Astrid Kruse Jensen


Parallel Realities

 


9 juin – 23 juillet 2011

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June 9 – July 23, 2011

 
 

Après son exposition au Stedelijk Museum d’Hertogenbosch, l’artiste danoise Astrid Kruse Jensen investit les trois niveaux de la galerie Backslash dans une scénographie étonnante où ses paysages, à la frontière entre réel et imaginaire, plongent le spectateur dans l’obscurité désormais caractéristique de ses photographies.

Astrid Kruse Jensen travaille la photographie argentique à travers une mise en scène contrôlée dans les moindres détails d’espace, de lumière et de couleurs. Les paysages crépusculaires, les maisons en bois dans l’obscurité, les atmosphères chargées d’une certaine nostalgie, forment un vocabulaire lié à l’imaginaire, au souvenir et où l’enfance et la couleur rouge tiennent une place prédominante.

La mémoire reste un thème principal de son travail même s’il s’agit de mémoire créée, imaginée. Comme elle l’explique, « les souvenirs sont le point de référence de ce projet qui interroge le rôle du photographe en tant que détenteur de la mémoire. (…) Pour ce travail, j’ai choisi de créer des souvenirs qui n’ont jamais réellement existé ou été enregistrés. (…) Les images créent une sorte d’interaction spatiale entre le passé et le présent, une dislocation du temps et de la mémoire. »

Une femme solitaire vêtue de rouge vient parfois animer ces étranges paysages et suggère ainsi divers scenarii dans l’esprit du spectateur dont l’imagination devient alors juge unique entre réalité et fiction.

Le travail d’Astrid Kruse Jensen nécessite un long temps d’exposition, permettant à l’obscurité d’exprimer toutes ses facettes et à la lumière d’émettre toute son intensité.

L’exposition à la galerie Backslash s’axe autour de plusieurs séries réalisées ces dernières années, Parallel Landscapes, Imaginary Realities et The Construction of Memories qui construisent une réflexion totale sur les différents univers de la photographe.

Les œuvres d’Astrid Kruse Jensen ont été montrées dans de nombreuses institutions internationales, notamment au Stedelijk Museum d’Hertogenbosch (2011), à la Maison du Danemark de Paris (2010), à la Viewing Room de Bombay (2009) ou encore au Harbourfront de Toronto (2006). Ses photographies sont présentes dans de nombreuses collections à travers le monde, dont The George Eastman House (USA), The National Museum of Photography (Danemark), The Hafnarborg Institute of Culture and Fine Art (Islande), The John Kobal Foundation (Londres) ou The Manchester City Gallery (Royaume-Uni).

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In the wake of her exhibition at the Stedelijk Museum of Hertogenbosch in the Netherlands, Danish artist Astrid Kruse Jensen is transforming the Backslash gallery’s three levels into an astonishing world where her landscapes, on the dividing line between real and imaginary, plunge the viewer into what has become the characteristic darkness of her photographs.

Astrid Kruse Jensen uses analogue photography to create settings that are controlled right down to the tiniest detail of space, light and colour. They are characterized by twilight landscapes, wooden houses looming in the darkness and a mood imbued with a sense of nostalgia. These elements form a vocabulary rooted in the imaginary and in memories, where childhood and the colour red play a dominant role.

Memory is a key theme in her work, even though she is dealing in a created, imagined memory. As she explains, “Memories are the reference point for this project, which questions the role of the photograph as ‘The beholder of our memory’ (…) In this project, I have chosen to create memories that have never actually existed or been recorded (…) The images create a sort of spatial interaction between the past and the present, a dislocation of time and memory.”

The figure of a woman dressed in red sometimes inhabits these strange landscapes, conjuring up different stories in the mind of the viewer, whose imagination thus becomes the sole judge in distinguishing between reality and fiction.

Astrid Kruse Jensen’s work needs to be exhibited over the long term, so that the darkness can express its every facet and the light release the full force of its intensity.

The Backslash gallery exhibition centres on several series of works produced over recent years: Parallel Landscapes, Imaginary Realities and The Construction of Memories. Together they form a panoramic vision of the photographer’s different worlds.

Astrid Kruse Jensen’s work has been shown widely, especially at the Stedelijk Museum of Hertogenbosch (2011); Maison du Danemark of Paris (2010); Viewing Room in Bombay (2009); Harbourfront of Toronto (2006). Her photographs are presented in many international collections, such as the George Eastman House (USA), the National Museum of Photography (Denmark), the Hafnarborg Institute of Culture and Fine Art (Iceland), the John Kobal Foundation (London) and the Manchester City Gallery (United Kingdom).

PRESSE \ PRESS

Joël Riff, "Un territoire sans nom", www.artnet.fr, 2011
Aurèle M., "Exposition photographique d'Astrid Kruse Jensen / Parallel Realities", 
www.performarts.com, 2011
Benoît Blanchard, "Astrid Kruse Jensen : Parallel Realities", 
www.oeuvres-revue.net , 2011
Jérôme Buisson, "Fausse Mémoire et vraie histoire",  Arts magazine
, 2011
"Parallel Realities",
 www.photosapiens.com, 2011
Iris Maluski, "Histoires extraordinaires", 
Interiors Creation2011