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Wednesday, 09 July 2014 16:09

Et si l'on sortait de nos sentiers battus?

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La ville de Saint-Etienne Métropole accueille en cette période estivale les œuvres de Tania Mouraud dans deux de ses lieux artistiques : le Musée d’Art Moderne (une exposition monographique, Exhausted Laughters) et  le M.U.R., surface de 8 m x 3 m occupée chaque mois par l'œuvre d'un artiste invité (ici avec l’œuvre ECLHCPDC).






Lorsque l’on se promène rue du Frère Maras, nous sommes tout d’abord confrontés à un collage de larges bandes noires, traits épais et droits qui se sont répandus sur toute la hauteur du mur. Tel un labyrinthe dont personne n’aurait les clés, la réalité de la phrase « et cependant les hirondelles chantent près des cheminées » échappe au premier abord à notre regard pour devenir un ensemble de signifiants visuels. Ainsi, si l’on est joueur et si l’on prend son rôle de regardeur à cœur, au prix d’un effort d’observation, les caractères typographiques prennent du sens. Ils nous plongent ainsi dans la voie de l’artiste qui interroge la relation liant "celui qui voit", "l’acte de voir" et "l’objet vu". 
Cette intervention surprenante fait écho à l’exposition composée de six pièces, vidéos et installations au MAM de Saint-Etienne en cela qu’elle est également un défi pour l'esprit, les sens et les émotions.











Le vernissage de l’exposition qui a eu lieu le 13 juin s’est déroulé en présence de l’artiste et des différents acteurs du musée, tous impatients de faire découvrir cet ensemble inédit au grand public!











Dans la continuité de ses "wall paintings", le travail vidéo de Tania Mouraud rend en effet l’identification de l’image impossible et joue du hiatus entre le perçu et le vécu. Bien qu’autonomes, ses œuvres tissent au fil du parcours une trame narrative ; il est question de la mort, de l’impossible deuil, de la difficulté du travail de mémoire, de l’humanité déchirée par la souffrance et la cruauté. Dans cette tonalité sombre teintée de la question de la mémoire et de l’Histoire à travers la figure du père résistant disparu, ses vidéos sont de vraies expériences sensorielles. Si Rimbaud avait trouvé une harmonie entre les parfums, les couleurs et les sons qui se répondaient, ce qu’on nous donne à ressentir ici comporte une distorsion évidente, une vision oblique sur les êtres et les choses. Il pourrait s’agir de formes, couleurs ou sons connus, mais tout cela est soumis à une dissonance auditive et/ou visuelle ou encore à des rapports d’échelle qui les rendent méconnaissables.








"NEEIIN", 2002-2008. Vidéogramme. Installation son et vidéo PAL © Tania Mouraud 2002. © ADAGP 2014, Paris.


C'est à présent à votre tour de découvrir quelques vidéos présentes dans l'exposition! Parmi les œuvres se trouve « NEEIN ». Réalisée entre 2002 et 2008, cette vidéo abolit toute distance entre sujet et spectateur. Filmée en caméra subjective, elle présente des images saccadées des plaques mortuaires du mémorial de
Yad Vashem à Jérusalem.

 




"Once Upon A Time", 2012. Vidéo HD. Durée : 9'16''. City Hall, Nuit Blanche 2012, Toronto. © ADAGP 2014, Paris.




"Le verger", 2003. Vidéogramme. Installation son et vidéo PAL. © Tania Mouraud 2003. © ADAGP 2014, Paris.



"Roaming", 2008. Vidéogramme. Installation son et vidéo HD, 2 projections HD, 1 moniteur, 1 écran plasma, son 4.1.
© Tania Mouraud 2007/2008. © ADAGP 2014, Paris.






"Once Upon a Time", 2011-2012. Vidéogramme. Vidéo HD 9'16. © Tania Mouraud 2011/2012. © ADAGP 2014, Paris.


L’œuvre "Once upon a time" réalisée entre 2011 et 2012 est quant à elle inspirée par l’univers des Contes de Grimm et montre différentes machines utilisées dans l’industrie du bois. La chorégraphie des mouvements de caméra, le rythme visuel ainsi que la richesse des couleurs provoquent une réaction émotionnelle qui va de la fascination à l’effroi. Ainsi, les machines transfigurées semblent être des monstres voraces et elles réactivent la figure mythique de l’ogre.










Si vous êtes attirés par des expériences artistiques hors du commun et si vous êtes prêts à suivre une forme d’initiation terrible au travers d’épreuves visuelles et sonores, passez-donc à Saint-Etienne découvrir (ou redécouvrir!) l’impressionnant univers plurivoque de Tania Mouraud! Pour une première immersion dans l’exposition Exhausted Laughter, n’oubliez pas par ailleurs que le très beau catalogue de l’exposition est consultable à la galerie !






Camille Paget





"ECLHCPDC"
Le M.U.R. 

Rue du Frère Maras,
Saint-Etienne Métropole
30 mai – 6 juin 2014

"Exhausted Laughters"
13 juin – 15 septembre 2014
Musée d'Art Moderne, La Terrasse,
Saint-Etienne Métropole
http://www.mam-st-etienne.fr/



Tuesday, 08 July 2014 16:25

Un imaginaire pluriel

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130 casses d’imprimerie, 102 artistes, 102 visions du pense-bête. C’est ainsi que se construit la logique du petit musée transportable dont l’idée a germé dans l’esprit des artistes Sandra Aubry et Sébastien Bourg, improvisés commissaires d’exposition dans le cadre de cette œuvre. Pense-bêtes. Collection1 est exposé au rez-de-chaussée de la galerie parisienne de Roussan au milieu de la reconstitution d’un univers enfantin fictif fait de décor, de dessins, de collages et de sculptures.





Tel un espace muséal miniature, l’œuvre nous donne à voir une multiplicité de points de vue qui ne cessent d’étonner! A l’image des lettres d’imprimerie qui étaient les garantes de la pérennité des textes qu’elles généraient, ces petites œuvres qui oscillent entre véritable pense-bête fonctionnel, réponse tautologique et conceptuelle liée directement au casier, confidence personnelle et récit intime, ancrent dans ce musée mobile une conscience temporaire.





Parmi cette accumulation hasardeuse, une œuvre de notre artiste Charlotte Charbonnel a fait son nid. C’est l’occasion pour elle à travers cette petite concrétion de sel, posée là comme un rappel de la beauté des formes et des matériaux primitifs, de faire un clin d’œil à son exposition qui se tiendra entre nos murs en septembre (Achròn). En effet, plusieurs œuvres seront réalisées selon la même technique saline, presque magique!








Son œuvre forme un paysage hétérogène avec des créations de nombreux artistes comme «La noix, associée au cerveau, symbole d’intelligence, ( …) scellée dans un visage de cire» de Sarah Jérôme ou encore New memory, again & again d’Etienne de France. Rendez-vous donc en septembre à la galerie et pour ceux qui désirent un avant-goût succulent, vous avez jusqu’au 26 juillet pour replonger en enfance devant cette collection insolite!


 

 

Camille Paget



 

 

Pense-bêtes. Collection1
de Sandra Aubry et Sébastien Bourg
www.aubrybourg.net


Trois expositions simultanées:
A bitter sweet legacy, Pense-bête Collection 1, Like America and Amerika likes me

Jusqu'au 26.07.2014


Galerie de Roussan

10 rue Jouye-Rouve 75020 Paris
www.galeriederoussan.com

 

 

 

 

Saturday, 21 June 2014 13:13

Anamorphone - La symphonie Charbonnel

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"Le Bon Accueil, Lieu d'art contemporain"' à Rennes a exposé une toute nouvelle installation de Charlotte Charbonnel, qui donne son titre à l'exposition : Anamorphone.
Bien que l'exposition soit déjà finie, il serait fort dommage de ne pas vous en faire profiter. Au moins pourrons-nous, pauvres parisiens, en avoir un aperçu.

 

 

Cette exposition est le fruit d’une imprégnation. L’univers de l’artiste, fait, entre autres, de machineries, de sciences, de contemplation et de révélation de la matière mais également de sons, a parfaitement absorbé l’univers technique hospitalier. C’est lors de sa résidence au Conservatoire du Patrimoine Hospitalier de Rennes (CPHR) que cette rencontre a eu lieu. Les formes et les matières communes à ces deux univers (sphère, verre, fil, métal) semblaient logiquement inviter cette association. Anamorphone s’inscrit dans une série d’expositions et de résidences dédiées au patrimoine scientifique et technique.




Des diffuseurs sonores sont ici associés à de la verrerie médicale. La profusion et la transformation des sons créent ainsi une symphonie.

 

Deux objets aux formes paraboliques reliés intimement par un tube et un ballon au fond duquel stagne un liquide.
Cet machinerie intrigante émet, dans un dialogue, un son transformé.

Vous retrouverez certaines de ces œuvres dans son exposition personnelle à la galerie en septembre... RDV le 11 pour l'avant-propos de son exposition!

 

Joseph de la Genardière



Charlotte Charbonnel
Anamorphone
du 24 avril au 24 mai 2014

Le Bon Accueil
Rennes
http://bon-accueil.org/

 

Saturday, 07 June 2014 16:29

De l'Asphalte au béton

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ASPHALTE BIENNALE D’ART URBAIN


Escif (E), Sozyone Gonzalez (B), Maya Hayuk (USA), Huskmitnavn (DA), Hell’O Monsters (B), Invader (F), Todd James (USA), Sixe Paredes (E), Poch (F), Steve Powers (USA), Parra (NL), Boris Tellegen (NL) ..

 

Depuis le 3 mai, Asphalte, la biennale d’art urbain habille la ville de Charleroi. Le parc du palais de justice est habité par une ambitieuse sculpture de Boris Tellegen.

 

 

Telle une ancienne idole renversée, l’œuvre semble avoir traversé les âges pour nous évoquer une Atlantide.

 

Cette sculpture est faite de contradiction: le béton en matière brute et revêche, aux lignes abimées, donne naissance à un assemblage de formes géométriques parfaites et affirmées en acier poli.

 

Élancée, elle semble devoir pointer le ciel, alors qu’elle gît au sol. Boris Tellegen nous interroge à travers ce jeu d’oppositions et nous invite à questionner le sens du destin supposé de cette déesse renversée.

 

 

 

Elle semble être tombée du ciel, alors voici quelques images pour démystifier la chose, histoire de vous ramener à du concret.

 

 


La maquette

 

 


La réalisation, tout un programme...

 



 

Tout comme la logistique...

 



 

Le final ne manque pas d'allure, dix mille kilos de béton, d'acier et de détermination mimant la paresse

 




informations supplémentaires ici:  http://asphalte-charleroi.be/





Joseph de la Genardière

Wednesday, 23 April 2014 15:28

La Maréchale Charbonnel est bien en selle à Versailles

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A POSTERIORI - La Maréchalerie fête ses 10 ans
du 22 janvier au 22 mars 2014


Avec Cécile Bart, Jean-Luc Bichaud, Michel Blazy, Karine Bonneval, Jennifer Caubet, Charlotte Charbonnel, Didier Courbot, François Daireaux, Anne de Nanteuil, Dector & Dupuy, Vincent Ganivet, Jakob Gautel, Christian Gonzenbach, GUsto, Claire-Jeanne Jézéquel, Jacques Julien, Jason Karaïndros, Tadashi Kawamata, Jan Kopp, Perrine Lievens, Stéphane Magnin, Vincent Mauger, Lucy et Jorge Orta, Laurent Pariente, David Saltiel, Emmanuel Saulnier, Olivier Sévère, Laurent Sfar, Felice Varini, Emmanuelle Villard.



La Maréchalerie de Versailles – pôle expérimental de recherche et de création – étudie les correspondances entre art contemporain et architecture au rythme de trois expositions par an. Située sur le domaine national du Château de Versailles, elle occupe une place singulière entre espace urbain et site patrimonial, propice à une démarche d’expérimentation.

La célébration des 10 années de création au sein de la Maréchalerie représente l'occasion parfaite de réunir, « a posteriori », les artistes invités depuis 2004 autour d'une exposition collective consacrée au cheminement plastique de chaque artiste ainsi qu’à leur actualité. L'exposition met en avant la nécessité, pour les jeunes plasticiens et architectes, de rester en éveil constant face aux composantes sociales, culturelles, politiques, environnementales et créatives du monde contemporain. Tous les artistes invités gravitent autour de deux thèmes principaux – le temps et l’espace – que chacun représente à sa manière propre, mêlant poésie, couleur, fiction et dérision.

Dans les œuvres de Charlotte Charbonnel, dont l'exposition s'est tenue en 2009, l’image et la matière côtoient le son et l’espace dans un dialogue inspiré par les expériences liées à l’acoustique, science qui, comme vous le savez, est très chère à notre jeune artiste. Il s'agit de la maquette de son œuvre « Syphonie pour orgue », présentée à la Galerie Haute du Palais de  Tokyo en mars 2013, qui est présentée. L’œuvre a trouvé son origine dans le bruit du vent, sur les plaines islandaises. Elle est à la fois sculpture – en tuyaux de PVC servant habituellement à l’évacuation des eaux – et instrument de musique – permettant à l’artiste d’expérimenter la mise en espace du son, enregistrant et diffusant simultanément le son ambiant. C'est ici une maquette en cuivre, brillante et silencieuse, installation devenant sculpture.

 


Cette rétrospective s'inscrit, comme toujours, dans l'onirisme des évolutions du monde naturel et scientifique, un monde plein de mystère que Charlotte n’a pas fini de nous faire redécouvrir.

 

Quelques vues d'exposition:

 

 

Centre d’Art Contemporain La Maréchalerie
5, avenue de Sceaux - BP 674
78006 Versailles Cedex

 

Tuesday, 22 April 2014 16:14

UMWELT

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UMWELT / Rero / Paris-Beijing
Du 10 avril au 07 juin 2014



Après avoir investi des lieux publics de la scène internationale, Rero intervient dans la sphère très privée de l’Hôtel Winssinger situé dans le quartier Saint-Gilles de Bruxelles. Cet hôtel de maître de style Art Nouveau, construit en 1897 par le célèbre architecte Victor Horta, héberge, depuis le 13 octobre 2012, la troisième Galerie Paris-Beijing – après Pékin et Paris – inaugurée par nos très chers confrères et amis Flore et Romain Degoul. Le lieu chargé d’histoire se révèle idéal pour l’exposition Umwelt de Rero qui, au travers de ses mots barrés, nous fait réfléchir sur les notions de mémoire et de progrès.

 

Cette exposition personnelle représente sans aucun doute un point crucial de la carrière de Rero, retraçant, à la manière d’une rétrospective, tous les éléments clés de sa carrière artistique, allant de ses installations in-situ dans les lieux abandonnés à la sortie de sa première monographie « Erreur Dans Le Titre ».


Toutefois, loin d’être un simple récapitulatif de la création de l’artiste, l’exposition Umwelt propose certaines œuvres inédites, manifestes d’une toute nouvelle orientation artistique. Les œuvres sur des fonds de tests de Rorschach notamment comptent parmi ces nouvelles œuvres surprenantes, laissant libre cours à notre interprétation personnelle.

C’est d’ailleurs la signification profonde du terme Umwelt, concept introduit en 1909 par le biologiste Jakob von Uexküll selon lequel chaque organisme vivant possède sa propre expérience sensorielle et réagit différemment aux nombreux stimuli extérieurs, réactions provoquées par de multiples facteurs tels que son bagage culturel, émotionnel ou social.


Le monde perçu par chacun n'est plus celui de tous. Umwelt, bien plus qu’une consécration de la jeune carrière artistique de Rero, s’inscrit parfaitement dans la continuité de la pensée de l’artiste et illustre son dynamisme et sa volonté d’innovation constante.



Paris-Beijing / Hôtel Winssinger
66 rue de l’Hôtel des Monnaies
1060 BRUXELLES
Tel : + 32 (0) 4 94 31 87 81

Friday, 07 March 2014 17:49

Oufti* ! Xavier Theunis brille au MAMAC de Nice !

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C’est à l’occasion de l’exposition solo de notre belge préféré, intitulée « Non peut-être !», du 25 janvier au 20 avril 2014, que Séverine quitta la capitale et les murs de la galerie Backslash pour entreprendre son périlleux voyage vers le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice.

 

 

 

 

 

 

 

 

Zigzaguant entre volumes, dessins à l'acrylique, photographies, installations et adhésifs, notre jeune galeriste s’est émerveillée à la vue des nombreux collages, imbrications et aplatissements des surfaces, ainsi que des modifications de la perspective et des jeux d’opacité et de transparence.

 

 

 

 

 

 

 

Les œuvres de Xavier Theunis nous renvoient au mouvement du néo-plasticisme, théorie esthétique élaborée par Mondrian, puis développée et appliquée par le groupe artistique néerlandais De Stijl, lui-même principalement caractérisé par l'emploi de lignes orthogonales horizontales et verticales, des trois couleurs primaires en aplats, plus le noir, le gris et le blanc.

 

 

 

 

 

 

 

La vocation du néo-plasticisme étant de transformer le monde, son extension à l’espace par le biais de l’architecture nous semble inévitable et nous amène à penser l’architecture à la manière d’une composition picturale pure, nous rappelant les oeuvres de Van Doesburg qui, travaillant en collaboration avec des architectes, réalisa son Schéma de couleurs pour l’aménagement d’une pièce de la maison de Bart De Ligt.

 

 

 

 

 

 

Les oeuvres de Xavier Theunis indiquent bien un travail de décomposition et d’éclatement de l’architecture dans sa conception même : ses décors emprisonnés dans un espace bidimensionnel (intérieurs, vases, stores) et ses sculptures décrivant des objets inutilisés à la perspective souvent tronquée, nous conduisent dans un univers coloré, déconstruit et plein d’humour, univers mêlant avec brio art, architecture et design.

 

 

 

 

 

 

Bien plus qu’une simple exposition, Xavier Theunis s’imprègne du lieu et l’investit à la manière d’un réel architecte, recouvrant un pan entier de mur à l’aide de bandes adhésives de couleurs vives. En voici la vidéo ainsi que le résultat de son travail.

 

 

 

 

 

 

Quelques vues d’exposition :

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* Expression belge signifiant l’étonnement, la surprise.

 

 

 

Xavier Theunis

 

"Non peut-être !"

 

Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain de Nice

 

Place Yves Klein 06364 Nice cedex 4

 

 

 

 

Friday, 07 February 2014 12:06

Konishiwa Boris Tellegen-san

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Notre artiste hollandais, très concerné par son empreinte carbone, comme vous le savez, a tout de même accepté de prendre l'avion pour vernir son exposition à la galerie Common de Tokyo (14 au 22 décembre 2013). Un long voyage et une culpabilité écologique un peu aggravée plus tard, nous vous proposons quelques images de son solo au pays du soleil levant!



Bercé par la culture japonaise et tout particulièrement par le manga « Mobile Suit Gundam », Boris Tellegen nous offre une vision novatrice de l’art de rue, mêlant futurisme et robotisation du quotidien. Ses œuvres nous rappellent également le formalisme et la géométrie du constructivisme russe, avec notamment les œuvres de Kasimir Malevitch telles que The Knife Sharpener ou Lady At Piano.




Son exposition à la Common Gallery de Tokyo nous présente une série d’œuvres de formes géométriques et anguleuses pouvant faire penser à du verre éclaté prêt à sortir de la conformité du cadre dans lequel il se trouve emprisonné. Des questions sociales et politiques transparaissent alors dans les œuvres de Boris Tellegen telles que celles des frontières, l’incarcération, et la violence qui en découle. L’impression d’implosion et d’explosion nous renvoie à une vision post-apocalyptique du monde, similaire à celle de Gordon Matta Clark et ses “building cuts”.



A travers son art, Boris Tellegen crée un monde purement technologique, sans aucune forme organique possible, mais pourtant complètement désordonné et chaotique.

Quelques vues d'exposition :



Boris “Delta” Tellegen

“Overburden”

Common Gallery Tokyo

http://www.gallerycommon.com/


Friday, 07 February 2014 10:49

Des vinyles en porcelaine

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Depuis fin novembre, Charlotte Charbonnel participe à une exposition collective à la galerie See Studio et curatée par Valeria Cetraro (Laboratoire Deriva), rue Saint-Claude à Paris avec sa série des Phonoglyphes, que vous avez pu admirer à Backslash. Deriva a convié une douzaine d'artistes autour du thème The End et le caractère fragile et éphémère de l'existence.

 

Charlotte Charbonnel fait appel à tous nos sens avec cette série de trois vinyles en terre réalisés avec l’aide du potier Martin Oullié. Le terme « phonoglyphe » est un néologisme formé par la fusion du grec ancien foné qui signifie « voix » et du mot « glyphe » qui, en archéologie, désigne un trait gravé en creux.

Passionnée de sciences, l'artiste est partie d'une étude de Georges Charpak, Prix Nobel de physique 1992, sur les biens archéologiques. Le scientifique envisageait de créer une machine capable d'analyser les poteries retrouvées par les archéologues et d'en ressortir les sons émis, à l'époque, par les potiers. Utopie ou possibilité? Charlotte Charbonnel a voulu rendre hommage à Georges Charpak à travers ses phonoglyphes et a commandé une matrice de vinyle à une usine de pressage. En sont ressortis plusieurs exemplaires, dans des grès différents. Ces oeuvres deviennent ainsi des témoins de notre époque à l'usage des générations futures, si jamais cette machine était créée dans l'avenir.



Charlotte Charbonnel questionne notre imagination et ouvre de nouvelles portes à notre compréhension du monde, monde qui apparaît alors complètement déconstruit, hors du temps et de l’espace. L’œuvre d’art devient à la fois objet esthétique et outil scientifique ; tesson de poterie néolithique et mécanisme futuriste. Tous nos sens sont mis en éveil et nous plongent dans un monde rempli de mystère, qui mêle sens et absurdité.

Quelques vues d'exposition :

Et du vernissage:

 

Backslash tient à remercier chaleureusement Valeria Cetraro et Sophie Escougnou !

Artistes invités :
Zineb Andress Arraki
Sylvain Baumann
Benoît Billotte
Jean-Baptiste Caron
Charlotte Charbonnel
Susanna Lehtinen
Muriel Leray
Audrey Martin
Alexandre Maubert
Naziha Mestaoui
Laurent Pernot
Magali Sanheira
Vaan



Phonoglyphes de Charlotte Charbonnel
Exposition « The End »
28 novembre 2013 - 22 février 2014

Galerie See Studio
7 rue Saint-Claude
75003 Paris
www.seestudio.fr

 

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