Backslash gallery

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November 2011

Backslash Fax(t)

Tuesday, 29 November 2011 17:59 Published in Blog

 

Vous connaissez tous le Baer Faxt, une source inépuisable d’informations sur le marché de l’art !

Et bien, ceci n’est pas un plagiat mais une révérence à Josh Baer.

Voici en vrac, quelques infos glanées à droite ou à gauche :

- La Slovénie s’offre un musée d’art contemporain, ouverture ce mois-ci à Lubiana.

- Des banquiers, collectionneurs, curators, directeurs de maisons de vente style Sotheby’s etc, se sont réunis à Florence pour réfléchir sur le futur de l’art et la finance. Rappelons que l’Italie, en pleine crise comme tout le monde, fut le bastion des banquiers-mécènes (Medici de tous les pays, unissez-vous !)

- En 2014, Christo emballera la rivière Arkansas.

- Le fisc chinois refuse l’argent des jeunes donateurs pour Ai Weiwei. Ne reste plus qu’à se dessaper tous ensemble pour protester !

- C’est Mario Testino (Benetton, si tu nous entends) qui dirigera le Turner Prize cette année. Remise de prix le 4 décembre à Georges Shaw, Karla Black, Martin Boyce ou Hilary Lloyd.

- On continue dans les prix : il est trop tard pour voter pour le ONLINE prize mais on peut toujours aller faire un tour sur le site : http://www.onlineprize.com/

- La Chine se réveille encore et toujours : beaucoup d’argent donc beaucoup de collectionneurs. Gagosian, White Cube, entre autres, s’installent sur place. Bonne idée !

- L’expo Tim Burton du MoMA bientôt à Paris et ce sera à la Cinémathèque, en mars prochain ! N’hésitez pas, l’expo au MoMA était GENIALE !

- Paul Kasmin ouvre un second espace à Chelsea.

- 247, 6 M$ pour la vente du soir d’art contemporain de NY chez Christie’s ; 315, 8 M$ pour Sotheby’s. Mais qui était à Florence déjà ?

- Gaël Charbau curate jusqu’au 22 décembre à Backslash !

 

Samedi c’est galeries #27 (Edition Waffles & Vedette)

Friday, 25 November 2011 13:04 Published in Blog

 

Aujourd’hui un parcours un peu spécial puisque Bruxellois (d’où les Waffles, évidemment).

Boris Tellegen aka DELTA que nous suivons (en attendant son passage prochain à BACKSLASH) vernissait hier sa nouvelle exposition « Abundance » à la Galerie Alice à Bruxelles.

L’occasion est trop belle, je double Séverine dans ses starting blocks et 1h15 plus tard me voici en Belgique.

Hop! Direction le quartier d’Ixelles pour visiter nos amis de BODSON & EMELINCKX où se tient en ce moment un "group show" curaté par Johannes Fricke Waldthausen (rappelons qu’il fut le commissaire de la première Biennale de Berlin ou encore de « code Unknown » au Palais de Tokyo). Bref, Charles Antoine et Cédric l’ont invité à proposer ce show regroupant 4 artistes non représentés en Belgique bien que déjà très installés, Alistair Frost, Julian Hoeber, Analia Saban & Jeremy Shaw.

Une œuvre d'Evol devant, pas de doute, j'y suis.



Galerie BODSON – EMELINKX
70 rue de Hennin
1050 Bruxelles

Du 18-11 au 17-12-2011

 

A deux pas de Bodson, Nathalie Obadia. Comme à Paris, un espace magnifique qui présente une exposition de Clara Halter intitulée « Chemins de Paix ». Ancienne journaliste écœurée par les mots, elle entame sa carrière artistique en s’attachant à la lettre. Travail minutieux, elle répète à l’infini ces lettres les ramenant à l’état de « paterns ».  Ce n’est que plus tard, lorsque qu’elle créa le Monument de la paix, que le mot se reconstituera. Seul et unique le mot Paix se décline en une installation, au premier étage, de 52 cadres représentant le mot Paix dans 52 langues.

 

Sinon, pas de problème quand à la filiation Obadia / Templon :

Galerie Nathalie Obadia
Rue Charles Decoster 8
1050 Bruxelles

Du 10-11-2011 au 14-01-2012

 

Toujours dans le quartier d’Ixelle, un crochet chez Hufkens et l’exposition de Thierry de Cordier, artiste belge, qui a notamment présenté « Drawings » au Centre Pompidou en 2004, propose ici une série de toiles représentant des vagues d’océans inconnus déchainés. La première de ces œuvres « I’m Not a Romantic », en référence à Caspard David Fredrich, propose une toile qui passe d’un chemin bucolique d’Auvergne à une vague grise et menaçante prête à fondre sur nous. Le texte accompagnant cette œuvre explique le cheminement de l’artiste et explique les toiles de cette exposition comme des compositions entre des photos de montagnes et d’océan. La montagne se fond dans le traité pictural de la mer, probablement du nord de part sa dominante grise et verte. Des planches regroupant les photos originales permettent comme un filigrane de saisir le travail de composition effectué en amont.

Galerie Hufkens
6-8 rue Saint Georges
1050 Bruxelles

Du 28-10 au 10-12-2011

 

L’heure avance, il et temps de bouger vers la place Sainte Catherine et la galerie A.L.I.C.E.

Place Louise, et hop un détour par la Verrière Hermès toujours immanquable. Je n’ai pas la programmation en tête mais j’ai confiance en Alice Morgaine et bien m’en a pris, Barthélémy Toguo y est à l’honneur. Une série de dessins à l’encre et 12 échelles déstructurées, tous clous dehors, cernent 70 Barils aux couleurs vifs. Originaire du Cameroun, la dimension sociale de son œuvre s’impose encore ici fortement par les Barils représentant l’eau (enjeu majeur de la vie et du développement en Afrique) ainsi que les  « échelles/ barbelés » qui symbolisent une ascension sociale difficile et douloureuse.

 

La Verrière Hermès
50 boulevard de Waterloo
1000 Bruxelles

Du 04-11 au 17-12-2011

 

Les Sablons, la grand place et nous voila place Sainte-Catherine. Un détour chez Catherine Bastide pour le vernissage de l’exposition de Valérie Snobeck dont le travail s’axe autour de la transformation par la dégradation des matériaux. Aussi prend-elle des miroirs et les attaque à l’acide, au cutter, frottant, opacifiant et grattant afin d’en détourner les réflexions et le sens de l’image ainsi retranscrite. Pour lui donner échos les œuvres de Nathalie Czech détournent elles aussi le sens. Pas de l’image, mais du mot. Travaillant sur des articles de magazine ou de simples listes de mots, elle en sélectionne certaine et partitionne ainsi le texte original en lui offrant un second sens. Ces « Hidden Poems » sont comme des messages secrets et cachés que l’artiste nous révèle.

 

 

Galerie Catherine Bastide
Rue Vandenbrandenstraat 1
1000 Brussels - Belgium

Valerie Snobeck

Block Optic with Rope

Project Room : Natalie Czech

Hidden Poems

Du 25-11-2011 au 21-01-2012

 

Et pour finir, ce qui qui est l’objet de ma visite à Bruxelles, A.L.I.C.E et le vernissage de “Abundance” de Boris Tellegen. Alice, toujours aussi charmante, me propose une bière (d’où la Vedette, la boucle est bouclée) et je me lance dans l’exposition. Je ne reviendrai pas sur le travail de Boris puisqu’il a fait l’objet d’un post.

Je vous laisse maintenant apprécier cette exposition en image, juste pour moi le temps de finir ma bière.

A la semaine prochaine

ALICE Gallery

4 rue de Liège
100 Bruxelles

ABUNDANCE

Du 24-11 au 23-12-2011

 

Diane Arbus… C’est l’Amérique

Thursday, 24 November 2011 09:51 Published in Blog

Tout le monde a vu un jour une des photos de  « Freaks » de Diane Arbus. Homme sans tête, fœtus siamois de cirques et foires, nains, personnes aux mœurs dissonantes pour une Amérique post-maccartiste, travesties, transexuels ou encore tous ces inconnus immortalisés au travers de ses clichés.

Diane Arbus est actuellement à l’honneur du Jeu de Paume. Une rétrospective de grande envergure lui est consacrée sur l’ensemble des 3 étages d’exposition. Figure majeure de l’art du XXe siècle, Diane Arbus s’inscrit directement dans la lignée des  Walker Evans. Mais à la différence de Richard Avedon qui s’est très vite et longtemps focalisé sur des personnalités, Diane Arbus a tout de suite axé son travail sur des clichés d’anonymes, principalement à New York. Une forme de photo-journalisme où se joue une partie de cache-cache entre le sens et la narration.

La série réalisée dès 1963 « American Rites, Manners and Customs » nous plonge dans son univers particulier, peuplé de personnages souvent improbables, ridicules parfois, mais toujours représentatifs.

Représentatifs car la plupart des photographies qui composent cette rétrospective sont tout autant de pics ou de témoignages de l’Amérique des années soixante. La quasi-totalité des travaux représentés portent des titres extrêmement descriptifs. En prenant du recul par rapport à la narration des image, la densité de son travail nous saisi.

Aussi derrière des photos comme « Arbre de Noël dans un salon à Lewitton, Long Island » (1963) nous est offerte la critique du mauvais goût de cette période d’accès à la grande consommation. Abât-jour encore dans son emballage, composition de coquillages sur la table basse du salon entre autres, tous ces détails s’agglomèrent pour créer une atmosphère de vide. Plein de cadeaux aux pieds d’un sapin trop grand, trop décoré, mais vide de personnage, de goût, bref vide de vie simplement.

La  même critique de la consommation et de l’uniformisation qui se met en scène dans ce cliché (dont je n’ai pas retrouvé le titre)

 

Ou encore ce boxeur qui s’entraîne dans une salle vide au punching-ball usagé. Rappelons qu’à cette époque Cassius Clay (Mohammed Ali) symbolise une très forte part du rêve américain. Le combat se termine en quatre rounds, comme prédit par Cassius Clay. A cette époque, la boxe est très suivie par les américains à la télévision et via les postes de radios. Il est  l’archétype du rêve américain qui se matérialise sous des millions de regards. Dans cette mise en contexte, loin des projecteurs du Madison Square Garden et du succès, ce boxeur tente sa chance, avec finalement une incroyable impression de désespoir et d’échec qui se dégage de ce cliché notamment de part la distance du cadrage. Je vous laisse le plaisir de la découvrir sur place (Faute d'autorisation de droits).

 

Je vous laisse également apprécier la photographie suivante sobrement intitulée « I am proud »

mettant en scène un patriote avec un drapeau et un air halluciné et/ou demeuré.

Au travers de cette rétrospective, c’est un témoignage qui s’offre aux yeux du spectateur, comme une unique photo, composée de centaine de clichés qui traitent au travers d’anonymes de sujets très différents comme la différence, la sexualité, le conformisme, le patriotisme…  qui traitent de la vie. Une Amérique en 6x6.

Pour vous faire une idée plus précise, je vous encourage vivement à vous rendre au Jeu de Paume au plus vite.

Diane Arbus au jeu de Paume

1 place de la Concorde
75008 Paris

Du 18 octobre 2011 au 5 février 2012

 

 

Du Hisrt à 9 € …

Wednesday, 23 November 2011 14:12 Published in Blog

 

Aujourd’hui, j’ai acquis mon premier Damien Hirst (peut-être le dernier d’ailleurs)

Bienvenue sur le site www.seditionart.com

Il s’agit d’une plateforme d’achats sur laquelle on peut acquérir des œuvres numériques (plus ou moins onéreuses) d’une liste d’artistes dont Damien Hirst, Shepard Fairey, Tracey Emin, Bill Viola, Isaac Julien, … et Wim Wenders ( ?)

C’est aujourd’hui le lancement de ce nouveau type de collection.

L’initiative n’a rien de superficiel puisqu’elle est organisée par Harry Blain, ancien de chez Haunch of Venison, et Robert Norton, ancien de chez Saatchi !

Une fois l’œuvre choisie et le paiement effectué, vous recevez un certificat signé de l’artiste (certificat numérique, rappelons-le) et vous pouvez télécharger la pièce sur smartphone, tablette, etc…

Une fois l’édition complète vendue, il est possible de remettre son œuvre en vente.

Que cela apporte-t-il au monde du marché de l’art ? Il faudrait organiser une table ronde afin d’y réfléchir. On y trouverait forcément des amateurs avertis et des détracteurs. Pour ma part, je pourrai désormais briller en société en disant que je suis l’heureuse propriétaire d’un Damien Hirst à 9 €… !!!

 

Ca frieze l’insolence !

Tuesday, 22 November 2011 17:27 Published in Blog

 

Londres se porte mieux. La dernière édition de Frieze a rattrapé quelques anciennes éditions un peu plus nuancées, selon les critiques. C’est donc naturellement que la foire anglaise se franchise à New York. Lancement prévu en mai sur Randall’s Island. C’est de bonne augure, la foire aura lieu pendant les très attendues ventes d’art contemporain qui déplacent les riches amateurs du monde entier.

De beaux noms, parmi les galeries New-yorkaises : David Zwirner, Cheim & Read, Marian Goodman pour ne citer qu’elles. Ceci étant dit, pas de Gagosian, ni de Pace, ni de Luhring Augustine…

Pour info, voici les noms des galeries françaises qui y participeront :

Air de Paris

Art : concept

Chantal Crousel

Yvon Lambert

Emmanuel Perrotin

Praz-Delavallade

Thaddaeus Ropac

Frank Elbaz

GB Agency

 

Bonne foire à tous !

 

Magouilles chinoises

Tuesday, 08 November 2011 08:02 Published in Blog

 

Depuis quelques mois, Ai Weiwei  est un peu plus libre… ou pas. Finalement, les autorités chinoises ont trouvé la parade parfaite aux critiques internationales : les impôts ! Il y a un moment déjà, l’artiste avait travaillé au sein d ‘une société en tant que designer, société dont il n’était ni gérant, ni actionnaire, ni quoi que ce soit dans le genre. Et bien, cette entreprise devrait 15 millions de RMB au fisc chinois (environ 1 700 000 euros) Jolie somme ! Et Ai Weiwei en serait responsable ! Facile et efficace. L’artiste n’a plus le choix, il va devoir payer au moins une certaine partie de cette somme en guise de caution avant de lancer des négociations avec les autorités.

On a vu, au moment de l’arrestation d’Ai Weiwei, les gouvernements français, américain, allemand etc, s’indigner et faire pression face à la Chine pour le libérer. Ceci étant dit, on se demande si aujourd’hui ces mêmes gouvernements continueront de s’indigner de cette novelle situation… Les enjeux financiers avec l’empire du milieu sont énormes et chacun sait qu’il ne sera pas facile de mettre de côté les marchés et autres places boursières au nom de la liberté d’expression. On n’est pas fou quand même !

Pour le moment, des centaines d’étudiants et de jeunes chinois ont commencé à réunir des fonds de soutien à l’artiste. Ils ont déjà collecté 1 million de RMB. La lutte continue  et c’est tant mieux !

 

SAMEDI, c'est GALERIES #26

Friday, 04 November 2011 16:17 Published in Blog

Aujourd'hui, pour notre 26e rendez-vous, j'avais envie de vous emmener à la fois dans une galerie que j'ai rencontré sur SLICK, nos charmants voisins d'en face pendant une semaine (White Project), dans une galerie dont l'on m'a fortement recommandé l'exposition (Florence Léoni) et dans le nouvel espace de la galerie Eva Hober. Plein de nouveautés, donc, un peu en vrac, à découvrir!

 

 

Pour commencer, une vraie découverte! Une nouvelle galerie (c'est sa seconde exposition) et deux artistes parmi les plus talentueux de la jeune scène française (tous les deux chez Patricia Dorfmann), sans oublier un commissaire que mes goûts me portent à croiser parfois le chemin, le tout pour un très beau projet!

Présente à Cutlog avec seulement quelques mois d'existence, Florence Léoni ne semble pas la première venue dans le grand jeu du marché de l'art français. Elle a ouvert son espace le 15 septembre dernier rue Amelot entre la place de la République et le Cirque d'Hiver avec, d'après les photos, une belle exposition de Guillaume Cabantous (chez Odile Ouizeman), Christophe Chassol et Loris Cecchini (chez Continua). L'espace est beau, très bien mis en valeur. L'ensemble est très pro. L'accueil charmant. Bienvenue donc!

Sublime est ce projet présenté par Baptiste Debombourg et Lionel Sabatté sous la houlette de Jonathan Chauveau. Laissons le commissaire en parler :

" Au cours de ces derniers mois, Baptiste Debombourg et Lionel Sabatté ont revêtu les dépouilles mortelles de pigeons écrasés d'un costume de plumes rares aux couleurs bigarrées. Un moment promis aux flammes sans cérémonie d'une déchetterie de banlieue, ces "rats volants" une fois transformés en oiseaux de feux peuvent alors faire l'objet d'un culte artistique néo païen fonctionnant comme une passerelle mentale entre "l'enfer" urbain et les cultures chamaniques."

Mélange d'humour et d'une esthétique contrôlée, je vous laisse admirer les oeuvres. Sur la route du retour, on ne regarde plus vraiment les pigeons de la même manière…

 

 

 

 

Hells Angels
Baptiste Debombourg & Lionel Sabatté
Commissariat de Jonathan Chauveau

GALERIE FLORENCE LEONI
151 rue Amelot
mardi - samedi 14h - 20h
http://matthew.oliver.free.fr/florenceleoni/index.php






Inaugurée le 7 mai 2011 au 24 de la rue Saint-Claude, la super équipe de White Project fait parler d'elle. Après, notamment, une exposition de jeunes artistes du Salon de Montrouge sous le commissariat de Stéphane Corréard que j'ai malheureusement manqué, la galerie présente actuellement un ensemble d'oeuvres récentes et inédites de Stéphanie Nava.
L'artiste présente des dessins (la pratique du dessin est la colonne vertébrale de son travail), un caisson lumineux et quelques sculptures autour de l'idée de la communauté,  et de l'importance de l'organisation des espaces dans celle des relations. C'est important à savoir pour appréhender cet univers complexe, bourré de références et où beaucoup de belles histoires se racontent. Ma petite préférence va à la sculpture synthétique d'architectures entourée d'un ruban vert, qui aurait toute sa place dans l'expo actuelle de BACKSLASH, et à ces dessins qui se montrent du doigt.











 

STÉPHANIE NAVA
LIEUX SANS RECOURS
jusqu'au 26 novembre

WHITE PROJECT
24 RUE SAINT CLAUDE
MARDI AU VENDREDI DE 14H00 À 19H00
SAMEDI DE 11H00 A 19H00
http://www.whiteproject.fr



Je vous reparlerai d'un autre voisin de BACKSLASH pendant SLICK, la sympathique galerie Ilan Engel, installée au 77 rue des Archives et qui est en montage actuellement.




Pour finir en beauté, il me tardait d'aller découvrir et le nouvel espace de la galerie Eva Hober rue Chapon et l'artiste qu'elle présente : Jérôme Zonder.

L'exposition prend pour titre l'œuvre mythique de Marcel Carné « Les Enfants du paradis ». Dialogué par Jacques Prévert, sorti en 1945, avant la fin de la guerre, le film est l’arrière-pays de l’exposition. Quatorze dessins grand format sont présentés. Le sujet n'est pas facile. Il vous accapare et s'immisce en vous. Vous fait sourire les premières secondes et puis ne vous fait plus rire du tout. Comme ce frisson glacial des romans noirs. La violence du monde s’immisce tranquillement au cœur de la chambre des enfants.
L'intensité du trait est très prenante. Le gris va crescendo jusqu’au noir, matérialisant la montée de violence. Des objets recouverts de noir épais viennent appuyer le tout.
L'espace est agréable, lumineux. Saluons aussi le texte d'Annabelle Gugnon et un bon emménagement à la galerie.





















JÉRÔME ZONDER
LES ENFANTS DU PARADIS
jusqu'au 19 novembre

Galerie Eva Hober
35-37 rue Chapon
mardi-samedi 11h-19h
http://www.evahober.com

Kolkata’s MoMA

Wednesday, 02 November 2011 13:06 Published in Blog

 

L’Inde, encore et toujours !

Le pays ne cesse de se développer sur tous les aspects économiques, industriels, tertiaires, … et donc artistiques ! On fait fortune, on achète, on développe, on ne s’arrête plus. Quand la Chine l’Inde s’éveillera…

De nombreuses galeries d’art contemporain, de plus en plus reconnues, peuplent désormais les rues de New Delhi, Kolkata (anciennement Calcutta) et Mumbai. Le gouvernement n’entend pas rester à la traîne et deux nouveaux musées ouvriront bientôt leurs portes sur le territoire indien. En 2015, un musée d’art ancien sera inauguré à Bihar, ville de l’Inde de l’est. Mais concentrons-nous sur l’ambition new-yorkaise de Kolkata. En 2014, le KMoMA s’étendra sur quelques dizaines de milliers de m2 dans la banlieue Rajarhat. La collection présentera des pièces d’art indien du 18e siècle à nos jours. Jitish Kallat, Atul Dodiya, Subodh Gupta, tenez-vous prêts ! Le musée prévoit également une section pour les arts d’Extrême Orient et d’Occident.

Le budget de 82 millions de dollars sera en partie agrémenté de l’aide des autres grands musées indiens déjà existants.

 

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