne peut être rue Charlot sans se rendre dans l'une des galeries les plus respectées, que ce soit en France ou à l'étranger. Chantal Crousel développe depuis un peu plus de 30 ans maintenant une programmation saluée par son esprit prospectif et sa rigueur. Une galerie qui ne cède jamais à la facilité et dont l'ouverture est à saluer. Récemment, la galerie a ouvert un second espace de 850m2 aux statuts multiples (espace d'exposition, de production, de résidence, de stockage…) de l'autre côté de la place de la République…. (!) BACKSLASH vous en avait parlé dans un de ses premiers posts : Qui a la plus grande?

Artiste américain connu pour son exploration infinie de nombreux médiums, Seth Price expose pour la première fois à la galerie Chantal Crousel et montre un ensemble de nouvelles œuvres, entre tableau et sculpture où la dimension aléatoire du processus de création est importante.
Et puis, maintenant que je sais que j'aurais le plaisir de voir ce cher Jérémy, je vais venir encore plus souvent!


crédits photo : Florian Kleinefenn. Courtesy Galerie Chantal Crousel, Paris


crédits photo : Florian Kleinefenn. Courtesy Galerie Chantal Crousel, Paris




crédits photo : Florian Kleinefenn. Courtesy Galerie Chantal Crousel, Paris




Seth Price
Miam !
jusqu'au 30 avril

Galerie Chantal Crousel
10 rue Charlot
http://www.crousel.com
mardi - samedi 11h - 13h / 14h - 19h



Juste à côté, en face du Passage de Retz, vous ne pouvez pas louper la galerie Frédéric Giroux. L'accueil y est toujours sympathique et les expositions de qualité. J'avoue y aller régulièrement, mais je n'avais toujours pas vu l'exposition qui y est présentée. Documents mémoriels & Archives regroupe avec intelligence une sélection d'oeuvres des artistes de la galerie. A l'entrée, les Nineteen words de Pierre Beloüin attirent tout de suite le regard. Précédemment montrés sous une forme plus linéaire, ces 19 mots gravés à l'acide sur du verre ne s'aperçoivent que partiellement selon le déplacement du visiteur. Si l'installation est très belle, le propos n'en est pas moins intéressant : ces mots, qui reprennent le code d'honneur de la mafia entrent en résonance directe (et tellement drôle) avec l'art contemporain en mettant en exergue l'idée de réseau. Sont présentées également dans la seconde salle, quelques très belles aquarelles de Rebecca Bournigault, dont l'universalité du thème (les émeutes et la révolte) rencontre celui, historique, du portrait. Elles font parfaitement écho aux Artificiers de Michel Paysant, une série de gouaches sur papier. Les aplats sont sublimes et l'étrangeté qui s'en dégage (des soldats dont les armes deviennent fleurs ou plantes) étonnante.
Enfin, j'ai beaucoup aimé la poésie de l'oeuvre d'Emmanuel Lagarrigue, 5 cubes métalliques d'où se dégagent musique et lumière savamment orchestrées.
A noter, l'effort d'ouverture très agréable du communiqué de presse qui donne quelques clés au visiteur sans tomber dans la fausse complexité.













Documents mémoriels & Archives
Jérôme PORET, Rebecca BOURNIGAULT, GENERAL IDEA, Michel PAYSANT, Barbara NOIRET, Pascal BROCCOLICHI, Pierre-Laurent CASSIERE, PIERRE BELOUIN, Emmanuel LAGARRIGUE
jusqu'au 16 avril

Galerie Frédéric Giroux
8 rue Charlot
http://www.fredericgiroux.com
mardi - samedi 11h - 19h



De la rue Charlot à la rue de Saintonge, il n'y a que quelques mètres. La galerie Martine et Thibault de la Châtre présente une nouvelle exposition tout en hypothèse d'Olivier Nottellet. Après des installations de taille au Frac Basse-Normandie et à l'IAC de Villeurbanne, l'artiste joue avec les murs de la galerie et propose ses expérimentations toutes en contraste, de matériaux et de couleurs, et non sans une pointe d'humour, avec ces objets du quotidien qu'il affectionne.














Olivier Nottellet
Mur Porteur
jusqu'au 30 avril

Galerie Martine et Thibault de la Châtre
4 rue de Saintonge
http://www.lachatregalerie.com
mardi - samedi 11h - 19h



Pour finir, il faut aller voir la très belle exposition que la galerie Almine Rech consacre à Gregor Hildebrandt. J'avais déjà eu l'occasion d'admirer ce travail bien plus subtil qu'il n'y parait au premier abord. L'utilisation des bandes magnétiques, collées les unes à côté des autres, de nos si chères cassettes est relativement anecdotique, bien que non dénuée de nostalgie. Pourtant ces bandes possèdent des propriétés esthétiques assez étonnantes et je suis restée subjuguée par la beauté qui se dégage de ces œuvres. Toute la démarche de l'artiste est contenue dans les qualités intrinsèques du matériau : brillance et dissimulation, miroir et déformation.
Clou de l'exposition : l'immense "tableau-installation" (?) réalisé à partir de centaines de boitiers K7.
Les objets-miroirs nous renvoient eux aussi à cette même confrontation entre visible et invisible, tout en continuant à explorer les grands thèmes historiques du portrait ou du paysage.
Enfin, la référence omniprésente à la musique ajoute une dimension émotionnelle rare.


Courtesy Almine Rech Gallery, Paris-Bruxelles


Courtesy Almine Rech Gallery, Paris-Bruxelles


Courtesy Almine Rech Gallery, Paris-Bruxelles




Courtesy Almine Rech Gallery, Paris-Bruxelles



La galerie présente également à l'étage les travaux de Gabriel Vormstein.


Courtesy Almine Rech Gallery, Paris-Bruxelles


Courtesy Almine Rech Gallery, Paris-Bruxelles

Mes remerciements à Camille Blumberg.


Gregor Hildebrandt
Seiten im Buch wie Wände im Raum
jusqu'au 7 mai

Gabriel Vormstein
Catch as catch can
jusqu'au 7 mai

Galerie Almine Rech
19 rue de Saintonge
http://www.alminerech.com


ARCHIVES

Prev Next Page: