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Eric Dupont

SAMEDI, c'est GALERIES #24

Friday, 14 October 2011 14:36 Published in Blog

Un 24e rendez-vous de SAMEDI, c'est GALERIES dans la tumulte des foires, des vernissages, des nocturnes, des rencontres, etc. Pour BACKSLASH aussi. Mais j'ai quand même pris le temps, poussée par la curiosité, d'aller à la rencontre de nouvelles galeries, de nouveaux espaces ou de nouveaux artistes. Petit tour (non exhaustif).




Je ne pouvais pas manquer de vous parler de la galerie Baudouin Lebon qui a déménagé dans notre quartier, rue Charles-François Dupuis, tout près du carreau du Temple, après avoir officié longtemps (plus de 10 ans) rue Sainte Croix de la Bretonnerie. L'espace est beau, bien conçu et nous souhaitons à toute l'équipe la bienvenue!
Après une exposition d'ouverture en septembre dédicacée aux lauréats du prix HSBC pour la Photographie, la galerie présente, avec le collectif "On the Roof" et dans le cadre de la Biennale du Musée du Quai Branly, "Synchronicity" consacrée à 12 photographes originaires du continent africain, et qui prennent pour sujet, comme l'indique le titre, une urbanité toute personnelle.
Parmi ces artistes, peu connus ou peu montrés à Paris, on retrouve pourtant Malala Andrialavidrazana, originaire de Madagascar mais que l'on connait dans le milieu parisien pour ses photographies du monde entier où elle s'intéresse à l'envers du décor dans des mégalopoles en pleine mutation. Elle donne ici à voir, avec la série "Ny Any Way", l'intimité de la société malgache d'aujourd'hui.
Entre autres, on découvre 4 très belles photographies de la série "Ecstatics" du nigérien Abraham Oghobase, très colorées, où il se met en scène dans l'espace public. J'ai bien aimé aussi les deux œuvres très plastiques de François-Xavier Gbré sur les traces laissées par le temps, et également les clichés rétro de James Barnor qui nous plonge dans le Ghana des années 50 et 60.
















Synchronicity

Malala Andrialavidrazana, James Barnor, Abraham Oghobase, Grace Ndiritu, Nkrumah, Calvin Dondo, Steeve Bauras, Amina Menia et Kiluanji Kia Henda
jusqu'au 20 novembre

La galerie est présente à Art Elysées.

Galerie Baudoin Lebon
8 rue charles-françois dupuis
mardi - samedi, 11h - 19h
http://www.baudoin-lebon.com/





Je n'ai pas pu résister non plus à passer devant le nouvel espace d'Eric Dupont au 138 rue Vieille du Temple, ouvert jeudi soir aux happy fews et pour tout le monde à partir de samedi! Si vous n'avez rien ce samedi soir, donc, c'est l'endroit où il faut se rendre.
Je vous ferais découvrir bien sûr ce nouvel écrin dans un prochain numéro. En attendant, je voulais juste rendre un hommage à Eric Dupont, galerie exigeant, modeste et vrai découvreur de talents qui défend le travail de "ses" artistes depuis 15 ans avec une conviction inébranlable. Personnellement, j'ai vu beaucoup de belles expositions dans son espace de la rue Chapon. J'ai donc hâte de découvrir les prochaines! Mention spéciale au nouveau site internet, très bien fait. En attendant, quelques vues…












PASCAL CONVERT
HISTORY - CHILDHOOD
15 octobre - 30 novembre
Vernissage le 15 octobre de 13h à 18h

Nocturne le jeudi 20 octobre jusqu'à 22h

Damien Cabanes sera présenté à la FIAC comme nominé du Prix Marcel Duchamp
STAND N° 0E.42

GALERIE ERIC DUPONT
138 rue du Temple
75003 PARIS
mardi - samedi, 11h - 19h
http://www.eric-dupont.com/





Comme j'étais à deux pas, je suis passée à la galerie Dukan Hourdequin qui montre actuellement pour la première fois en France les œuvres de l'artiste tchèque Richard Stipl. Proches (cela saute aux yeux) des célèbres têtes de Franz-Xavier Messerschmidt, ces sculptures en argile ou en résine, hyperréalistes, vont vous donner vraiment froid dans le dos! Vous serez prévenus!
Cela étant dit, il est plaisant d'essayer de déceler les multiples références présentes dans le travail, tant populaires qu'historiques.




















Richard  Stipl   
Remembering Disasters   
jusqu'au 15 octobre   

galerie  dukan  hourdequin   
24  rue  Pastourelle   
mardi - samedi, 11h - 19h     
http://www.dukanhourdequin.com/






Direction ensuite une galerie qui vient tout juste d'ouvrir : la Galerie Sator, passage des Gravilliers (entre la rue du même nom et la rue Chapon). Quand on sait ce qu'était l'espace précédent, il faut féliciter le galeriste, Vincent Sator pour cette utilisation élégante de l'espace. (PS : et son salon cosy au sous-sol qui donne envie de rester.)
Cela ne gâche rien : l'ensemble des œuvres présentées pour cette première exposition est séduisant et très international (Russie, Chine, Japon, Grèce, Bulgarie et France). Cela mérite d'être souligné!. Les œuvres sont, à l'envi… :

Floues, avec les belles photographies d'Alexei Vassiliev.
Tricoteuses selon Muriel Decaillet.
...
Mégalo, non, Indispensables : Raphaël Denis propose ses messages aux collectionneurs d'art contemporain, entre cynisme et double jeu, que personnellement je trouve hilarants, et en même temps, ils touchent à un point fondamental du monde de l'art.
Vous pourrez retrouvez une très belle installation monumentale de Raphaël Denis à Chic Art Fair la semaine prochaine ainsi que quelques uns de ses messages chez… BACKSLASH dans notre prochaine exposition! La galerie Sator lui consacrera une exposition personnelle en novembre et décembre.




















INCIPIT
Alexei Vassiliev, Yevgeniy Fiks, Igor Makarevich, Muriel Decaillet, Raphaël Denis, Yan Heng, Yu Hirai, Kristina Irobalieva, Evangelia Kranioti et Gabriel Léger
jusqu'au 19 novembre
Galerie Vincent Sator
8 passage des Gravilliers
mardi - samedi, 14h - 19h
http://galeriesator.com/






Et enfin, cela faisait un bon mois que je voulais en parler : une nouvelle galerie s'est ouverte rue Chapon, à deux pas de Sémiose et Zürcher. La galerie ALB, pour Anouk Le Bourdiec, interpelle les passants avec sa devanture rouge. Mais c'est son important capital sympathie qui vous retient dans la galerie. Encore un(e) de ses jeunes galeristes qui vous accueille avec gentillesse, ouvert(e) aux questions, débonnaire. Ce qui me permet de me poser une question : que se passe-t-il lorsque l'on devient plus reconnu? Il doit forcément y avoir quelque chose qui change tant la différence de ton est flagrante. Mais je m'éloigne de mon sujet.
C'est donc depuis le 8 septembre que l'on vous accueille avec joie à la galerie ALB, qui présente le second volet de son exposition inaugurale. J'aime bien ce choix de rester dans des médiums traditionnels mais sous des formes qui ne lassent pas de vous surprendre, avec notamment l'oeuvre sur papier de Samuel Martin ou la tension présente dans la toile idyllique d'Yves Gobart. On est attiré aussi par la lumière rose qui se dégage du sous-sol. On se demande bien ce que l'on va y trouver lorsque la galeriste vous propose de descendre...

















Samuel Martin, Yves Gobart, Aurélie de la Cadière, Etienne Hacquin, Sonia Foulc
jusqu'au 23 novembre

La galerie participe à Cutlog avec l'oeuvre "Remy" d'Aurélie de la Cadière (le néon)

Galerie ALB
64 rue Chapon
www.galeriealb.com
mardi - samedi, 11h - 19h

SAMEDI, c’est GALERIES #29

Friday, 09 December 2011 16:19 Published in Blog

Cette semaine, j'ai pris le prétexte d'aller voir l'exposition étonnante de Norbert Bisky chez Daniel Templon (et celle de He An à l'impasse) pour dédier ce SAMEDI, c'est GALERIES n°29 à quelques galeries alentour.



D'abord tout près, chez Laurent Godin, qui présente quatre très grands formats de Henrik Samuelsson, un suédois d'une cinquantaine d'années à l'univers légèrement apocalyptique, proche du côté obscur, sur fond de crise économique et de désolation.
Si j'ai trouvé trois des quatre toiles intéressantes, celle où figurent des cadres qui volent dans un ciel couvert avec ces personnages qui nous tournent le dos au premier plan, celle-ci mériterait une analyse bien plus approfondie…
Une mention spéciale pour le communiqué de l'exposition : une conversation entre Donatien Grau et Jan Aman qui nous parlent de beaucoup de choses (le nord de la Suède, la crise économique européenne, la crise globale que traverse notre époque, Michel Houellebecq, Marcel Duchamp, les indignés, Damien Hirst, JG Ballard, etc.), pour en fait nous parler du travail de l'artiste.
Cela commence par une réflexion sur l'eschatologie. Je vous traduis :
L'eschatologie (du grec ἔσχατος / eschatos, « dernier », et λόγος / lógos, « parole », « étude ») est le discours sur la fin des temps. Il relève de la théologie et de la philosophie en lien avec les derniers temps, les derniers événements de l’histoire du monde ou l’ultime destinée du genre humain, couramment appelée la « fin du monde » Voilà qui est plus clair. Et cela finit par l'idée que la Tate Modern est bombardée par un groupement de propriétaires siroteurs de Chablis. Je vous laisse découvrir ce qu'il y a entre les deux et aller voir l'exposition pour penser à tout cela!













Henrik Samuelsson
Speaking In Tongues At Shitty Hotels
jusqu'au 7 janvier 2012

Galerie Laurent Godin
5 rue du grenier Saint-Lazare
du mardi au samedi de 11h à 19h
http://www.laurentgodin.com





A deux pas également, Michel Verjux expose chez Jean Brolly, un artiste que j'aime beaucoup et dont j'ai malheureusement manqué l'exposition, avec Philippe Daney, à la Galerie Edouard Manet de Gennevilliers (sept.-oct.) qui avait l'air sublime. Cela tombe bien, les deux expositions sont liées. Sauf que nous ne sommes pas là dans un centre d'art mais dans une galerie, et non des moindres. Une exposition engagée, pour le moins.
Michel Verjux est un artiste qui travaille avec la lumière. C'est un peu réducteur mais je vous laisserai creuser un peu. Cela fait 20 ans qu'il expérimente ses "éclairages". Ils peuvent être vus comme des formes, des images, mais aussi comme un dispositif qui nous révèle tout le contexte de l'exposition et même notre propre présence.

Une exposition magnifique de simplicité. Je vous laisse regarder plutôt que de discourir plus avant.

















A noter que l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts publie, avec la collaboration de Jacinto Lageira, professeur d'esthétique à Paris I et critique d’art, les écrits de Michel Verjux.

MICHEL VERJUX
VANITÉ
jusqu'au 30 décembre 2011

Galerie Jean Brolly
+ La Vitrine
16 rue de Montmorency 

du mardi au samedi de 11h à 19h
http://www.jeanbrolly.com/

 



Autre exposition engagée, mais pas du tout dans le même sens, chez Eric Dupont, un autre prétexte de SAMEDI, c'est GALERIES pour aller découvrir son nouvel espace, qui est… absolument magnifique!! Nouvel espace, nouveau site internet mais une programmation toujours identique: engagée, profonde, réflexive et efficace, à l'image du galeriste?

Je découvre donc autant l'espace que le travail de Taysir Batniji, palestinien d'une quarantaine d'années, qui a exposé rien qu'en 2011 à la villa Emerige, à la biennale de Venise, au Centre Pompidou, à la Biennale d'Istanbul et au CRAC de Sète. Les oeuvres sont pour le moins percutantes. On commence avec des dizaines d'annonces immobilières vantant les mérites de villas de Gaza à deux pas de la plage, dont il ne reste pas grand chose, et le décompte du nombre de personnes y ayant habité. Dénonciation des bombardements de l'armée israélienne dans une esthétique reprenant la trivialité des annonces immobilières.

La suite de l'exposition est plus tournée vers la forme et le sensible. L'artiste semble partir d'idées de rien du tout, de pensées fugitives, pour construire son oeuvre. D'où un énorme MINE DE RIEN en… mine de plomb sur le mur du fond, un trousseau de clés en verre, un matelas en pavé, etc. Choses réjouissantes pour l'oeil et pour le cerveau. En souhaitant une très belle continuation au galeriste, je rentre dans mes pénates...






























Taysir BATNIJI
Le monde n’est pas arrivé
jusqu'au 21 janvier 2012

Galerie Eric Dupont
138 rue du Temple
du mardi au samedi de 11h à 19h
http://www.eric-dupont.com

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