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Thursday, 08 December 2011 14:24

Une Gaîté monstre!

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On peut dans un sens considérer que l’injonction première de la théorie freudienne est : Libérez le monstre qui est en vous et vous redeviendrez vous-même. C’est peut-être sous l’effet de nos pulsions que sont sortis les monstres de leurs tanières. Du monstre du Loch Ness à Monstres & Cie, de Totoro à Alien, le monstre EST depuis toujours. A écailles ou à poils, dévastateur ou confident, imaginaire ou réel, ils ont toujours été présents dans nos rêves puis dans nos vies. Ils symbolisent les peurs, rassemblent les fantaisies, vont au-delà de la conscience et nous proposent finalement des formes de « moi » imaginaires et figuratifs.


(A.J. FOSIK qui, notons le expose en ce moment à la galerie LJ, rue des commines à Paris)


Rassembler cette population extraordinaire, qui nous entoure et nous fait (vouloir)  avoir peur de ce qui est différent, est l’objectif de PICTOPLASMA, un festival né en 1999. Le principe est simple : réunir une collection, un ensemble de toutes ces représentations. Illustrateurs, graphistes, réalisateurs, danseurs, tous ceux qui donnent une représentation tangible et/ou figurative à ces « autres » nous.



Dans le cadre de ce festival, s’est ouvert hier soir l’exposition PICTOPLASMA  (Post Digital Monsters) à la Gaîté Lyrique. Loin de présenter des photos floues de « Nessy » ou d’un quelconque fantôme, la Gaîté Lyrique s’ouvre à des milliers de créatures. Dessins, installations, sculptures, illustrations en pixels, 3D, peluches et autres marionnettes ont envahi son espace et utilise au mieux ce lieu de technologies.



Si d’aucuns s’interrogent encore sur l’exposition dédiée au skate, la dimension numérique de la Gaîté est parfaitement exploitée dans ce projet et permet d’élargir les frontières d’un monde étrange. Un monde à découvrir au travers d’un parcours qui va crescendo, de « portraits de famille » jusqu’à « the Missing link », œuvre qui occupe la salle de projection où s’offre une installation représentant un totem et des statues qui le vénèrent. Cette scène, issue de rites humains et pratiquée par des non-humains est plongée dans un monde imaginaire peuplé d’autres êtres, de sons, de décors. Une véritable immersion dans un monde parallèle tout comme dans « Max et les maximonstres ».

Une autre particularité de cette œuvre, et qui en fait en est une à part entière, est la réunion de dessins qui viennent du globe entier réunis à la demande du festival sur le site de pictoplasma.com/missing-link. Ces dessins sont tout autant de visions de ce fameux chaînon manquant entre le singe et l’homme. Le Yéti, ici, représente ce lien manquant.

Le  festival propose bien sûr cette exposition mais également de nombreuses performances, conférences, rencontres avec les artistes et ateliers pour enfants. Il s’étend même au-delà des murs via le « Character Walk », un parcours constitué de galeries, concept stores (dont Colette), studio de tatouage & librairie, qui se sont tous axés autour du Character Design.

 

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