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SAMEDI, c'est GALERIES #22

Friday, 30 September 2011 17:11 Published in Blog

 

 

Les jours passent, la rentrée est chargée et il y a tant d'expositions de qualité à voir! Comme toutes les semaines, ce sont les galeries, reconnues ou plus confidentielles, dans un éclectisme réjouissant, qui sont célébrées. Cette semaine, je vous emmène du côté des galeries du 13e arrondissement, dont le dynamisme est connu et s'est enrichi d'autres structures, d'initiatives privées ou publiques.

 

 

 

On commence par l'espace tenu par Nathalie et Christophe Daviet-Thery qui présentent actuellement une édition de Pablo Bronstein ainsi que diversions publications.

 

 

 

 

Important façade, 2011

Gravure colorée à la main

56,5 x 147 cm

Edition de 7 + 3 EA signées et numérotées

photo:  rebecca fanuele. Courtesy Christophe Daviet-Thery, Paris

 

 

 

PABLO BRONSTEIN
BOOKS AND PRINT
jusqu'au 22 octobre

 

Christophe Daviet-Thery

34 rue Louise Weiss

du mardi au samedi de 11h à 19h

http://www.daviet-thery.com

http://davietthery.wordpress.com/

 

 

 

 

 

Je suis une grande admiratrice du travail de Jean-Luc Verna, que l'on a souvent eu l'occasion de voir ici ou là ces derniers temps, mais également de la galerie Air de Paris, certainement l'une des galeries les plus inventives que je connaisse. Cette fois, c'est avec une grande exposition personnelle que l'oeuvre de "La Verna" est célébrée, avec un titre que je trouve sublime : “Vous n’êtes pas un peu beaucoup maquillé ?” - “Non”.

J'avais vu passer pas mal de vues de l'exposition mais comme toujours, la visite vaut le détour. On se trouve dès l'entrée face à une oeuvre imposante et typique du travail de l'artiste : "Paramour", inspirée du célèbre logo des films Paramount, dont une autre version "Silver Paramor" est présentée un peu plus loin.

Une musique (rock) se déclenche soudain dans l'espace et confère à la visite une autre dimension, plus décontractée et plus totale.

On découvre en vrac : des tirages noir et blanc, portraits grand format de l'artiste dont le corps fait oeuvre, intimes et saisissants, classiques tout en étant d'une grande contemporanéité ; des transferts sur bois dont l'aspect un peu brut contraste avec la finesse des dessins (certains ont des excroissances de cheveux, de plumes ou de "perfectos"); des oeuvres en verre, dans une vitrine, d'une finesse incroyable.

Finalement, toute la magie de l'oeuvre de Jean-Luc Verna est là: à la fois inscrite dans un temps précis et absolument universelle, rebelle et choquante, en marge, et pourtant d'un classicisme absolu, digne, et pour finir d'une grande maîtrise plastique.

Quand on sort, on tombe sur la réjouissante "Glissade dans la merde" qui nous fait partir avec un sourire sur les lèvres...

 

 

Courtesy galerie Air de Paris

 

 

Courtesy galerie Air de Paris

 

 

Courtesy galerie Air de Paris

 

 

Courtesy galerie Air de Paris

 

 

Courtesy galerie Air de Paris

 

 

Courtesy galerie Air de Paris

 

 

Courtesy galerie Air de Paris

 

 

Courtesy galerie Air de Paris

 

 

 

JEAN-LUC VERNA
“Vous n’êtes pas un peu beaucoup maquillé ?” - “Non”
jusqu'au 15 octobre 2011

 

Air de Paris
32 rue Louise Weiss

du mardi au samedi de 11 h à 19 h

http://www.airdeparis.com

 

 

 

 

 

Vient ensuite, presque à l'opposé, une exposition du très dynamique designer Robert Stadler. Je préfère vous le dire d'emblée : je ne suis malheureusement pas du tout "calée" en design, ni en "art-design" dont j'entends parler depuis quelques temps. Mais il n'est point question de ce dernier. Bien que l'immense Robert Stadler ait bénéficié de très très nombreuses expositions et publications, c'est donc en néophyte que j'ai visité cette exposition chez Triple V.

Je préférerais citer le designer lui-même dans le texte écrit par Vincent Pecoil et qui m'a permis de mieux comprendre son propos :

 

« à quelques exceptions près, comme par exemple la diffusion de la cuisine américaine, le plan de nos appartements est toujours aussi statique, les objets se trouvent toujours à la même place et les territoires d'expérimentation individuelle sont toujours aussi rares : la sortie plafonnière reçoit une suspension sous laquelle est placée une table, autour de laquelle sont posées des chaises, et un peu plus loin une télévision fait face à un canapé. »

 

L'exposition nous invite donc à reconquérir une certaine liberté quand à notre intérieur, à s'affranchir des conventions en vigueur. Intéressant. J'ai pour ma part autant apprécié l'esthétique des propositions présentées que leur liberté nouvelle. Je vous laisse découvrir en images et dans le désordre un porte-manteau libéré de son mur habituellement statique, un "Bout de canapé" qui n'en est pas un, un plafonnier qui peut se déplacer et modifier la configuration habituelle de notre salon et, enfin, la proposition de consacrer mur entier d'un appartement à l'expression anarchique. Cela donne presque envie de s'y mettre en rentrant.

 

 

Courtesy Triple V, Paris. Photos © droits réservés

 

 

Courtesy Triple V, Paris. Photos © droits réservés

 

 

Courtesy Triple V, Paris. Photos © droits réservés

 

 

Courtesy Triple V, Paris. Photos © droits réservés

 

 

Courtesy Triple V, Paris. Photos © droits réservés

 

 

Courtesy Triple V, Paris. Photos © droits réservés

 

 

Robert Stadler bénéficie également de deux autres expositions personnelles chez Carpenters Workshop Gallery jusqu'au 12 novembre, à Londres et à Paris (dans l'ancien espace de la Galerie de France).

 

 

Robert Stadler Wild at Home

jusqu'au 15 octobre

 

Triple V

24 rue Louise Weiss

du mardi au samedi de 11h à 19h

http://triple-v.fr/

 

 

 

 

On arrive ensuite, en ligne droite, à l'espace parisien du cneai, le centre national d'art imprimé situé à Chatou, dont la programmation est très dynamique (conférences, performances, invitations, etc.) A l'occasion de la sortie du n°5 de la revue " J'aime beaucoup ce que vous faites...  de Christian ALANDETE et Agnès VIOLEAU, le cneai propose jusqu'à demain une exposition de John Cornu, dont j'aime beaucoup le travail. L'artiste présente notamment 25 polyèdres (en béton?) comme tirés par magie d'une gravure d'Albrecht Dürer, Melencolia I, qui donne son titre à l'ensemble. Un bel ensemble de tirages, joliment abstraits, en réalité des gouttes de pluie photographiées de nuit, vient compléter l'ensemble.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

John Cornu

Melencolia
jusqu'au 1er octobre

 

cneai de paris
20 rue Louise Weiss
du mardi au samedi 11h - 19h
http://www.cneai.com

 

 

 

 

Une découverte, un peu plus loin, lorsque l'on s'aventure rue Duchefdelaville : Display art projects, bureau de conseil en art  créé par Liza Szlezynger dont les activités multiples se traduisent aussi par des expositions. En ce moment, une collaboration très graphique entre  Karina Bisch et Mai-Thu Perret, la trentaine, qui se sont inspirées d'un motif de 1924 composée par Varvara Stepanova (la femme de Rodchenko et figure du constructivisme). Les tableaux de Karina Bisch font écho au papier peint de Mai-Thu Perret dans un effet saisissant!

 

 

Crédit photo : Rebecca Fanuele. Courtesy DISPLAY art projects, Paris

 

 

KARINA BISCH et MAI-THU PERRET
PATTERN
jusqu'au 29 octobre

 

DISPLAY art projects
10 rue Duchefdelaville

Sur rendez-vous et le jeudi et le vendredi de 14h à 19h
http://www.display-artprojects.com

 

 

 

 

 

Et pour finir, rue du Chevaleret, entre les deux grandes expositions annuelles de la collection Rosenblum, Steve et Chiara Rosenblum reçoivent pour quelques jours les lauréats 2011 des Amis des Beaux-Arts de Paris. Il faut oser passer la porte, que dis-je, l'immense entrée noire monumentale, suivre les panneaux, résister à la tentation de voir ce qu'il se trame derrière les murs, longer des couloir et monter des escaliers. Parce qu'à l'arrivée, il y a une modeste mais très belle exposition.

Sur une proposition du label hypothèse, "comme elle vient" propose une exposition efficace des différents lauréats des prix décernés cette année par les Amis des Beaux-Arts. Personnellement, j'ai beaucoup aimé la très impressionnante sculpture de Sarah Feuillas, toute en équilibre, ainsi que les "dessins" de Mathieu Bonardet, étudiant en 4e année, dont la finesse et la simplicité m'ont touché. Ceux qui me connaissent ne s'étonneront pas de mon inclination pour ce type de travail.

Très belles également, les oeuvres sur papier de Claire Chesnier qui s'étendent et font respirer l'ensemble. Enfin, la vidéo END credits d'Achraf Touloub qui détourne avec humour le générique d'un film pour en faire tout autre chose...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

comme elle vient
Mathieu Bonardet - prix agnès b.

Claire Chesnier - prix agnès b.

Marin Esteban - prix de la Fondation Jean-François et Marie-Laure de Clermont-Tonnerre

Sarah Feuillas - prix de la Fondation Venet

Jean-Baptiste Moreira Bessa - prix Aurige Finance
Achraf Touloub - prix Thaddaeus Ropac

une proposition du label hypothèse

jusqu'au 1er octobre de 10h30 à 18h30

 

Rosenblum Collection & Friends
183 rue du Chevaleret
http://rosenblumcollection.fr/

 

 

 

Et bien sûr, non loin de là et parce qu'il fait un temps à continuer la ballade, vous pouvez également passer chez Three Star Books (sur rendez-vous) qui présente Simon Starling et au très pointu centre d'art Bétonsalon.

 

SIMON STARLING
jusqu'au 14 octobre

 

Three Star Books
49 rue Albert

sur rendez-vous du lundi au vendredi de 10h à 18h
http://www.threestarbooks.com

 


JIKKEN KÖBÖ
Commissariat : Mélanie Mermod
jusqu'au 29 octobre

 

Bétonsalon
9 esplanade Pierre Vidal-Naquet
http://www.betonsalon.net

 

Pour toute information, le site internet du quartier : http://www.louise13.fr/

 

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