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Friday, 10 February 2012 16:58

SAMEDI, c’est GALERIES #33

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La 33e édition de SAMEDI, c'est GALERIES se consacre aux galeries qui ouvrent tôt!

Trêve de plaisanterie. Le hasard de mon emploi du temps m'a mené près du Centre Pompidou vers 10h ce matin. C'est donc tout naturellement que je suis allée découvrir les expositions en cours à la Galerie Daniel Templon.

Sans cesse à l'affût des meilleurs, la galerie présente pour la première fois une exposition de Julião Sarmento, grand artiste portugais, présent dans les plus grandes collections publiques du monde (MOMA, Guggenheim New York, Centre Pompidou, Moderna Museet, etc.) et représentant de son pays à la Biennale de Venise en 1997.

Je ne connaissais pas son travail (je sais...) et je dois dire à ceux qui sont dans mon cas que la découverte vaut le déplacement. Toutes en finesse et en raffinement, ces grandes toiles épurées associent fragments de photographies et de textes à des dessins au graphite. L'artiste joue sur les textures (sérigraphie, dessin, peinture) avec un sens étonnant de la retenue tout en évoquant l'érotisme, l'image de la femme, le cinéma, la littérature ou l'architecture moderniste avec beaucoup d'intelligence. Le moins est le plus, dans la forme comme dans le propos.
Julião Sarmento réussit avec une facilité déconcertante à combiner économie de moyens, beauté plastique et force de la suggestion.

C'est également le cas dans les autres formes que prennent les œuvres de Sarmento. Non moins étonnante, cette porte à peine ouverte qui surgit du mur, ou plutôt une porte qui se ferme sur l'espace d'exposition et cette cheville qui en dit long…
Quant à la vidéo, elle vous intrigue tout de suite et ne vous lasse pas. Une femme se déshabille, en face de vous, et a des choses à vous dire.

Quelques mauvaises images de votre obligée.

















 

Mais surtout, la Galerie Templon a initié depuis un an de courtes vidéos pour chacune de ces expositions, très bien faites.
C'est un médium vraiment efficace pour rendre compte des expositions, trop peu utilisé par les galeries, BACKSLASH comprise.

Voir la vidéo de l'exposition :
http://www.youtube.com/watch?v=59KcwtUFrvY





J'avais beaucoup entendu parler de l'exposition de Chiharu Shiota à l'impasse Beaubourg, dans le deuxième espace de la galerie (il suffit de traverser la rue). J'avais vu beaucoup d'images aussi. Mais la découverte, là encore, touche à l'émerveillement. Après deux belles expositions à la Galerie Christophe Gaillard en 2009 et 2010 et une exposition remarquée à la Maison Rouge en 2011, l'artiste envahit totalement l'espace de la Galerie Templon avec une installation monumentale.

Élève de Marina Abramovic, nourrie des œuvres de Louise Bourgeois ou Ana Mendieta, l'artiste emprisonne des objets à forte charge émotionnelle avec des fils de laine noirs entremêlés, enchevêtrés. Mêlant performance et visions poétiques, Chiharu Shiota a tissé un vaste environnement où l'on devine quelques lumières faiblissantes dans le dense réseau de fils. L'impression est saisissante. On reste plongé dans cet environnement inquiétant et émouvant à la fois qui touche à l'universalité des sentiments.














Voir la vidéo :
http://www.youtube.com/watch?v=AovZ9ylxy-g



Julião Sarmento
Quelques jeux interdits

Chiharu Shiota
Infinity

jusqu'au 18 février

Galerie Daniel Templon
30 rue Beaubourg :
lundi - samedi, 10h - 19h
Impasse Beaubourg :
mardi - samedi, 10h - 19h
http://www.danieltemplon.com





A deux pas, la Galerie JGM présente actuellement différents travaux de Sol LeWitt. Grande fan de cet immense artiste, j'avais hâte de découvrir l'exposition. Elle se compose de grande œuvres sur papier du début des années 2000 ainsi que d'une maquette et de gouaches des années 80. Si les œuvres des années 80 sont superbes, j'ai beaucoup moins aimé les grands formats plus récents. J'ai visiblement dû manquer quelque chose dans le développement de l'artiste. Ce qui m'amène à une autre question, peut-être un peu convenue mais récurrente : sommes-nous plus réceptifs à ce que nous connaissons déjà? Pourquoi ne pouvons-nous pas suivre parfois l'évolution de l'artiste?

C'est donc pleine d'interrogations que je suis retournée à mes activités de galeriste…











A voir également, l'exposition de l'artiste autrichien Peter Kogler au sous-sol.













Sol LeWitt
Peter Kogler
jusqu'au 10 mars

Galerie JGM.
79 rue du Temple
lundi - vendredi, 10h - 19h
samedi 11h - 19h
http://www.jgmgalerie.com/

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