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Wednesday, 01 February 2012 14:23

Marseille, entre ciel et mère

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En septembre dernier, Didier Gourvennec Ogor ouvrait sa très belle galerie près des Docks à Marseille (le FRAC y ouvrira prochainement son espace également)
A Backslash, on connaît bien Didier. Il nous a soutenus depuis le début et c’était un plaisir pour moi de me rendre à Marseille et de visiter son espace. C’est un immense lieu qui dégage une véritable atmosphère créatrice ! Le quartier est en pleine expansion et promet d’être un spot pour 2013, lorsque la cité phocéenne sera la capitale européenne de la culture.
Jeudi 19 janvier, la galerie Gourvennec Ogor vernit une exposition du duo milanais FRP2. Elle présente également une installation sonore de l’artiste Luc Schuhmacher dans son Project Room.
Forte d’une visite rapide du quartier de la Joliette, je me rends donc à la galerie avec le plaisir d’y retrouver Didier, que je n’avais pas revu depuis Slick en octobre dernier.

L’accueil est à son habitude : ultra chaleureux ! Un petit drink rafraîchissant (rappelons la clémence climatique de ce mois de janvier dans le Sud) et je me plonge dans l’atmosphère intrigante des photographies de FRP2.

Filippo Piantanida et Roberto Prosdocimo sont des dénominateurs d’espaces. Avec Normal Generic Landscapes, les deux artistes s’attachent à retranscrire des paysages urbains ou naturels, familiers de tout un chacun, en leur ajoutant des éléments et des assemblages particuliers, qui viennent troubler notre vision. Quelque chose d’indicible, quasi imperceptible, perturbe notre quotidien, nos habitudes visuelles.

Chaque premier regard nous conforte dans une appréhension normée des paysages représentés. Puis l’on s’approche et un on-ne-sait-quoi commence à nous déranger dans notre compréhension globale de l’œuvre. Le paysage ne nous est finalement plus aussi familier qu’il ne nous paraissait au premier abord. C’est là toute la force du duo, nous confondre dans un questionnement sans réponse.

 

Second espace :

Le Project Room de la galerie présente une installation sonore de l’artiste français Luc Schuhmacher dont l’univers troublant et parfois désarmant s’exalte parfaitement dans cet espace confiné.

Nous le savions. Au fond, les vagues sont seules parle de refuges, le refuge maternel et le refuge maritime, mêlant la mère à la mer. L’artiste dévoile une sensation d’enveloppement qui peut se révéler protectrice mais également angoissante. La plénitude de la mer peut se muer rapidement en une tempête. La vision rassurante que l’enfant perçoit dans les bras de sa mère se délite avec la maturité et l’adulte se retrouve confronté à des images parfois déroutantes.

Une histoire, une question. Quels sont les mystères que ne nous cache notre vécu familial ? Quelles en sont les conséquences sur nos propres vies ? En s’appuyant sur un passé tenu secret, le conteur tend à sortir de son esprit des bribes de réponses sur sa propre existence.

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