Backslash gallery

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April 2011

Le plan des GALERIES DU HAUT MARAIS vient de sortir !

Friday, 22 April 2011 14:20 Published in Blog

Cette semaine, je délaisse notre rendez-vous quotidien pour un évènement qui nous tient tout particulièrement à cœur : la galerie BACKSLASH est très heureuse de vous présenter le plan des GALERIES DU HAUT MARAIS qui vient de sortir et qui réunit les 8 galeries d'art contemporain du quartier.

Nous remercions tout spécialement le collectif Akatre, qui a imaginé ce plan, pour leur talent et leur travail!

Pour le plaisir, quelques images de ce plan, à votre disposition à partir d'aujourd'hui, ainsi que des expositions en cours...

Bon week-end à tous!

 

 

 

 

 

 









 

 

 

FARIDEH CADOT

 

MARS – AVRIL
La Photographie
Akin/Ludwig, Connie Beckley, Ivan Comas, Jorge Molder, Miguel Angel Rios, Georges Rousse, Esterio Segura, Mayura Torii

MAI – JUIN
Œuvres récentes
Markus Raetz


FARIDEH CADOT
7 rue Notre-Dame de Nazareth 75003 Paris
01 42 78 08 36 
This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it
www.faridehcadot.com
Mardi au vendredi 14h - 19h
Samedi 11h - 19h et sur rendez-vous

 

 

 

LA B.A.N.K











9 AVRIL – 28 MAI
The western syndrome,
Pirkle Jones, Otobong Nkanga


LA B.A.N.K
42 rue Volta, 75003 Paris
01 42 72 06 90
www.bankgalerie.com
Mardi au samedi 14h -19h






NEW GALERIE












9 AVRIL – 7 MAI
A Kassen

14 MAI – 18 JUIN
Ezra Johnson
Vernissage le 14 mai de 16h à 21h


NEW GALERIE
2 rue Borda, 75003 Paris
01 42 74 50 75
www.newgalerie.com
Mardi au samedi 14h - 19h


 

 

LUCILE CORTY


© Aurélien Mole. Courtesy Galerie Lucile Corty, Paris


© Aurélien Mole. Courtesy Galerie Lucile Corty, Paris


© Aurélien Mole. Courtesy Galerie Lucile Corty, Paris


© Aurélien Mole. Courtesy Galerie Lucile Corty, Paris


© Aurélien Mole. Courtesy Galerie Lucile Corty, Paris

5 MARS – 23 AVRIL
La Hantise, Emilie Pitoiset

28 AVRIL - 7 MAI
David Herman Dune & Marion Hanania
Vernissage le 28 avril 18h à 21h

14 MAI – 18 JUIN
Thomas Schmidt
Vernissage le 14 mai de 18h à 21h

FOIRES :
19 mai – 21 mai, LOOP, Barcelone
14 juin – 19 juin, LISTE - The Young Art Fair, Bâle


LUCILE CORTY
2 rue Borda, 75003 Paris
01 44 78 91 14
www.lucilecorty.com
Mardi au samedi 14h - 19h


 

 

PARIS BEIJING









14 AVRIL – 26 AVRIL
Exposition consacrée aux lauréats du SG Chinese Art Awards 2010
Peinture, vidéo, photographie, sculpture (Chine)

DU 28 AVRIL AU 14 JUIN
Creations, Photographies de Catherine Nelson (Australie)
Vernissage le 28 avril à partir de 18h

16 JUIN - 31 JUILLET
New Photography in Korea II
8 photographes sud coréens
Vernissage le 16 juin à partir de 18h

FOIRES :
26 – 29 mai, Art HK «Asia One»


PARIS-BEIJING
54 rue du Vertbois, 75003 Paris
01 42 74 32 36
www.parisbeijingphotogallery.com
Mardi au samedi 11h - 19h


 

 

GABRIEL & GABRIEL







15 AVRIL – 12 JUIN
Artiste Ouvrier - Nostalgie du temps présent

18 JUIN – 31 JUILLET
Après moi, Xavier Devaud
Vernissage le 18 juin à partir de 19h

GABRIEL & GABRIEL
68 rue du Vertbois, 75003 Paris
01 42 71 44 93
www.gabrieletgabriel.com
Vendredi au dimanche 11h - 19h


 

 

 

COMING SOON GALERIE













19 MARS – 23 AVRIL
Presque rien..., Virginie Otth (Solo Show / Photographie).
Petites définitions & Fake Memory

28 AVRIL – 25 JUIN
Hors-piste, Nathalie Talec
Elementary Object (Group Show / Design)
Edition Coming Soon galerie en séries limitées, Aïssa Logerot, Caroline Ziegler, Pierre Brichet Vernissage le 28 avril de 18h à 21h

30 JUIN – 31 JUILLET
Matthieu Gafsou, Virginie Otth, Krista Van der Niet (Group Show Photographie)


COMING SOON GALERIE
3 passage Lemoine (à la hauteur du 135 bd Sébastopol), 75002 Paris
01 40 28 91 52
www.comingsoongalerie.com
Mardi au samedi 10h-13h/14h30-19h

 

 

 

 

 

Et bien sûr :

BACKSLASH GALLERY











19 MARS – 23 AVRIL
Œuvres récentes, Mathilde Lavenne

30 AVRIL – 28 MAI
Hard 2 Death, Fahamu Pecou
Vernissage le 30 avril de 12h à 21h

9 JUIN – 23 JUILLET
Parallel Realities,
Astrid Kruse Jensen
Vernissage le 9 juin de 12h à 21h


BACKSLASH GALLERY
29 rue Notre-Dame de Nazareth 75003 Paris
09 81 39 60 01
www.backslashgallery.com
Mardi au samedi 11h - 19h


SAMEDI, c'est GALERIES #12

Friday, 15 April 2011 16:14 Published in Blog

Cette semaine, SAMEDI, c'est GALERIES vous emmène dans un des quartiers dynamiques de la capitale : le quartier de Belleville dans l'est de Paris. Pour certains exotique, pour d'autres rendez-vous habituel, l'est de Paris n'est qu'à 3 stations de métro d'Arts et Métiers et quelques minutes à pieds du Plateau-FRAC Ile de France.



Créée en 2002 (bientôt 10 ans!) par Claudia Cargnel et Frédéric Bugada, anciennement sous le nom de Cosmic Galerie, la galerie BUGADA & CARGNEL est un des piliers du quartier. Elle s'est installée il y a de nombreuses années dans un magnifique bâtiment industriel de 500m2, un ancien garage des années 30, avec une hauteur sous plafond vertigineuse et une luminosité extraordinaire. Personnellement, c'est une de mes galeries favorites et il m'est peu arrivé d'être déçue.

La galerie présente actuellement le film d'Étienne Chambaud, Contre-histoire de la séparation, co-écrit avec Vincent Normand. Projeté au début de chaque heure (le film dure 52 minutes) dans le second espace de la galerie, ce "documentaire" fait le rapprochement entre la guillotine et la création du musée moderne. Plus précisément entre la Terreur, période sanglante en France qui invente simultanément la guillotine et le prototype du musée moderne avec l'ouverture du Muséum central des arts de la République, ancêtre du musée du Louvre, comme première collection publique. Puis entre l'année de la dernière décapitation en France, en 1977, qui est aussi l'année de l'inauguration du Centre Pompidou, nouveau paradigme muséal. C'est pour le moins insolite.
Un ensemble étonnant et très beau de "tableaux-sculptures", reprenant des éléments du film, est montré dans l'espace principal.
















Étienne CHAMBAUD
O-RA-LI-TÉ
jusqu'au 21 mai

BUGADA & CARGNEL
7-9 rue de l'Equerre
http://bugadacargnel.com
mardi - samedi, 14h - 19h



A quelques rues, la rue Jouye-Rouve, perpendiculaire à la rue de Belleville, a vu deux galeries s'installer côte à côte : en septembre 2009 pour la galerie Marcelle Alix, en novembre de la même année pour la galerie Crèvecoeur.
Il est fort à parier que d'autres ouvriront dans cette rue ou alentours.

La galerie Marcelle Alix montre en ce moment une très belle exposition d'Aurélien Froment, dont c'est la deuxième proposition à la galerie. Parfois un peu décontenancée, celle-ci m'a laissée sous le charme. Par un jeu de libre association, de chassé croisé ténu entre, en vrac, des idées, des objets et/ou des images, l'artiste recouvre une partie des murs de la galerie d'un papier peint construit, d'un "mobile" que l'on retrouve dans une photographie ou d'un dessin qui "colle" au papier peint. Une vidéo est présentée au 2e sous-sol de la galerie. N'hésitez pas à vous y rendre!
A noter la belle actualité de l'artiste, avec une exposition personnelle au CREDAC d'Ivry (jusqu'au 12 juin), que je n'ai pas encore eu le temps de voir, et une autre au Musée Départemental de Rochechouart à l'été 2011



© Aurélien Mole. Courtesy Marcelle Alix, Paris


© Aurélien Mole. Courtesy Marcelle Alix, Paris


© Aurélien Mole. Courtesy Marcelle Alix, Paris


© Aurélien Mole. Courtesy Marcelle Alix, Paris


© Aurélien Mole. Courtesy Marcelle Alix, Paris




Aurélien Froment
Les articles indéfinis
jusqu'au 21 mai

Marcelle Alix
4 rue Jouye-Rouve
http://www.marcellealix.com/
mercredi - samedi, 14h - 19h



De son côté, la galerie Crèvecoeur, créée en 2008 et précédemment installée rue de Malte dans le 11e, présente The Promise, une exposition proposée par Martha Kirszenbaum, commissaire indépendante basée à Paris, qui mêle jeunes artistes américains et européens autour de l'idée de réappropriation de l'objet. Si cela vous parle peu, les oeuvres présentées sont, elles, éclairantes : la vidéo d'Agnieszka Polska jouxte le papier peint (tiens, là aussi) de Florian & Michaël Quistrebert. J'ai particulièrement aimé les impressions d'Erin Shirreff et, à l'opposé, la drôlissisme vidéo de Shana Moulton, The Galactic Pot Healer, que je vous recommande particulièrement.


© Hélène Giansily. Courtesy Galerie Crèvecoeur, Paris


© Hélène Giansily. Courtesy Galerie Crèvecoeur, Paris


© Hélène Giansily. Courtesy Galerie Crèvecoeur, Paris


© Hélène Giansily. Courtesy Galerie Crèvecoeur, Paris


The Promise
Agnieszka Polska, Shana Moulton, Susanne M. Winterling
, David Malek, Erin Shirreff, Florian & Michaël Quistrebert
Une proposition de Martha Kirzsenbaum
jusqu'au 30 avril

Galerie Crèvecoeur
4 rue Jouye-Rouve
http://galeriecrevecoeur.com/
mercredi - samedi, 14h - 19h



Parfois, ce genre de ballades réserve des surprises. Je ne sais pas pourquoi, mais je n'avais jamais réalisé que le bureau de Contexts était à deux numéros de la galerie BaliceHertling. Quesako? Contexts rassemble dans un même lieu un bureau d’études, une agence de production et de diffusion de l'art contemporain ainsi qu'un espace d’exposition qui propose régulièrement à un artiste de présenter un projet singulier.
C'est un amas de débris de verre recouvrant tout le sol de l'espace qui m'a arrêtée en plein élan. Il faut dépasser sa peur et marcher sur ces morceaux de verre pour entendre tout autant que voir cette installation complexe qui mêle crissements au sol et bribes sonores de films-catastrophe, et captations de l'extérieur. Dans le même temps, une couverture médiatique diffuse vers la rue reportages et breaking news.
Depuis hier, Contexts a laissé à l'artiste Thierry Fournier déployer ce dispositif, Hotspot, réalisé avec la collaboration de Jean-François Robardet, au sein de l’atelier de recherche et création Electrohop, porté par l’École nationale supérieure d’art de Nancy et Artem.







Thierry Fournier
Hotspot
jusqu'au 5 mai

Contexts
49 rue Ramponeau
http://www.contexts.fr/
mercredi - samedi, 15h - 19h


Ouverte en septembre 2007 (déjà), la galerie BaliceHertling s'est taillée une belle réputation dans le monde de l'art français et international. Elle présente actuellement une exposition étonnante de la très provocante K8 Hardy, une artiste américaine partie prenante d'une nouvelle mouvance du féminisme, plutôt trash, et fondatrice du collectif radical LTTR. Si personnellement les mannequins recouverts de peinture aux allures de grandes fées porte-drapeaux ne m'ont pas réellement séduite, les photographies sont en revanche bien plus intéressantes. Fonctionnant seules, par diptyque ou polyptyque, l'artiste se met en scène dans des situations souvent drôles, et toujours avec une idée du mauvais goût assez jouissive.



Courtesy BaliceHertling, Paris


Courtesy BaliceHertling, Paris


Courtesy BaliceHertling, Paris


Courtesy BaliceHertling, Paris


K8 Hardy
jusqu'au 14 mai

BaliceHertling
47 rue Ramponeau
http://www.balicehertling.com
mercredi - samedi, 14h - 19h



Je termine par un autre des piliers du quartier, la très impressionnante galerie Jocelyn Wolff. Créée en 2003 dans un petit espace rue Rébéval, avec pour sa première exposition, tenez-vous bien, une proposition de Clemens von Wedemeyer (dont on voit aujourd'hui les oeuvres dans tous les plus grands musées et les foires les plus fréquentées)! D'ailleurs, ce sera aussi la prochaine exposition à la galerie.
La galerie a déménagé dans son espace actuel en 2006. Faisant fi de la modestie du lieu, Jocelyn Wolff y a présenté de nombreux artistes pour la première fois en France et aujourd'hui unanimement reconnus tels que Guillaume Leblon, Katinka Bock, Isa Melsheimer et bien d'autres.
La galerie présente en ce moment les dessins d'une artiste bâloise, Miriam Cahn. Comme toujours, vous serez surpris si vous vous attendiez à trouver une exposition de dessins classiques. Si quelques œuvres, choisies par l'artiste sont effectivement délicatement accrochées aux murs, une construction de bois occupe l'espace. Dans une impossibilité de faire une sélection de ces dessins sur Sarajevo et la guerre, l'artiste a choisi de ne pas choisir. La construction de bois contient l'ensemble des dessins réalisés à ce jour. Et cela donne envie forcément de rester…



Courtesy Galerie Jocelyn Wolff, Paris


Courtesy Galerie Jocelyn Wolff, Paris


Courtesy Galerie Jocelyn Wolff, Paris


Courtesy Galerie Jocelyn Wolff, Paris


Miriam Cahn
le travail sarajevo
jusqu'au 23 avril

Galerie Jocelyn Wolff
78 rue Julien-Lacroix
http://www.galeriewolff.com
mercredi - samedi, 14h - 19h



A noter que la galerie castillo/corrales, a quitté son espace rue Rébéval début avril pour s'installer juste à côté au 80 rue Julien Lacroix en mai.
http://www.castillocorrales.fr



Et enfin, et si j'étais vous et que j'avais encore le temps, je me rendrais au LOFT 19 de Suzanne Tarasiève, mais il faut quand même que je retourne m'occuper de BACKSLASH…

Yassine 'Yaze' Mekhnache
LYFE
jusqu'au 7 mai

LOFT 19
Passage de l'Atlas / 5, Villa Marcel Lods
Mardi - Samedi, 11h - 19h
http://www.suzanne-tarasieve.com/loft19



Et puis parfois, il se passe des choses étranges...






Toujours plus loin toujours plus haut !...

Wednesday, 13 April 2011 15:08 Published in Blog

 

Ambiance guérilla hier soir au 82 rue Chevaleret dans le 13ème...

Bombe de peinture, plan, rétroprojecteur, drapeau tunisien et nacelle. 
Message en tête, RERO s'est lancé, sur l'invitation de la galerie Itinérance, dans un hommage à la révolution tunisienne hier soir.

 

DEGAGE, le slogan scandé par la foule postée en masse sur la place Al Tahrir ou dans l'avenue Bourguiba, prend forme tout au long de la nuit pour ce matin s'afficher dans sa monumentalité barrant un immeuble désaffecté et nous renvoyant tous à l'ampleur des changements qui s'opèrent dans le bloc du Moyen-Orient, engendrés par le départ de Ben Ali après 10 ans de dictature.







RERO prouve avec cette œuvre monumentale et pleine de sens, une fois de plus, qu'il est le chaînon ralliant l'art contemporain et le street art, la forme et fond. Les badauds regardent, participent, nous fournissent en électricité et les discussions vont bon train autour de la pièce en cours d'achèvement.


DR CRISTOBAL DIAZ


DR CRISTOBAL DIAZ

Un hommage noir mat, sombre comme les jours passés, empli d'actualité qui nous rappelle que cette révolution est un tournant qui ré-instaure la liberté de parole pour tout un peuple. La parole libérée inspire l'expression artistique et laisse libre champs aux artistes tunisiens comme Zed ou Wissem El Abed.





C'est une partie de cette jeune scène tunisienne méconnue qui sera d'ailleurs présente lors de l'exposition 'DEGAGE !'.

DEGAGE! sera verni à la Galerie Itinérance ce vendredi 15 avril à partir de 18h.

 

SAMEDI, c'est GALERIES #11

Friday, 08 April 2011 13:57 Published in Blog

A Paris comme ailleurs, il y a rarement besoin d'aller très loin pour découvrir de nouveaux lieux ou de nouveaux artistes. Je vous emmène cette semaine à la galerie L MD, créée en 2009 par Laetitia Delorme, et qui s'est installée en décembre dernier rue Charlot. On m'avait déjà parlé de cette galerie mais je dois dire que lorsque l'on pousse la porte cochère qui la cache de la rue, on découvre avec bonheur le lieu, très beau et magnifiquement mis en valeur. Tout y est pensé et impeccable. Mention spéciale à l'architecte et au professionnalisme de la galerie!

La galerie L MD présente actuellement 2 jeunes artistes, l'intéressante Julie Béna dans l'espace principal et les expérimentations plastiques de Julien Pastor dans le project room. Assez austères, j'ai surtout aimé des œuvres de Julie Béna les très beaux tirages jets d'encre où toute la sensibilité de la matière s'exprime sur une surface plane.











Julie Béna
Tout ce qui arrive arrive par l'escalier
jusqu'au 16 avril

Julien Pastor
ABC
jusqu'au 16 avril

galerie L MD
56 rue Charlot
http://www.lmd-art.com/
mardi - samedi 11h - 13h / 14h - 19h



On ne peut être rue Charlot sans se rendre dans l'une des galeries les plus respectées, que ce soit en France ou à l'étranger. Chantal Crousel développe depuis un peu plus de 30 ans maintenant une programmation saluée par son esprit prospectif et sa rigueur. Une galerie qui ne cède jamais à la facilité et dont l'ouverture est à saluer. Récemment, la galerie a ouvert un second espace de 850m2 aux statuts multiples (espace d'exposition, de production, de résidence, de stockage…) de l'autre côté de la place de la République…. (!) BACKSLASH vous en avait parlé dans un de ses premiers posts : Qui a la plus grande?

Artiste américain connu pour son exploration infinie de nombreux médiums, Seth Price expose pour la première fois à la galerie Chantal Crousel et montre un ensemble de nouvelles œuvres, entre tableau et sculpture où la dimension aléatoire du processus de création est importante.
Et puis, maintenant que je sais que j'aurais le plaisir de voir ce cher Jérémy, je vais venir encore plus souvent!


crédits photo : Florian Kleinefenn. Courtesy Galerie Chantal Crousel, Paris


crédits photo : Florian Kleinefenn. Courtesy Galerie Chantal Crousel, Paris




crédits photo : Florian Kleinefenn. Courtesy Galerie Chantal Crousel, Paris




Seth Price
Miam !
jusqu'au 30 avril

Galerie Chantal Crousel
10 rue Charlot
http://www.crousel.com
mardi - samedi 11h - 13h / 14h - 19h



Juste à côté, en face du Passage de Retz, vous ne pouvez pas louper la galerie Frédéric Giroux. L'accueil y est toujours sympathique et les expositions de qualité. J'avoue y aller régulièrement, mais je n'avais toujours pas vu l'exposition qui y est présentée. Documents mémoriels & Archives regroupe avec intelligence une sélection d'oeuvres des artistes de la galerie. A l'entrée, les Nineteen words de Pierre Beloüin attirent tout de suite le regard. Précédemment montrés sous une forme plus linéaire, ces 19 mots gravés à l'acide sur du verre ne s'aperçoivent que partiellement selon le déplacement du visiteur. Si l'installation est très belle, le propos n'en est pas moins intéressant : ces mots, qui reprennent le code d'honneur de la mafia entrent en résonance directe (et tellement drôle) avec l'art contemporain en mettant en exergue l'idée de réseau. Sont présentées également dans la seconde salle, quelques très belles aquarelles de Rebecca Bournigault, dont l'universalité du thème (les émeutes et la révolte) rencontre celui, historique, du portrait. Elles font parfaitement écho aux Artificiers de Michel Paysant, une série de gouaches sur papier. Les aplats sont sublimes et l'étrangeté qui s'en dégage (des soldats dont les armes deviennent fleurs ou plantes) étonnante.
Enfin, j'ai beaucoup aimé la poésie de l'oeuvre d'Emmanuel Lagarrigue, 5 cubes métalliques d'où se dégagent musique et lumière savamment orchestrées.
A noter, l'effort d'ouverture très agréable du communiqué de presse qui donne quelques clés au visiteur sans tomber dans la fausse complexité.













Documents mémoriels & Archives
Jérôme PORET, Rebecca BOURNIGAULT, GENERAL IDEA, Michel PAYSANT, Barbara NOIRET, Pascal BROCCOLICHI, Pierre-Laurent CASSIERE, PIERRE BELOUIN, Emmanuel LAGARRIGUE
jusqu'au 16 avril

Galerie Frédéric Giroux
8 rue Charlot
http://www.fredericgiroux.com
mardi - samedi 11h - 19h



De la rue Charlot à la rue de Saintonge, il n'y a que quelques mètres. La galerie Martine et Thibault de la Châtre présente une nouvelle exposition tout en hypothèse d'Olivier Nottellet. Après des installations de taille au Frac Basse-Normandie et à l'IAC de Villeurbanne, l'artiste joue avec les murs de la galerie et propose ses expérimentations toutes en contraste, de matériaux et de couleurs, et non sans une pointe d'humour, avec ces objets du quotidien qu'il affectionne.














Olivier Nottellet
Mur Porteur
jusqu'au 30 avril

Galerie Martine et Thibault de la Châtre
4 rue de Saintonge
http://www.lachatregalerie.com
mardi - samedi 11h - 19h



Pour finir, il faut aller voir la très belle exposition que la galerie Almine Rech consacre à Gregor Hildebrandt. J'avais déjà eu l'occasion d'admirer ce travail bien plus subtil qu'il n'y parait au premier abord. L'utilisation des bandes magnétiques, collées les unes à côté des autres, de nos si chères cassettes est relativement anecdotique, bien que non dénuée de nostalgie. Pourtant ces bandes possèdent des propriétés esthétiques assez étonnantes et je suis restée subjuguée par la beauté qui se dégage de ces œuvres. Toute la démarche de l'artiste est contenue dans les qualités intrinsèques du matériau : brillance et dissimulation, miroir et déformation.
Clou de l'exposition : l'immense "tableau-installation" (?) réalisé à partir de centaines de boitiers K7.
Les objets-miroirs nous renvoient eux aussi à cette même confrontation entre visible et invisible, tout en continuant à explorer les grands thèmes historiques du portrait ou du paysage.
Enfin, la référence omniprésente à la musique ajoute une dimension émotionnelle rare.


Courtesy Almine Rech Gallery, Paris-Bruxelles


Courtesy Almine Rech Gallery, Paris-Bruxelles


Courtesy Almine Rech Gallery, Paris-Bruxelles




Courtesy Almine Rech Gallery, Paris-Bruxelles



La galerie présente également à l'étage les travaux de Gabriel Vormstein.


Courtesy Almine Rech Gallery, Paris-Bruxelles


Courtesy Almine Rech Gallery, Paris-Bruxelles

Mes remerciements à Camille Blumberg.


Gregor Hildebrandt
Seiten im Buch wie Wände im Raum
jusqu'au 7 mai

Gabriel Vormstein
Catch as catch can
jusqu'au 7 mai

Galerie Almine Rech
19 rue de Saintonge
http://www.alminerech.com


Le temps, l’ellipse, Jan Kopp

Wednesday, 06 April 2011 10:07 Published in Blog

 

Le ciel est clément, l’abbaye est calme, l’homme est élégant. A Maubuisson, Jan Kopp invite à une promenade au cœur même de son art et de ses réflexions.



Déjà, le lieu pose les bases. Quel ordre correspondrait plus au travail de l’artiste germano-français que celui de Cîteaux ? Là, tout n’est que rigueur, spiritualité et ascétisme. Pas de fioriture, de surenchère, de débordement ostentatoire, contrairement à Cluny. Et les recherches philosophiques, parfois métaphysiques, de Jan Kopp siéent à merveille à ce lieu dénudé et chargé d’histoire.

Ce sont donc quatre nouvelles pièces créées pour cette exposition monographique qui durera 6 mois afin de s’inscrire dans le programme des journées du patrimoine 2011 au début de l’automne.

La visite est privilégiée puisque commentée par l’artiste qui préfère d’ordinaire laisser le visiteur décrypter lui-même les œuvres. Mais ne nions pas notre plaisir de découvrir ce nouveau travail avec son créateur.

Polymorphe et pluridisciplinaire, Jan Kopp dévore tous les médiums qui viennent à lui. La performance, le son, la vidéo, l’animation, la sculpture… Et l’exposition de l’Abbaye de Maubuisson en est un exemple parfait.

 

On commence donc la visite dans un silence monacal avec l’œuvre intitulée Le jeu sans fin. C’est un pendule de Foucault, ou plutôt onze pendules de Foucault installés dans la grange voûtée monumentale et qui font bouger des billes de verres posées sur le socle ellipsoïdal grâce à la rotation de la Terre. L’ordre cosmique des choses nous pousse à une longue et lente réflexion, voire méditation, sur le réel et le temps.





Puis le chemin nous emmène dans la salle des religieuses, vers l’œuvre qui donne son nom à l’exposition, La courbe de la ritournelle. Comme la précédente, c’est une œuvre en ellipse. Des baguettes de pain séchées forment un entrelacs qui évoluera jusqu’à l’automne au fur et à mesure de nouveaux arrivages de baguettes.

Et tant pis si la pièce s’écroule, l’artiste aime l’aléatoire.

Passionné de construction, Jan Kopp se veut ici architecte labyrinthique. Le pain est vu comme un matériau rigide et résistant, à l’instar des matériaux utilisés dans le bâtiment.





L’abbaye de Maubuisson jouxte une Maison d’enfants où Jan Kopp a observé des jeunes en train de jouer sur une balançoire. Il en a tiré un film d’animation fait à partir de dessins au crayon dont une partie a été réalisée par de jeunes habitants de la région. Courbe de la balançoire, de la répétition du jeu et courbe des deux enfants du départ qui se retrouvent seuls à la fin du film.



Dernière et non moins emblématique œuvre : Kammerspiele  (jeu de chambre), dont Jan Kopp nous laisse seuls déchiffreurs d’une énigme reliant 4 écrans eux–mêmes racontant successivement 4 histoires différentes.

Les points cardinaux définissent la ronde de ces écrans. Une jeune femme dressant une liste issue d’une tribu inconnue, un premier film d’animation autour d’une ville grise, un second montrant un petit garçon qui joue au ballon et puis une vidéo de lions.

J’ai beau retourner le problème dans ma tête, je ne trouve pas la solution de l’énigme… Mais ce n’est pas grave, l’artiste en est tout aise.

Et quand bien même, cette dernière œuvre est toute en subtilité, beauté et poésie.







Petit exquis en sus : une vidéo filmée par son père dans les années 70 et retravaillée par le fils, vidéo d’un danseur dont les pas sont un écho aux différentes courbes des quatre œuvres récentes.

La courbe donc, l’ellipse, le rond… Un sentiment de plénitude, d’intense réflexion. La forme ronde de la Terre, de l’infini, du ventre de la Mère et donc de la création. La forme parfaite.

Bravo Jan ! Et merci !

 

 

SAMEDI, c'est GALERIES #10

Friday, 01 April 2011 15:54 Published in Blog

Pour son 10e rendez-vous, SAMEDI, c'est GALERIES vous emmène rive gauche à la découverte de quelques galeries incontournables, ballade agrémentée - forcément - de petits hasards. Cela fait des années que je vais de ce côté de la Seine, même si ma patrie d'adoption reste la rive droite.
Y aller est toujours un grand plaisir, particulièrement en cette période de l'année. Entre les multiples bons restaurants, bars à la mode, boutiques branchées et/ou chics, il y a toujours eu beaucoup de galeries à Saint-Germain des Prés. C'est le centre historique des galeries d'art moderne et d'art primitif, et plus récemment d'art contemporain.
Attention, il y a aussi beaucoup de touristes et de futilités dans ce quartier, sans parler de certaines galeries, que l'on peut à peine qualifier de dépôt-ventes d'oeuvres d'art de second ordre. Mais là n'est pas mon propos.
PS :  Je n'ai pas pris pour une fois mon appareil photo. Merci donc aux galeries réactives.


J'ai commencé par l'exposition que je pensais être la plus sublime : Kazimir Malévitch & François Morellet chez Kamel Mennour. J'avais raison. Elle est réellement sublime.
J'ai toujours adoré l'espace de la galerie Mennour. Il est absolument impeccable, grand, lumineux… On se fait accueillir par un homme en costume qui vous tient la porte, vous sourit et vous tend une liste des oeuvres et un communiqué de presse. Rare. Et agréable. Donc, l'exposition :
C'est un ensemble de très belles oeuvres de Morellet, de taille importante, qui font face à des très petits formats de Malévitch, des croquis et des esquisses. Je suis plutôt intéressée par ce type d'expositions où les galeristes, comme l'a fait en précurseur Gagosian, convoquent l'art moderne ou l'art l'ancien pour le faire dialoguer avec leurs homologues contemporains. François Morellet n'en a pas besoin.
Je suis une fan inconditionnelle de cet artiste. Depuis toujours. Sa très importante actualité (son exposition au Centre Pompidou pour ceux qui reviendraient d'un très long voyage) me ravit et ne me lasse pas. Il n'est pas besoin de trop parler de son travail. Il s'apprécie avec joie et plaisir, sans artifice. D'ailleurs l'artiste en parle très bien lui-même, avec cette petite pointe d'ironie et d'espièglerie qui caractérise son travail. Je ferai quand même une mention spéciale à Bernard Marcadé : le communiqué de presse dont il a écrit le texte est précis, intelligent, clair et agréable.



© Photo. Charles Duprat. Courtesy de l'artiste et galerie kamel mennour, Paris

 


© Photo. Charles Duprat. Courtesy de l'artiste et galerie kamel mennour, Paris

 


© Photo. Charles Duprat. Courtesy de l'artiste et galerie kamel mennour, Paris

 


© Photo. Charles Duprat. Courtesy de l'artiste et galerie kamel mennour, Paris

 


© Photo. Charles Duprat. Courtesy de l'artiste et galerie kamel mennour, Paris

 


© Photo. Charles Duprat. Courtesy de l'artiste et galerie kamel mennour, Paris

 


© Photo. Charles Duprat. Courtesy de l'artiste et galerie kamel mennour, Paris

 


© Photo. Charles Duprat. Courtesy de l'artiste et galerie kamel mennour, Paris

 


KAZIMIR MALÉVITCH & FRANÇOIS MORELLET
CARRÉMENT
jusqu'au 30 avril

kamel mennour
47 rue Saint-André des arts
et
60 rue Mazarine
mardi - samedi 11h-19h
http://www.kamelmennour.com



Je suis rapidement passée à la galerie Fabienne Leclerc, In situ, galerie très intéressante, que j'ai toujours trouvée chaleureuse et dynamique. Elle présente actuellement une exposition proposée par Tim Nye et Jacqueline Miro autour d'une figure importante de l'art américain, coté ouest, John Altoon de la Ferus Gallery à Los Angeles, et également avec un ensemble sensible d'oeuvres d'artistes de cette scène californienne qui ont utilisé l'objet et l'assemblage. A découvrir.


Courtesy In situ / Fabienne Leclerc, Paris

 


Courtesy In situ / Fabienne Leclerc, Paris

 


Courtesy In situ / Fabienne Leclerc, Paris

 

 


Infernal Instincts
organisée par Tim Nye et Jacqueline Miro
jusqu'au 24 avril

In situ /
Fabienne Leclerc
6 rue du Pont de Lodi
mardi - samedi 11h - 19h
http://www.insituparis.fr/



Petit saut à la galerie Loevenbruck. Surprise : une exposition-redécouverte d'une artiste polonaise des années 50 et 60. Un ensemble de dessins, actualité oblige. Je ne connaissais pas cette artiste " à la notoriété posthume" selon le communiqué. Ses oeuvres, proches du surréalisme, nous permettent de nous perdre dans son univers. Une découverte intéressante.


Photo Fabrice Gousset. Courtesy Galerie Loevenbruck, Paris

 


Photo Fabrice Gousset. Courtesy Galerie Loevenbruck, Paris

 


Photo Fabrice Gousset. Courtesy Galerie Loevenbruck, Paris

 

 


Photo Fabrice Gousset. Courtesy Galerie Loevenbruck, Paris

 


Alina Szapocznikow
(Dessins)
jusqu'au 23 avril

Galerie Hervé Loevenbruck
6, rue Jacques Callot
mardi - samedi 11h - 19h
http://www.loevenbruck.com




Suite à la visite d'une jeune artiste fraichement sortie des beaux-arts et sur ses conseils, je passe voir son exposition personnelle à la galerie Da-End qui a ouvert ses portes en juin 2010. Rencontre entre une jeune artiste française, Irène Billard, et une galerie qui avait plutôt présenté des artistes japonais jusque là.
Généralement partisane du "white cube", j'ai reçu une droite en plein visage en rentrant dans l'exposition, tant le parti-pris scénographique de la galerie est surprenant : des murs aux couleurs sombres, le sol noir, le plafond en bois foncé, environnement auquel les oeuvres présentées, de grands formats photographiques noyés de blanc, s'opposent totalement.

Courtesy Galerie Da-End, Paris

 

 

 


Courtesy Galerie Da-End, Paris

 

Irène Billard
High Beam
jusqu'au 14 mai

Da-End
17 rue Génégaud
mardi - samedi 12h - 19h
http://www.da-end.com


Et pour finir en beauté, l'incontournable galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois (GGPNV pour les intimes). Il est assez rare qu'une galerie combine tant de qualités : une jeunesse un peu punk, un peu délurée, qui semble éternelle (la galerie a quand même fêté ses 20 ans en octobre!); un engagement incroyable envers les artistes (les expositions sont toujours des surprises, avec de réelles mises en scène qui servent le propos); et une programmation cohérente et toujours alléchante.
La galerie présente le travail de Mike Bouchet, artiste californien né en 1970, dont les oeuvres, à la grande diversité de médiums, envahissent un espace recouvert de ce qu'il semble cette moquette épaisse beige et marron que l'on peut retrouver dans les intérieurs des années 70. Une sorte d'espace total où se mêlent avec bonheur sculptures, peintures, vidéo et installation. Cet artiste iconoclaste s'intéresse notamment à la société de consommation en endossant le rôle d'entrepreneur, une posture bien connue dans l'art contemporain, mais en allant jusqu'au bout de sa démarche. Je ne saurais que trop vous conseiller d'aller découvrir l'ironie mordante de Mike Bouchet, l'un des artistes les plus prometteurs de la côte ouest, qui avait notamment fait parler de lui à la dernière Biennale de Venise et dont c'est la troisième exposition personnelle à la galerie.

 


Courtesy Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, Paris





Courtesy Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, Paris

 


Courtesy Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, Paris

 


Courtesy Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, Paris

 


Courtesy Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, Paris

 


Courtesy Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, Paris

 


Courtesy Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, Paris

 


Courtesy Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, Paris

 

 

Mike Bouchet
Impulse Strategies
jusqu'au 23 avril

Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois
36 rue de Seine
lundi – samedi 10h30-13h / 14h-19h
http://www.galerie-vallois.com


Et si vous avez encore le temps et l'énergie voici quelques galeries que je vous conseille :

Galerie Aline Vidal
70 rue de Bonaparte
mardi - samedi 14h - 19h
http://www.alinevidal.com

Galerie Isabelle Suret
9 rue Christine
mardi - samedi 14h - 19h
http://www.isabellesuret.com

Galerie Pièce unique
4 Rue Jacques Callot
et
26 Rue Mazarine
mardi - samedi 11h - 13h / 14h30- 19h
http://www.galeriepieceunique.com

A la semaine prochaine!

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