Backslash gallery

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June 2012

Retour sur VOLTA8

Saturday, 30 June 2012 12:54 Published in Blog

Cela ne vous a pas échappé : BACKSLASH participait à VOLTA8, une des principales foires off au moment d'Art Basel, la grande Mecque de l'art, qui se tient chaque année depuis 43 ans! C'était "seulement" la 8e édition de VOLTA mais la foire n'avait pas à rougir! BACKSLASH l'a trouvée de très très bonne qualité et vous emmène vers quelques découvertes!


VOLTA8 se tient dans deux grandes halles, dans la zone industrielle de Bâle. Le contraste est étonnant et donne un côté vraiment underground à la foire, dont il faut saluer la gentillesse et le professionnalisme de toute l'équipe! D'ailleurs, la foire n'était pas si artistiquement isolée, car ce lieu de Bâle est un vrai conglomérat de studios d'artistes, de galeries, d'associations et d'entreprises liées à l'art!

Mais concentrons-nous sur ce qu'il se passait à l'intérieur cette semaine là...

... en partant de notre (magnifique) stand, que voilà :


© Nicholas Winter Photography. Courtesy VOLTA8



Il faut savoir que dans une une foire, vous voyez une semaine durant le stand qui est en face de vous. Et vous ne pouvez vous empêcher de vous intéresser. Voici celui que nous avons vu, celui de notre charmant confrère, la Henningsen Gallery de Copenhague :








Juste à gauche, le stand de la très sympathique Jonathan Ferrara Gallery, de la Nouvelle-Orléans (solo de Gina Phillips) :





Et un peu plus loin, la Post Box Gallery de Londres, avec ses deux impétueux galeristes, présentait un ensemble très épuré d'Alastair Levy et de Be Andr :





J'ai beaucoup aimé le stand de la galerie Jarmuschek+Partner de Berlin avec de grands et petits formats de Sabine Banovic :




et une peinture intriguante de Patrick Cierpka :






Les architectures peintes d'Aurelia Gratzer à la galerie Brunnhofer de Linz :





Le très très beau stand d'Union Gallery Londres!!! Avec les sculptures de Charles Mason et les incroyables photographies de Soonhak Kwon, tous deux portant sur le lieu de l'art, révélant ce qui est habituellement dissimulé :






Le projet d'IC-98, duo d'artistes, présenté par la Galleria Heino d'Helsinki :






Comme à son habitude, ADN Galeria présentait un bel ensemble attirant, avec des oeuvres de Bruno Peinado (à gauche), de Carlos Aires (toujours autour du vinyle et des billets découpés) et de Federico Solmi :














Un bravo pour l'engagement de la Peter Lav Gallery de Copenhague avec un projet d'Adam Jeppesen :






Et alors, le grand coup de coeur de BACKSLASH : Pe Lang, présenté par la galerie Mario Mazzoli de Berlin. L'ensemble était renversant!
Pe Lang propose des sculptures cinétiques envoutantes et d'une poésie extraordinaire. Les photos ne vous donnent qu'une impression. Ce sont des sculptures qui se vivent, qui fascinent :

Une peinture minimaliste sans cesse en mouvement :



© Nicholas Winter Photography. Courtesy VOLTA8


Une autre abstraction où des boulons dansent doucement :





Ma préférée, une machine qui dépose méthodiquement en carré des gouttes d'eau qui s'évaporent au fur et à mesure :





Et un grand monochrome, toujours en mouvement :





Plus loin, la Galerie Stefan Röpke de Cologne présentait les oeuvres fortes de Jordi Alcaraz, oeuvres en verre, trouées, brûlées, dégoulinantes :

















La MA2 Gallery de Tokyo avait un très beau stand noir où l'on pouvait admirer les oeuvres vidéo de Ken Matsubara, autour d'un verre d'eau :


© Nicholas Winter Photography. Courtesy VOLTA8



Egalement, le beau projet de la Galerie Ron Mandos d'Amsterdam où l'on entrait dans l'univers désolé de Levi van Veluw (et notamment sa fascinante vidéo) :












Coup de coeur aussi pour la Galeria Enrique Guerrero de Mexico, avec les artistes Ricardo Rendon (les post-it jaunes), Quirarte & Ornelas (les dessins hyper-réalistes) et la photographe Daniela Edburg (avec ses natures mortes intrigantes) :















Il y avait aussi une énigme à côté du bar de la foire que je n'ai pas chercher à résoudre qui ne m'a pas lassée :





La Galerie Christian Lethert de Cologne présentait notamment de grandes oeuvres abstraites de Daniel Lergon (pigments de métal sur papier) :






Et enfin, nos très sympathiques voisins de droite, la Krupic Kersting Galerie de Cologne montrait un solo de Baptiste Debombourg, un artiste que BACKSLASH trouve fantastique!




Rendez-vous a été pris entre galeristes pour encore beaucoup de nouvelles aventures!!
C'est aussi le bonheur des foires!

SAMEDI, c’est GALERIES #43

Friday, 22 June 2012 14:52 Published in Blog

SAMEDI, c'est GALERIES se consacre cette semaine à une jeune galerie prometteuse : la Galerie ALB. Ouverte en septembre 2011 au 64 rue Chapon, j'avais visité la galerie dès le début à l'occasion de ce rendez-vous hebdomadaire et rencontré l'attachante galeriste Anouk Le Bourdiec. J'y suis souvent retournée depuis.

La galerie ALB inaugure actuellement son nouvel espace, au 47 rue Chapon, avec une exposition collective caustique, émouvante et sensible. Gwenaël Billaud en est le commissaire et rassemble pour l'occasion des œuvres récentes de Léa Le Bricomte, Joël Hubaut, Pascal Lièvre, Arnaud Labelle-Rojoux et The Kid, artiste de 21 ans seulement, dernier entrant dans l'écurie de la galerie.

C'est d'ailleurs The Kid, qui porte bien son nom, qui ouvre l'exposition avec un dessin de très grand format fascinant, portrait à la fois fin et brutal d'un enfant-adolescent à l'air intrépide, à moins que cela ne soit de la défiance ou de la lassitude. On repère la finesse du trait contre-balancée par la fixation violente du dessin avec des clous rouillés.








En face, très différemment, une installation d'Arnaud Labelle-Rojoux, toujours aussi drôle et anti-conformiste, qui touche là où ça fait mal. Personnellement, j'aime beaucoup l’œuvre où est écrit : "J'irais voir en juin l'expo Richter au Centre Pompidou"…








Entre les deux, dans le même esprit libertaire, inclassable et réjouissant que Labelle-Rojoux, deux dessins de Joël Hubault.





Dans le second espace, tandis que des munitions sont posées sagement le long du mur, bien rangées, au garde à vous, d'autres, un peu plus loin, sont munies de roulettes, prêtes à partir joyeusement en ballade.
Jeune artiste, Léa Le Bricomte a développé une œuvre ironique et dangereuse entre sculptures et performances. Elle vient d'avoir sa première exposition personnelle à la galerie Lara Vincy, "War Room".







Une grande installation de Pascal Lièvre est également montrée, première présentation d'une série consacrée aux photographies de Mapplethorpe, dont les corps des fameux modèles sont recouverts de paillettes noires.
Paillettes attirantes et "bling bling" mais dont la fonction première est de recouvrir et de cacher. L'artiste les utilise depuis 2010 à travers plusieurs séries.





Toute dans la joie de vivre et la causticité, l'exposition fait la part belle aux rencontres! Backslash souhaite un immense succès à la galerie ALB!



ROXY ROCKY
Commissariat de Gwenaël Billaud
Léa Le Bricomte, Joël Hubaut, Pascal Lièvre, Arnaud Labelle-Rojoux, The Kid
jusqu'au 19 juillet 2012

Galerie ALB
47 rue Chapon
http://www.galeriealb.com

Tania Mouraud et Michel Blazy au Collège des Bernardins

Thursday, 14 June 2012 12:00 Published in Blog

 

La galerie BACKSLASH a une nouvelle recrue ! Je m’appelle Camille, passionnée d’art depuis mon plus jeune âge. Après avoir entrepris des études d’arts appliqués, j’ai étudié l’histoire de l’art à Lyon puis à l’école du Louvre. Je vais ponctuellement alimenter ce blog. Ma formation est très institutionnelle et il se peut que mes posts soient dirigés vers les événements muséaux.

En espérant que vous les apprécierez !

Ce premier post est dédié au Collège des Bernardins et à son agenda artistique. On doit cette merveilleuse sélection à Alain Berland. Désireux de faire dialoguer l’art avec l’architecture de ce lieu du XIIIe siècle, sa programmation permet de découvrir dans la plus grande intimité la création contemporaine. Faisant appel à des artistes majeurs, les expériences sont à chaque fois différentes. Les œuvres prennent toujours place dans deux endroits clefs : au fond de la nef et dans la sacristie. Nous saluerons également le Collège des Bernardins pour la publication de « Questions d’artistes », une publication très complète qui paraît deux fois par an. Dans cette revue, les artistes intervenants, qu’ils proviennent du monde du spectacle vivant ou des arts plastiques, sont tous interviewés. Riche et clair, ce périodique a de plus le mérite de nous faire comprendre les œuvres.

Actuellement, on admire au Collège des Bernardins les œuvres de Tania Mouraud et de Michel Blazy.

Tania Mouraud inscrit dans la Nef deuxlarmessontsuspenduesàmesyeux de manière légère. Les signes prennent une allure délicate et jouent avec la lumière et les volumes afin de permettre au spectateur de comprendre ce qu’il est écrit. Difficilement identifiable au premier abord, chaque lettre se fond dans la trame du parement des pierres. Par cette lecture contraignante, l’artiste évoque, dans une entrevue menée par Alain Berland, «la métaphore du temps nécessaire au déchiffrement du monde».


Grande artiste conceptuelle, Tania Mouraud a un travail multiple et complexe, sans cesse en mouvement entre recherche pointue et regard ouvert sur le monde. deuxlarmessontsuspenduesàmesyeux est un exemple parfait de ses « mots de formes », jeu entre écriture et abstraction, comme l’a si joliment formulé Elisabeth Lebovici.

Elle a également proposé une performance d’une contemporanéité incroyable lors du vernissage qui valait le détour !

Quant à Michel Blazy, il nous propose Un bouquet final délicat et voluptueux. Jaillissant d’une structure de fer, il n’explose pas d’un coup tel un feu d’artifice mais évolue progressivement. L’artiste joue avec le temps et son œuvre se présente telle une vanité ; elle se construit et se déconstruit au fil des minutes. Aussi sereine qu’inquiétante, elle vient inscrire au sein de ces voûtes d’ogive majestueuses tantôt une montagne de glace tantôt un voile spectral. Laissant libre cours aux émotions du spectateur, ce bouquet final est assez représentatif de l’œuvre de Michel Blazy qui se veut de l’ordre de l’expérience afin de réinterpréter à l’infini la constitution du monde.

L’exposition est à voir et à revoir au Collège des Bernardins jusqu’au 15 juillet au 24 rue de Poissy, Paris 5. Le lieu est ouvert en semaine de 10h à 18h, le dimanche et les jours fériés de 14h à 18h.

http://www.collegedesbernardins.fr/index.php/le-college/infos-pratiques.html

Pour aller plus loin…

Des œuvres de Tania Mouraud sont présentées dans plusieurs expositions collectives notamment dans le nouvel accrochage du Mac Val «Vivement Demain».

http://www.taniamouraud.com/news/

Michel Blazy exposera au collège Jean Vilar dans la commune de Villetaneuse, les 15 et 16 juin prochains.

http://www.mairie-villetaneuse.fr/1-28378-Actualite.php?id_actualite=2491

 

SAMEDI, c’est GALERIES #42

Friday, 01 June 2012 15:57 Published in Blog

 

SAMEDI, c'est GALERIES se consacre aujourd'hui à deux jeunes photographes de grand talent : Yves Marchand et Romain Meffre à la galerie Polka.

 

 

 

Fondée en 2007 par Adélie de Ipanema et Edouard Genestar, la galerie Polka représente sur près de 300m2 un très large panorama de photographes. Il n'y a qu'à voir sa liste d'artistes pour avoir des frissons. Elle englobe les grands photographes d'après-guerre comme les jeunes prodigues. Tous les courants y sont représentés, de la photographie politique ou documentaire à ce que l'on appelle globalement et parfois de façon injustement réductrice la photographie "plasticienne".

 

En plus de son espace sur rue en plein coeur du Marais et de son second espace (où se situe l'exposition) absolument magnifique, qui fait la part belle à la lumière et aux volumes, la galerie Polka a une librairie spécialisée très complète. Vous pouvez même y dénicher des éditions rares.

Et pour finir avec l'impressionnante activité de Polka, la galerie édite également une revue éponyme, fondée par Alain Genestar, qui est aujourd'hui largement reconnue dans les médias.

 

Donc, après avoir passé le premier espace de la galerie au 12 rue Saint-Gilles (sans louper l'oeuvre à gauche dans la vitrine), vous passez par la cour et débarquez dans l'espace dévolu à la dernière série d'Yves Marchand et Romain Meffre : "Theaters".

 

Les deux artistes, nés en 81 et 87, découvrent une véritable salle de cinéma américaine en 2005, alors qu'ils débutent leur travail sur la ville de Detroit, première métaphore de la ruine, qui a connu un immense succès et les a propulsés sur le devant de la scène.

Commencé réellement en 2006, ce vaste projet s'emploie à un répertoire quasi exhaustif et systématique de ces décors triomphants, entre salles à l'italienne et influences baroques, autrefois véritables lieux de spectacle où l'on venaient autant pour l'ambiance que pour voir un film, qui ont été créés de toutes pièces et implantés par les grandes industries hollywoodiennes.

Ces lieux, construits au milieu des villes, ont été progressivement abandonnés à mesure que la génération du baby-boom s'est déplacée dans les banlieues.

 

Au-delà de la démarche documentaire passionnante, que l'on ne peut s'empêcher de comparer au couple Becher, avec toutefois cette fantastique attention au visuel et à l'émotion en plus, il y a ce "rendu" surprenant qui vient de la technique employée, un travail précis et physique, de longue haleine, qui prend à bras le corps son sujet. Ces salles en ruines, plongées le plus souvent dans l'obscurité, sont prises à la chambre et doivent être éclairées à la torche, qu'il faut déplacer, avec un temps d'exposition extrêmement long.

 

Revenons à l'exposition. Elle est partagée en plusieurs ensembles.

D'abord, les "Ruines", avec ces théâtres en lambeaux, où l'on peut imaginer la grandeur passée. Puis, les "Espaces publics, espaces privés" qui nous font découvrir l'envers du décor, cordages et salles de projection en déconfiture. Et enfin, les "Métamorphoses", absolument bouleversantes, de ces lieux en des espaces réhabilités : parkings, grandes surfaces, magasins, terrains de sport ou entrepôts, entre pragmatisme, respect du passé et effacement de la mémoire.

 

La beauté de ces photographies est vraiment grandiose. Il y passe beaucoup d'émotion et de sensations visuelles. Courez voir cette exposition!

 

A noter : un ouvrage est en préparation aux éditions Steidl pour 2012!

Vous trouverez tout ce dont vous avez besoin sur :

http://www.polkagalerie.com/expos/?id=55

Une mention spéciale pour le professionnalisme de la galerie et la limpidité de son site internet!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yves Marchand & Romain Meffre

Theaters

jusqu'au 4 août

 

Polka Galerie

Cour de Venise

12 rue Saint-Gilles

mardi - samedi 11h - 19h30

http://www.polkagalerie.com

 

 

 

 

 

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