La fin du très regretté journal Particules aura eu une conséquence positive : Gaël Charbau a désormais plus de temps à consacrer au commissariat d’exposition et nous en sommes fort aises !
Rituels, donc. La création contemporaine se frotte au mythe de la nature et de la perception qu’a l’être humain de cette force indomptable et capricieuse. Les rites sont la quintessence des perpétuelles recherches de l’homme à essayer de s’approprier les forces qui régissent son environnement (la force animale, les forces météorologiques, la force du temps etc.)
Il s’agit de magnifier les relations complexes qu’entretiennent les êtres humains avec leur environnement dans une complexité gérée par des aspects de défiance et de quête.
On entre dans cette exposition comme dans un tunnel qui mène, selon moi, vers une évidence totale. Chaque œuvre est une parabole, une exégèse approfondie des rituels qui régissent nos sociétés et l’entendement de notre propre passé.
L’exposition est d’une qualité rare. Comme le revendique son commissaire, les pièces présentées n’ont pas de lien évident chacune entre elles mais le sentiment d’intérêt et de recherches communs est indiscutable. On repart avec une idée d’ensemble et d’unité nécessaire à tout commissariat d’exposition, et qui, pour une fois et pour ma part, ne me paraît pas totalement confuse.

Je noterais bien quelques œuvres en particulier… Tout d’abord, Julien Salaud transcende le monde animal et le cristallise dans des formes proches de la mise en écrin, écrin de perles ou de broderie.

Théo Mercier revisite les masques de tribus primitives, y ajoute des éléments incongrus (pénis, paire de fesses).

Alexandre Joly tapisse de plumes de paon une installation sonore où la nature se mêle à sa propre vision poétique.

Markus Hansen humanise la vision d’animaux à travers des photographies de colère.
Bref, à voir et à revoir !

































