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Claudine Papillon

SAMEDI, c'est GALERIES #9

Saturday, 26 March 2011 10:26 Published in Blog

En cette semaine très intense consacrée au dessin à Paris, entre Dessins Exquis et Drawing Now qui viennent d'ouvrir et Chic Dessin et le prix du dessin de la Fondation Daniel et Florence Guerlain qui ont lieu la semaine prochaine, j'avais envie de vous emmener à 2D3D, l'exposition organisée par Caroline Smulders à la galerie Joseph.

A l'heure où vous lirez ces lignes, il ne vous reste sans doute plus que 24h pour vous y précipiter. L'exposition est de qualité et elle a l'intelligence de mêler artistes connus et artistes émergents, français et internationaux, autour d'un thème intéressant quoique pas très évident d'emblée : le passage du dessin à la sculpture.
Au rez-de-chaussée, on découvre les œuvres de Robert Longo, immense artiste qui expose en ce moment chez Ropac et dont Delphine a rendu compte cette semaine:  http://www.backslashgallery.com/blog/item/76-retour-rue-debelleyme.html.


J'ai eu le coup de foudre pour les grands formats d'Emmanuel Régent, faits de hachures. Travail obsessionnel. L'artiste présente également au premier étage 2 belles sculptures : ce qu'il reste d'une grappe de raisin lorsque l'on enlève le raisin : des rafles (c'est le nom) recouvertes d'or 24 carats, qui révèlent là encore par l'absence.



Sont présentées également des sculptures de Skall, dont je ne suis personnellement pas très fan. L'artiste fera d'ailleurs une performance ce samedi à 19h. Il est à noter également le dynamisme de l'organisatrice puisque l'exposition a été presque chaque jour illuminée de performances et d'évènements.



Toujours au rez-de-chaussée, Veronika Veit présente un ensemble de Fighters, à mon avis trop omniprésents et de plus petites sculptures roses, plus intéressantes, faites en polystyrène et qui reprennent des sortes de scènes d'opération où le corps est absent. Subsiste le personnel médical qui semble en pleine discussion.



Il y a aussi les sculptures de Gabrielle Wambaugh, relativement intrigantes, et dans la deuxième salle les oeuvres de Filip Markiewicz. Un très grand format fait face à une installation faite de dessins mystérieusement sous-titrés et surplombés par des bannières trop explicites.







Les œuvres de Lionel Sabatté, évidemment sur le thème du loup, viennent éclairer les deux salles.



Une salle au premier étage regroupe les oeuvres de Céline Cléron et Madeleine Berkhemer. Si les oeuvres de cette dernière vous abordent plutôt directement, avec ces mollets de femmes et talons hauts finalement assez drôles (ce qui n'est pas le cas de sa sculpture présentée au sous-sol), les oeuvres de Céline Cléron sont encore une fois absolument sublimes. Je dois avouer que c'est la perspective de me confronter encore une fois au travail de cette artiste qui m'a fait principalement venir. L'ensemble est d'une subtilité et d'une finesse impressionnantes, délicat et modeste : des crayons à la bulle de savon réalisée en verre (dont nous avions vu les premières versions ici : http://www.backslashgallery.com/blog/item/48-merci-de-ne-pas-faire-la-chambre.html), de la feuille de papier comme cornette au dessin sur ballons!












Quelques dessins intriguants de Baptiste Debombourg, entre armes et agencement architectural :



Enfin, au sous-sol, les oeuvres de Marion Lachaise, relativement d'actualité et la très très belle "sculpture-meuble" de Baptiste Debombourg, rencontre drolatique et explosive entre deux placards, accident heureux, jouissif et utile!
On finit par deux loups sublimes de Lionel Sabatté, un autre artiste de la galerie Patricia Dorfmann! J'avais déjà parlé de ceux-ci récemment : http://www.backslashgallery.com/blog/item/68-outre-foret.html. Je ne redirais donc pas à quel point je les trouve fascinants.










2D3D, du dessin à la sculpture
Madeleine Berkhemer, Céline Cléron, Baptiste Debombourg, Marion Lachaise, Robert Longo, Filip Markiewicz, Emmanuel Régent, Lionel Sabatté, Skall, Veronika Veit, Gabrielle Wambaugh
jusqu'au 27 mars

Organisée par Caroline Smulders
http://www.ilovemyjob.eu/
Galerie Joseph
7 rue Froissart
14h-19h



Et puis, une fois n'est pas coutume, plutôt que de rester dans les alentours immédiats, j'avais aussi envie de vous dire d'aller absolument dans deux très belles  expositions : Gaëlle Chotard à la galerie Claudine Papillon qui se termine aujourd'hui et Domitille Ortès à la galerie Metropolis.

J'avais déjà vu la première exposition de Gaëlle Chotard à la galerie Claudine Papillon et quand j'ai vu avant-hier l'une de ses oeuvres présentées à Drawing Now, j'ai ressentie la nécessité d'aller voir son exposition actuelle. Nul besoin de descriptions intempestives pour faire apprécier la pure sensibilité et la finesse qui se dégagent de ces oeuvres. C'est une exposition rare. Ce serait un crime de ne pas l'avoir vu!
















Gaëlle Chotard
A travers
jusqu'au 26 mars

Galerie Claudine Papillon
13 rue Chapon
11h-19h
http://www.claudinepapillon.com/
Drawing Now : stand B9 (jusqu'au 28 mars)


Un détour obligatoire par la galerie Isabelle Gounod qui présente les travaux d'Isabelle Giovacchini. L'ensemble est assez beau, très poétique, même si j'ai eu quelque mal à lire l'ensemble du communiqué de presse. J'ai particulièrement aimé ses toiles perforées, pour leur simplicité.











Isabelle Giovacchini
Vanishing Point
jusqu'au 23 avril

Galerie Isabelle Gounod
13 rue Chapon
11h-19h
http://www.galerie-gounod.fr
Drawing Now (jusqu'au 28 mars)
Dessin Exquis (jusqu'au 4 avril)

Et enfin, sous les conseils avisés de Delphine, je suis allée découvrir le travail de Domitille Ortès à la galerie Metropolis. Outre l'accueil absolument charmant de Marie Guihot (cela fait du bien de faire des rencontres qui ont du sens), les oeuvres présentées sont vraiment très belles. A la fois précises, coupantes, les peintures d'Ortès sont aussi emplies d'innocence et de quelque chose de l'absurde. Alliance de précision et de liberté, à laquelle on ajoute un vrai plaisir esthétique, qui me font que trop vous conseiller d'aller voir cette exposition!











Domitille Ortès
Habeas Corpus
jusqu'au 23 avril

Galerie Metropolis
16 rue de Montmorency

http://www.galeriemetropolis.com/
Drawing Now (jusqu'au 28 mars)
Art Paris (31 mars - 3 avril)

Et pendant ce temps-là, au Comité…

Wednesday, 14 December 2011 15:48 Published in Blog

Et pendant ce temps-là, au Comité…


Voici donc la nouvelle équipe du Comité Professionnel des Galeries d’Art :
Président : Georges-Philippe Vallois (il remplace Patrick Bongers)
Vice-présidents : Bruno Delavallade et Kamel Mennour
Conseillers : Thomas Bernard de l’excellente galerie Cortex Athletico de Bordeaux, Chantal Crousel, Agnès Fierobe de chez Marian Goodman, l’über actif David Fleiss (Galerie 1900-2000), Véronique Jaeger (galerie Jeanne-Bucher et Jaeger Bucher), Fabienne Leclerc (In-Situ), Claudine Papillon, Benoit Sapiro (Le Minotaure) et l’über sympathique Philippe Valentin ! (deux übers : deux potes !)

Il faut savoir que le Comité Professionnel des Galeries d’Art (CPGA) est l’organe qui représente les galeries françaises auprès des pouvoirs publics ! Quand une galerie a un problème à résoudre, elle s’adresse au comité (genre fiscalité, douanes,...) Et là, je me sens dans l’obligation de vous annoncer, chers confrères galeristes, que la TVA pour les œuvres d’art à l’importation passe de 5,5% à 7% dès le 1er janvier… Bonne année à tous !
Le CPGA est également garant de la déontologie du métier de galeriste et veille au bon respect des bonnes manières entre marchands, artistes et autres acteurs du marché de l’art…

Bon, il paraît qu’une galerie doit avoir deux années d’existence pour rentrer dans le Comité… Encore un an à attendre pour Backslash… Mais j’y ai des contacts maintenant :-)

http://www.cpga.info/

 

SAMEDI, c’est GALERIES #31

Friday, 13 January 2012 20:52 Published in Blog

Le blog de BACKSLASH sort enfin de sa léthargie, après la traditionnelle (petite) pause de Noël et un vernissage intense!
BACKSLASH vous promet cette année encore beaucoup d'expositions de qualité, d'artistes à découvrir et, bien sûr, chaque semaine des articles sur l'actualité du monde de l'art.

Pour inaugurer cette année 2012, voici donc de nouveau le désormais incontournable SAMEDI, c'est GALERIES! L'idée de ce rendez-vous est parti d'une frustration que les galeristes curieux connaissent bien : comment continuer à aller découvrir les galeries et ce qu'elles proposent quand son propre emploi du temps est le même? A BACKSLASH, nous avons trouvé une solution : se faire plaisir d'abord, rester attentif, tout en en faisant profiter le plus grand nombre. (J'en profite aussi pour remercier par la même occasion mes associés, qui me laissent vagabonder tranquillement.)
SAMEDI, c'est GALERIES est forcément subjectif et très didactique. Il est à l'origine de beaucoup de belles rencontres. J'espère que vous resterez nombreux à nous suivre!


Je ne suis pas allée très loin aujourd'hui : la pétillante rue Chapon a suffit à satisfaire mon appétit de découvertes. Nombreuses sont les galeries qui ont vernies, comme nous, samedi dernier. Nombreuses sont celles qui sont à visiter régulièrement.


Pour commencer, le versant Est de la rue, au numéro 13, avec la hautement sympathique galerie Isabelle Gounod, qui jouxte celle de Claudine Papillon. Elle propose une excellente exposition de Claire Tabouret qui se nomme "L'île" et qui englobe autant les idées de l'exil et de l'isolement que celles de la traversée et de l'aventure. Les grandes ou les petites toiles donnent en effet immédiatement une double impression saisissante : elles ont une dimension universelle et sont en même temps tellement actuelles. Entre chien et loup, pour reprendre l'expression de l'artiste, reprise par Claire Taillandier qui a écrit le communiqué, les œuvres de Claire Tabouret sont inquiétantes et sombres mais emplies de sérénité, quelque part entre le sujet intemporel du radeau de la méduse et l'espoir des peuples migrants d'aujourd'hui entassés dans de petites embarcations en route vers un monde "meilleur"…

Avant de laisser la place aux images, je vous laisse lire les propres mots de l'artiste :

"L’île tout comme la peinture est un endroit de solitude.

Un espace délimité qui, de par sa contrainte même, rend la liberté possible.


Des images attrapées à la volée sur internet, dans les journaux télévisés, sont le point de départ de mes tableaux. La peinture me permet de resserrer ce que ces flux d’images dispersent. 

Peindre une de ces visions c’est pour moi presser l’image, l’essorer, j’essaye d’en extraire une lumière interne, un indice ténu. Il me faut parfois peindre plusieurs tableaux pour épuiser une image. De là viennent les séries.
Je me suis toujours intéressée aux personnages et situations qui ne rentrent pas dans des cases. À la difficulté à dire d’où l’on vient, ce que l’on est. Entre un pays et un autre, entre féminin et masculin, entre chien et loup.
Mes peintures s’installent à jamais dans ces moments de bascule, d'ambiguïté.


Il s’agit de resserrer mon attention sur l’oscillation entre la puissance narrative de ces images et la réalité de la peinture. Comme un funambule sur son fil, j’essaye de trouver un équilibre délicat. Une position à réajuster sans cesse.

"

Claire Tabouret, Marseille. Avril 2011





















Claire Tabouret
L'ÎLE
jusqu'au 18 février

Galerie Isabelle Gounod
13 rue Chapon
mardi - samedi, 11h - 19h
http://www.galerie-gounod.com






L'exposition de Didier Trenet, "Championne de descente", chez Claudine et Marion Papillon nous accueille en effet avec un air de triomphe, un immense V de la victoire version vanille chocolat. Plus loin, un dessin serti d'éclats de verre. Encore après, des verges dans un sous-bois. Les œuvres rassemblées ici, si elles ont plus ou moins retenues mon attention, témoignent toutes d'un équilibre entre maîtrise technique et art de la plaisanterie. Un positionnement salutaire tant le cynisme a de plus en plus tendance à remplacer cette idée de la plaisanterie, franche et intelligente, cocasse et qui fait sourire intelligemment sans arrières pensées.



















Didier Trenet
Championne de descente
jusqu'au 20 janvier et du 25 janvier au 25 février

Galerie Claudine Papillon
13 rue Chapon
http://www.claudinepapillon.com/
mardi - samedi, 11h - 19h





La tête ailleurs, je traverse de nouveau la rue Beaubourg, direction le versant Ouest de la rue Chapon. La première galerie sur ma route est la galerie Eva Hober, avec une exposition de Damien Cadio qui m'avait été fortement recommandée par un autre artiste, d'ailleurs grand collectionneur du premier.
J'avoue que dès le départ, avec les deux grands formats dans l'entrée, l'un présentant un homme en combinaison de plongée et l'autre deux escargots s'enlaçant, avec leur bave (?) comme point d'orgue, j'ai été vraiment charmée. Mon amour des escargots mis à part, on se laisse facilement emmener dans l'univers de ces grands formats sombres. Dans la salle principale, un grand tableau vraiment intrigant, qui m'a fait penser à une scène de film, fait face à une multitude de petits formats, "non spectaculaires", envers lesquels, nous dit le communiqué de presse, l'artiste a une préférence. Ils n'en sont pas moins forts pour autant ici. Autant de scènes étranges, dont on peut partir pour se raconter une histoire, se succèdent pour la plus grande joie du visiteur.






















DAMIEN CADIO
TUPELO
jusqu'au 11 février

GALERIE EVA HOBER
35-37 rue Chapon
mardi-samedi, 11H-19H
http://www.evahober.com/






En face, on m'a beaucoup parlé aussi de l'exposition de Julien Tiberi organisée par la galerie Sémiose. Marc Bembekoff, commissaire du Palais de Tokyo, en a écrit le communiqué (l'artiste y a présenté son travail l'année dernière). Deux séries distinctes y sont présentées, de part et d'autre de l'espace. A gauche, l'artiste mêle avec habileté et humour sujets contemporains et esthétique de la caricature du XIXe dans la série "Riristi.mes Unlimited (A Constructed World)". A droite, toujours dans une esthétique XIXe, la série "Le Salon" (2007-2011) évoque tour à tour une foire du Concours Lépine de l'époque, avec "lampes à huile et autres prototypes de lampes électriques d’Edison", et une sorte d'exposition caricaturale des ancêtres du néon, dont le parallèle avec notre monde contemporain laisse songeur...
Suit ensuite une série de miroirs, qui m'ont laissé plus perplexe.
De magnifiques tableaux viennent également ponctuer l'espace. Somptueux. Initiées en 2007, ces œuvres font partie de la série "El astro de la suera" et montrent des vues nocturnes de la frontière américano-mexicaine près de Tijuana. Outre leur sujet, aux nombreuses références, très contemporain, la technique (un grattage de la couche de peinture noire mate recouvrant une plaque d’Isoler) permet une suggestion du sujet grâce à des noirs mats où l'on se perd...




























Julien Tiberi
jusqu'au 11 février

Semiose
54 rue Chapon
mardi-samedi, 11H-19H
http://www.semiose.fr/





Je file ensuite découvrir une exposition toute en poésie et en recherche formelle chez Zürcher : "Renaissance", de Wang Keping. Un des fondateurs du premier groupe d’artistes chinois non-officiels, Xing Xing, à la fin des années 1970, dont a fait parti Ai Wei Wei, l'artiste est déjà bien identifié. Après des œuvres plus politiques dans les années 80, son travail s'est développé de manière plus formelle. Sont présentées ici des sculptures en bois, patinée au feu, imposantes par leur taille, que vous avez peut-être eu l'occasion de découvrir, notamment au Musée Cernuschi l'année dernière. Le bois y est travaillé en respect avec la matière brute, en accompagnant les formes naturelles du bois, et dans une simplicité qui sublime le corps féminin.




















WANG Keping
Renaissance
jusqu'au 29 février

ZÜRCHER
56, rue Chapon

mardi-samedi / 12h - 19h
http://www.galeriezurcher.com






Je finis par la jeune galerie ALB tenue par Anouk Le Bourdiec qui présente sa quatrième exposition. Accueillie avec beaucoup de bonne humeur, je découvre les œuvres toute en finesse de Jean-Baptiste Perrot dont le travail joue sur les interstices, les trames et les enjeux de la représentation. L'illusion de la réalité et de ce que l'on perçoit est au cœur tant du sujet, entre abstraction et figuration, sorte d'images hypnotiques de ce qu'on devine être des architectures (ou bien est-ce des maquettes?), que de la technique : impression, gravure, dessin? Une réflexion sur le flou et le grésillement hautement menée.
A noter que la galerie, avec quelques "galeries amies", a initié un petit parcours de jeunes galeries du quartier. Des découvertes à venir!












Jean-Baptiste Perrot
Schéma directeur
jusqu'au 21 février

Galerie ALB ANOUKLEBOURDIEC
64 rue Chapon
mar - dim : 11:00 - 20:00



Drawing Now 2012

Friday, 30 March 2012 10:16 Published in Blog

Le printemps… les foires à Paris

Parler de foires auxquelles Backslash ne participe pas, l’exercice est difficile et peut s’avérer dangereux ! Eviter la langue de bois, donc…

First round : Drawing Now, le désormais célèbre rendez-vous des collectionneurs de dessins contemporains. L’après-midi professionnel est le bon moment pour découvrir un salon sans trop de monde dans les allées. Et cette année promet d’être un bon cru !
La galerie Magnin-A présente quelques artistes africains et notamment un grand dessin d’Abu Bakaarr Mansaray présentant une machine complexe, comme décortiquée de sa structure, qui me rappelle une vision futuriste tout droit sortie d’un roman de George Orwell ou de Philip K. Dick.

La galerie rouennaise MAM montre un grand ensemble de portraits de nos chers playmobiles ! Avis aux amateurs et nostalgiques de l’enfance, ces œuvres sont d’une excellente qualité et l’art séculaire du portrait s’y trouve parfaitement respecté.

Le stand propose également des dessins de François Trocquet qui jouent avec maestria sur la notion de perspective.

Chez Patricia Dorfmann, on retrouve avec plaisir les chimères de Lionel Sabatté dont Séverine vous avait parlé la semaine dernière dans son rendez-vous du samedi.

Un peu plus loin, la future galerie parisienne XPO Gallery, déjà installée à Londres, montre les enfants géométriques de Cédric Quissola. Ne ratez surtout pas l’ouverture, rue Notre-Dame de Nazareth (et oui !) de nos confrères britanniques, le mois prochain !

Chez Claudine Papillon, l’excellence de Gaëlle Chotard ! Impossible de prendre une photo correcte tant la délicatesse de l’œuvre ne peut s’apprécier que dans le réel. A vous donc de faire le déplacement !

Autre point fort du stand : Lotta Hannerz et son endormi(e) qui envahit le visiteur dans la rêverie.

Chez Bernard Jordan, Guillaume Millet nous plonge dans des perspectives de vues d’expositions, ses propres vues d’expositions, sorte de mise en abîme par le dessin. A voir !

Attention coup de cœur : Thomas Lévy-Lasne, Aurore Pallet et leur hyper-sympathique galeriste Isabelle Gounod ! Thomas dont les aquarelles n’ont rien à envier au plus précis des pointillistes.

Aurore dont l’efficacité ne tremble pas derrière un trait de crayon sûr et agile.

Les belges Aeroplastics maintenant. J’avoue : j’adore ! Les explosions de Gavin Turk. Plus d’un artiste s’y sont frottés et lui ne déçoit pas !

Et puis il y a Mircea Suciu et ses grands formats que je vous recommande vivement !

Passons maintenant à la section Emergence ! Bon… Je ne vais pas vous mentir, il y a les copains !
Anouk d’abord ! A la galerie ALB Anouk Le Bourdiec, on est toujours bien reçu ! Samuel Martin présente des grands dessins sur toile où les situations absurdes contrebalancent le trait ultra précis. Des personnages nus rient et s’amusent devant leur maison en flammes ou complètement détruite, pastiches d’une modernité post-seconde guerre mondiale et parfois très américaine, du moins dans le rendu.

Et Didier ! Depuis l’ouverture de sa galerie à Marseille, Didier Gourvennec Ogor n’a de cesse d’oser et de relever des paris ! Nouvel exemple : un focus sur le travail de Timothée Talard. A la manière d’un travelling de cinéma, on devine le condensé d’une vie, ses moments-clés. The Age of Innoncence is Over et la dureté de la vie passe sur un être.

Adeline enfin ! Pour la galerie L.J., on n’a que du bon à dire également ! L’accrochage est dense mais ça lui va bien et les artistes sont chacun mis à l’honneur. Anne Geoffroy démultiplie ses lits de fer, images de pensionnats (proches de celles de la prison) et des souvenirs d’enfance parfois difficiles.

Brendan Monroe, lunaire et coloriste, étend ses paysages à perte de vue qu’un personnage vient parfois peupler dans une solitude complexe.



Le Musée Imaginaire de Catherine Millet, le VIP Lounge aux couleurs de Julien Colombier, …, ne ratez pas cette nouvelle édition de Drawing Now !


Allez hop ! Au grand Palais ! Premier essai pour Guillaume Piens. Art Paris, cette année, on y rentre facilement. Pas de file d’attente démesurée à l’entrée pour ce soir de vernissage et c’est agréable. Je vous ferai un compte-rendu en fin de foire, histoire de ne pas tout mélanger. Et les posts trop longs, on sait bien que personne ne les lit !




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