Depuis quelques mois, Ai Weiwei est un peu plus libre… ou pas. Finalement, les autorités chinoises ont trouvé la parade parfaite aux critiques internationales : les impôts ! Il y a un moment déjà, l’artiste avait travaillé au sein d ‘une société en tant que designer, société dont il n’était ni gérant, ni actionnaire, ni quoi que ce soit dans le genre. Et bien, cette entreprise devrait 15 millions de RMB au fisc chinois (environ 1 700 000 euros) Jolie somme ! Et Ai Weiwei en serait responsable ! Facile et efficace. L’artiste n’a plus le choix, il va devoir payer au moins une certaine partie de cette somme en guise de caution avant de lancer des négociations avec les autorités.
On a vu, au moment de l’arrestation d’Ai Weiwei, les gouvernements français, américain, allemand etc, s’indigner et faire pression face à la Chine pour le libérer. Ceci étant dit, on se demande si aujourd’hui ces mêmes gouvernements continueront de s’indigner de cette novelle situation… Les enjeux financiers avec l’empire du milieu sont énormes et chacun sait qu’il ne sera pas facile de mettre de côté les marchés et autres places boursières au nom de la liberté d’expression. On n’est pas fou quand même !
Pour le moment, des centaines d’étudiants et de jeunes chinois ont commencé à réunir des fonds de soutien à l’artiste. Ils ont déjà collecté 1 million de RMB. La lutte continue et c’est tant mieux !


































