Backslash gallery

A+ R A-
Dukan Hourdequin

SAMEDI, c'est GALERIES #16

Friday, 17 June 2011 13:58 Published in Blog


Ce week-end, je profite du calme parisien (pour cause de foire suisse) pour vous faire découvrir 3 nouveaux lieux dont je ne vous avais pas encore parlé. Il me faut réparer cette faute impardonnable!


Ouvert il y a quelques semaines, le nouvel espace de la galerie Vanessa Quang est à la hauteur de cette galeriste, que nous sommes nombreux à suivre depuis quelques années. Si je n'ai pas connu son premier lieu dans le 9ème arrondissement de Paris (de 2000 à 2007), je suis souvent passée dans celui qu'elle vient de quitter, rue des Filles du Calvaire, et qui était loin d'être trop étroit. L'accueil y a toujours été cordial, l'éclectisme de rigueur et la programmation prospective réjouissante. La galerie est aussi une des rares à utiliser avec bonheur les réseaux sociaux, en mettant par exemple des photos des montages d'exposition ou des petits plus sur son site à destination des internautes, ce qui la rend tellement plus humaine.

C'est avec ravissement que j'ai passé la porte un peu austère de la galerie ce matin. Un très bel espace, qui se déploie sur 2 niveaux, avec un rez-de-chaussée sous verrière lumineux et un second que l'on a peine à qualifier de sous-sol tant la lumière naturelle est présente, avec des correspondances entre les niveaux, et deux escaliers qui permettent un sens de circulation naturel.

Quant à l'exposition, The Cutting Light, pensée par Stephen Sarrazin, artiste de la galerie, elle présente élégamment les œuvres de Miya Ando, Yasuhiro Morinaga et du premier. Si j'avoue avoir été peu sensible au travail de Stephen Sarrazin, qui poursuit à travers photographies et vidéos son exploration du personnage de la princesse Padme de Star Wars, j'ai beaucoup aimé l'ambiance créée par l’œuvre sonore de Yasuhiro Morinaga (une respiration omniprésente) et j'ai plus qu'adoré les "sculptures" de Miya Ando. Russo-japonaise, originaire d'une ancienne famille japonaise (qui fabrique des Katanas, rien que cela!), influencée par un grand-père moine dans un grand temple, l'artiste intègre tout cet héritage dans de fines plaques métalliques, traitées et colorées, suspendues au mur. Et non accrochées! D'où mes guillemets à "sculptures" tant l'impression délicate de flottement est prenante. Douceur et dureté se dégagent de ces œuvres qui semblent mêler avec tant de facilité héritage familial et culturel et tradition minimaliste.

La galerie fête donc ses dix ans et des poussières en beauté avec un nouvel espace vraiment beau et toujours plus de découvertes!

 

 

 

 

 





 

The Cutting Light
Stephen Sarrazin, Miya Ando et Yasuhiro Morinaga
jusqu'au 23 juillet

Galerie Vanessa Quang
5 bis rue de Beauce
(au niveau du 45 rue de Bretagne)
mardi-samedi 11h-19h
http://www.galerie-quang.com

 

Une des premières à poser la question d'une foire off au moment de la Fiac, la galerie organise depuis 6 ans Show Off. La foire fait aujourd'hui partie de celles qui comptent et vous donne rendez-vous du 20 au 23 octobre pour une nouvelle édition!

Show Off 2011 >> SOLO SHOW  6ème Edition
Port des Champs Elysées
20 au 23 Octobre 2011




Direction ensuite rue Pastourelle, juste au bout de la rue de Poitou, pour découvrir le second espace que Suzanne Tarasieve vient d'ouvrir. Un peu d'histoire. Cette galeriste dynamique, dont tout le monde connaissait l'espace rue du Chevaleret (de 2003 à 2009) dans le quartier de la rue Louise Weiss dans le 13e, a inauguré en 2008 LOFT 19, un lieu à vocation expérimentale. Et c'est un vendredi 13 qu'elle a ouvert ce nouvel espace dans le Marais.

Le lieu est très beau et s'organise essentiellement autour d'une pièce sur rue, d'un grand espace de plein pied, magnifique, et d'un plus petit premier étage. Les artistes présentés reflètent bien l'éclectisme impressionnant de la galerie, avec à l'entrée les sculptures colorées et extravagantes de Nick Cave, entre haute couture, et carnaval, et les peintures chaotiques d'Eddie Martinez, qui tentent de retracer avec spontanéité et une certaine brutalité les choses éphémères de la vie quotidienne.







L'espace principal fait quant à lui dialoguer les très belles peintures de Pierre Schwerzmann, dont j'ai aimé la simplicité et la proximité apparente avec l'art minimal tout en arrivant à s'en détacher, et les installations d'Angelika Markul qui travaille le plastique.











La suite de l'exposition, plus narrative, à l'étage m'a beaucoup plu, avec les œuvres de Delphine Balley, artiste lyonnaise très prometteuse que BACKSLASH aime beaucoup, et des américains Robert et Shana Parke Harrison, dont les belles photographies semblent d'un autre temps tout en nous parlant pourtant de l'absurdité du nôtre.
Coup de cœur donc pour les photographies et objets de Delphine Balley qui fait se rejoindre la mise en scène, les arts plastiques et la photographie dans des œuvres au fort potentiel d'étrangeté qui partent de fictions pour se mêler à l'histoire de sa propre famille. Une artiste à suivre…











Delphine Balley, Nick Cave, Robert & Shana ParkeHarrison, Angelika Markul, Eddie Martinez, Pierre Schwerzmann
jusqu'au 30 juillet

Suzanne Tarasieve
7 rue Pastourelle
mardi-samedi 11h-19h
http://www.suzanne-tarasieve.com


et aussi:

Juliette Savaëte
Infinitudes
jusqu'au 2 juillet

Suzanne Tarasieve - LOFT19
Passage de l'Atlas / 5 Villa Marcel Lods
mardi-samedi 11h-19h
http://www.suzanne-tarasieve.com




Enfin, je voulais absolument vous faire découvrir l'espace parisien de la galerie Dukan Hourdequin, jeune galerie dont on parle beaucoup et qui a pourtant déjà 5 ans d'expérience marseillaise derrière elle! Pour son exposition inaugurale, la galerie présente l'artiste britannique Nina Fowler qui joue sur de grands formats avec certaines icônes cinématographiques qu'elle place dans un contexte différent. La méticulosité et la précision de ces grands dessins au crayon impressionnent tout comme l'idée de voyeurisme qui affleure avec le glamour nous trouble.
BACKSLASH souhaite la bienvenue aux galeristes! Et promet de revenir rue Pastourelle qui décidément fait preuve de dynamisme!

 











Nina Fowler
A Real Allegory : Part I & 2
jusqu'au 2 juillet

Dukan Hourdequin
24 rue Pastourelle
mardi-samedi 11h-19h
http://www.dukanhourdequin.com/

SAMEDI, c'est GALERIES #24

Friday, 14 October 2011 14:36 Published in Blog

Un 24e rendez-vous de SAMEDI, c'est GALERIES dans la tumulte des foires, des vernissages, des nocturnes, des rencontres, etc. Pour BACKSLASH aussi. Mais j'ai quand même pris le temps, poussée par la curiosité, d'aller à la rencontre de nouvelles galeries, de nouveaux espaces ou de nouveaux artistes. Petit tour (non exhaustif).




Je ne pouvais pas manquer de vous parler de la galerie Baudouin Lebon qui a déménagé dans notre quartier, rue Charles-François Dupuis, tout près du carreau du Temple, après avoir officié longtemps (plus de 10 ans) rue Sainte Croix de la Bretonnerie. L'espace est beau, bien conçu et nous souhaitons à toute l'équipe la bienvenue!
Après une exposition d'ouverture en septembre dédicacée aux lauréats du prix HSBC pour la Photographie, la galerie présente, avec le collectif "On the Roof" et dans le cadre de la Biennale du Musée du Quai Branly, "Synchronicity" consacrée à 12 photographes originaires du continent africain, et qui prennent pour sujet, comme l'indique le titre, une urbanité toute personnelle.
Parmi ces artistes, peu connus ou peu montrés à Paris, on retrouve pourtant Malala Andrialavidrazana, originaire de Madagascar mais que l'on connait dans le milieu parisien pour ses photographies du monde entier où elle s'intéresse à l'envers du décor dans des mégalopoles en pleine mutation. Elle donne ici à voir, avec la série "Ny Any Way", l'intimité de la société malgache d'aujourd'hui.
Entre autres, on découvre 4 très belles photographies de la série "Ecstatics" du nigérien Abraham Oghobase, très colorées, où il se met en scène dans l'espace public. J'ai bien aimé aussi les deux œuvres très plastiques de François-Xavier Gbré sur les traces laissées par le temps, et également les clichés rétro de James Barnor qui nous plonge dans le Ghana des années 50 et 60.
















Synchronicity

Malala Andrialavidrazana, James Barnor, Abraham Oghobase, Grace Ndiritu, Nkrumah, Calvin Dondo, Steeve Bauras, Amina Menia et Kiluanji Kia Henda
jusqu'au 20 novembre

La galerie est présente à Art Elysées.

Galerie Baudoin Lebon
8 rue charles-françois dupuis
mardi - samedi, 11h - 19h
http://www.baudoin-lebon.com/





Je n'ai pas pu résister non plus à passer devant le nouvel espace d'Eric Dupont au 138 rue Vieille du Temple, ouvert jeudi soir aux happy fews et pour tout le monde à partir de samedi! Si vous n'avez rien ce samedi soir, donc, c'est l'endroit où il faut se rendre.
Je vous ferais découvrir bien sûr ce nouvel écrin dans un prochain numéro. En attendant, je voulais juste rendre un hommage à Eric Dupont, galerie exigeant, modeste et vrai découvreur de talents qui défend le travail de "ses" artistes depuis 15 ans avec une conviction inébranlable. Personnellement, j'ai vu beaucoup de belles expositions dans son espace de la rue Chapon. J'ai donc hâte de découvrir les prochaines! Mention spéciale au nouveau site internet, très bien fait. En attendant, quelques vues…












PASCAL CONVERT
HISTORY - CHILDHOOD
15 octobre - 30 novembre
Vernissage le 15 octobre de 13h à 18h

Nocturne le jeudi 20 octobre jusqu'à 22h

Damien Cabanes sera présenté à la FIAC comme nominé du Prix Marcel Duchamp
STAND N° 0E.42

GALERIE ERIC DUPONT
138 rue du Temple
75003 PARIS
mardi - samedi, 11h - 19h
http://www.eric-dupont.com/





Comme j'étais à deux pas, je suis passée à la galerie Dukan Hourdequin qui montre actuellement pour la première fois en France les œuvres de l'artiste tchèque Richard Stipl. Proches (cela saute aux yeux) des célèbres têtes de Franz-Xavier Messerschmidt, ces sculptures en argile ou en résine, hyperréalistes, vont vous donner vraiment froid dans le dos! Vous serez prévenus!
Cela étant dit, il est plaisant d'essayer de déceler les multiples références présentes dans le travail, tant populaires qu'historiques.




















Richard  Stipl   
Remembering Disasters   
jusqu'au 15 octobre   

galerie  dukan  hourdequin   
24  rue  Pastourelle   
mardi - samedi, 11h - 19h     
http://www.dukanhourdequin.com/






Direction ensuite une galerie qui vient tout juste d'ouvrir : la Galerie Sator, passage des Gravilliers (entre la rue du même nom et la rue Chapon). Quand on sait ce qu'était l'espace précédent, il faut féliciter le galeriste, Vincent Sator pour cette utilisation élégante de l'espace. (PS : et son salon cosy au sous-sol qui donne envie de rester.)
Cela ne gâche rien : l'ensemble des œuvres présentées pour cette première exposition est séduisant et très international (Russie, Chine, Japon, Grèce, Bulgarie et France). Cela mérite d'être souligné!. Les œuvres sont, à l'envi… :

Floues, avec les belles photographies d'Alexei Vassiliev.
Tricoteuses selon Muriel Decaillet.
...
Mégalo, non, Indispensables : Raphaël Denis propose ses messages aux collectionneurs d'art contemporain, entre cynisme et double jeu, que personnellement je trouve hilarants, et en même temps, ils touchent à un point fondamental du monde de l'art.
Vous pourrez retrouvez une très belle installation monumentale de Raphaël Denis à Chic Art Fair la semaine prochaine ainsi que quelques uns de ses messages chez… BACKSLASH dans notre prochaine exposition! La galerie Sator lui consacrera une exposition personnelle en novembre et décembre.




















INCIPIT
Alexei Vassiliev, Yevgeniy Fiks, Igor Makarevich, Muriel Decaillet, Raphaël Denis, Yan Heng, Yu Hirai, Kristina Irobalieva, Evangelia Kranioti et Gabriel Léger
jusqu'au 19 novembre
Galerie Vincent Sator
8 passage des Gravilliers
mardi - samedi, 14h - 19h
http://galeriesator.com/






Et enfin, cela faisait un bon mois que je voulais en parler : une nouvelle galerie s'est ouverte rue Chapon, à deux pas de Sémiose et Zürcher. La galerie ALB, pour Anouk Le Bourdiec, interpelle les passants avec sa devanture rouge. Mais c'est son important capital sympathie qui vous retient dans la galerie. Encore un(e) de ses jeunes galeristes qui vous accueille avec gentillesse, ouvert(e) aux questions, débonnaire. Ce qui me permet de me poser une question : que se passe-t-il lorsque l'on devient plus reconnu? Il doit forcément y avoir quelque chose qui change tant la différence de ton est flagrante. Mais je m'éloigne de mon sujet.
C'est donc depuis le 8 septembre que l'on vous accueille avec joie à la galerie ALB, qui présente le second volet de son exposition inaugurale. J'aime bien ce choix de rester dans des médiums traditionnels mais sous des formes qui ne lassent pas de vous surprendre, avec notamment l'oeuvre sur papier de Samuel Martin ou la tension présente dans la toile idyllique d'Yves Gobart. On est attiré aussi par la lumière rose qui se dégage du sous-sol. On se demande bien ce que l'on va y trouver lorsque la galeriste vous propose de descendre...

















Samuel Martin, Yves Gobart, Aurélie de la Cadière, Etienne Hacquin, Sonia Foulc
jusqu'au 23 novembre

La galerie participe à Cutlog avec l'oeuvre "Remy" d'Aurélie de la Cadière (le néon)

Galerie ALB
64 rue Chapon
www.galeriealb.com
mardi - samedi, 11h - 19h

SAMEDI, c’est GALERIES #37

Friday, 30 March 2012 14:24 Published in Blog

En cette semaine dédiée au dessin, SAMEDI, c'est GALERIES prend le relai du post de Miss D. sur DRAWING NOW et se consacre exceptionnellement à son HORS LES MURS à seulement quelques minutes de la foire.

Vous ne pouvez pas louper l'entrée de l'immeuble rue de Richelieu avec ses grandes bannières et une immense œuvre de Jacques Villeglé en façade. Artiste invité par Philippe Piguet, il nous parle en hiéroglyphes. Attention quand même de ne pas vous laisser absorber par le déchiffrage et la contemplation, la circulation va à toute vitesse!




Après un accueil chaleureux, vous pouvez découvrir un très beau grand format d'Iris Levasseur représentée par la galerie Odile Ouizeman. Outre l'étrangeté envoutante du sujet, on retrouve bien le "coup de pinceau" (ou plutôt ici "le coup de crayon") admirable de l'artiste.






Dans une grande salle, sont mis face à face, dans un accrochage sobre et qui laisse respirer les œuvres, un fusain de Nina Fowler (Galerie Dukan Hourdequin), des dessins de Le Gun dans des cercueils (Exquisite Corpse Series, Galerie Suzanne Tarasiève), un grand format de Jérôme Zonder, qui vient habilement compléter l'exposition récente chez Eva Hober, bien que j'ai préféré les œuvres vues à la galerie à celle présentée ici, et enfin des découpages de Mathias Schmied (Galerie Olivier Houg). Ce dernier a découpé et plastifié des pages de comics (en VF: de bandes dessinées), ne retenant que des explosions ou des éléments d'architecture, pour ensuite les agencer en une frise. Le procédé est original et l'ensemble vraiment magnifique! J'ai beaucoup aimé.














Il faut oser pousser un rideau, dans cette même salle, pour découvrir une installation incroyable d'Eric Winarto (Galerie Charlotte Moser). Une longue bande qui semble faite de diverses séquences est éblouissante. Réalisé avec de l'acrylique blanche que fait vibrer la lumière noire, le dessin est minutieux et en même temps d'une belle sensibilité. Voici encore une variante bien peu traditionnelle du dessin!










Toujours au rez-de-chaussée, une petite salle est consacrée à Pierre Weiss, invité par Catherine Millet (auteure cette année du Musée Imaginaire de Drawing Now).




D'autres surprises nous attentent à l'étage, avec à gauche plusieurs salles consacrées à Gilgian Gelzer (Galerie Jean Fournier), qui joue avec les perspectives avec de grands traits rouges et bleus.








A droite, d'immenses dessins-écritures au ton sarcastique et militant de Charles Derenne (Galerie du Jour - Agnès B.) viennent envahir les murs blancs.






Et puis une superbe vidéo, Other Faces, de William Kentridge (Marian Goodman) qui vous retient, avec une bande-son troublante et l'habituel talent de l'artiste. Prenez 9 minutes pour voir la vidéo. Elle est visible également à la galerie dans le cadre d'une exposition autour du dessin (Dean, Penone, Orozco, Toroni et Wiener).






On change ensuite radicalement d'univers avec les fragiles dessins et les sculptures de Catherine Melin (Galerie Isabelle Gounod). Toute en retenue, l'artiste a inscrit avec une grande délicatesse ses structures étranges, éléments d'architecture, objets, on ne sait, qui répondent avec grâce à d'autres structures, tangibles celles-ci, en bois calciné, presque intemporelles.












On termine avec un grand format de Nina Fowler.




Je ne peux que vous recommander cette visite à l'opposée des stands bien alignés et de la foule. C'est tout à l'honneur de Drawing Now et des exposants que de nous proposer cette respiration.
C'est un peu comme se balader dans des galeries le samedi : avoir tout son temps pour regarder les œuvres et faire quelques rencontres. Il y a d'ailleurs pas mal de galeries qui ont joué le jeu avec une programmation tournée vers le dessin, voire des expositions pensées vers cette actualité!
A samedi prochain!

Drawing Now Hors les murs
17 rue Richelieu
jusqu'au 1er avril
http://www.drawingnowparis.com

ARCHIVES

Prev Next Page: